Ch@t : TOC, Troubles Obsessionnels Compulsifs

Ch@t du 3 septembre 2010 : Avec les réponses de Benoît Monié et Laure Foulon, psychologues.

La rédaction d'Allo Docteurs

Par La rédaction d'Allo Docteurs

Rédigé le

Les réponses de Benoît Monié, psychologue

Pas forcément tout dépend de la durée des manies.

Il peut survenir dés le jeune âgé bien que les rituels sont normaux à cet âge, il faut encore une fois voir la durée et l'invalidité des rituels.

Un TOC est fait de rituels, tout dépend de la durée des rituels

Pas obligatoire mais nécessaire si trop invalidant.

Oui et heureusement, les résultats cliniques le montrent, il faut y croire jusqu'au bout.

Non c'est différent.

Parlez lui de votre souffrance, que vous l'aimez mais que sa maladie prend le pas sur votre couple, il faut qu'il puisse se rendre compte des inconvénients de ces TOCS, qu'il prenne conscience que c'est une maladie. Faites vous aider par une association ou votre médecin généraliste.

Je suis le premier à me battre pour ça, il faut que vous nous aidiez auprès du gouvernement et des mutuelles.

Pas forcément par contre il exprime quelque chose, essayez de parler de ses colères avec lui et si besoin faite vous aider

Rituels, ruminations, compulsions qui durent au moins 1 heure par jour et qui sont invalidant dans votre vie, dans le sens ou ils vous empêchent de vivre votre vie.

Ce n'est pas forcément un TOC mais il serait bien qu'elle consulte d'abord son médecin de famille.

Vous avez l'AFTOC qui a des antennes partout en France.

Un spécialiste a déjà répondu à cette question. Merci de consulter les réponses du ch@t.

Oui c'est le signe que nous sommes dans une maladie car cela réduit les activités de vie.

On ne peut pas la forcer par contre on peut parler de sa souffrance en tant qu'accompagnant, ce qui peut permettre un dialogue.

Les thérapies analytiques n'ont pas pour but de guérir mais de faire un travail sur soi.

Cela peut être efficace en dernier recours mais c'est tout nouveau donc il faut être très prudent, cependant il y a bien des solutions avant d'en arriver là.

Ca peut apparaitre très jeune par contre si ça n'excède pas 20 mn nous ne sommes pas dans des TOCS.

Ce sont des obsessions, pour parler d'un TOC il faut s'appuyer sur la durée des rituels et sur l'invalidité : est-ce que ça m'empêche de faire d'autres choses plus importantes pour moi ?

Un spécialiste a déjà répondu à cette question. Merci de consulter les réponses du ch@t.

Un spécialiste a déjà répondu à cette question. Merci de consulter les réponses du ch@t.

S'il n'y a pas de caractère invalidant ne vous posez pas de questions, à moins que votre entourage en souffre.

Vous avez la bonne attitude par contre faites vous aider par rapport à l'agressivité.

Il a peut-être juste besoin d'être rassuré avec un objet transitionnel.

C’est pas plus cher qu'une autre thérapie, vous avez des mutuelles qui peuvent vous aider ou des CMP ou ce sera gratuit. Seuls les psychiatres sont remboursés.

Tout à fait.

Le premier relais est le médecin de famille puis les associations.

Pas nécessairement, tout dépend si c'est le milieu familial qui déclenche les obsessions...

Oui.

Pas facile de vous répondre avec peu d'éléments, dans un TOCS il y a des ruminations.

C'est un passage normal, à surveiller discrètement si ça dure dans le temps et si ça se déplace dans d'autres situations.

Non, vous le saurez car souffrance.

Allez voir un 2ème spécialiste.

C'est une phobie ce qui ne veut pas dire que vous allez le faire.

IL y a peut-être autre chose comme un automatisme, il faudrait consulter.

C'est souvent très lié... peut-être de la procrastination ?

Non pas nécessairement.

Un spécialiste a déjà répondu à cette question. Merci de consulter les réponses du ch@t.

Si votre entourage vous aime il devrait comprendre.

Oui le stress augmente l'anxiété.

Ils existent dans tous les pays, mais sous d'autres formes.

Oui, cherchez s'il y a quelqu'un qui est spécialisé en TCC.

Cela ne semble pas être un TOC.

Vous pouvez peut-être déjà vous faire aider pour progresser et accepter plus facilement cette maladie. Par contre il est important de ne pas rester isolé.

Pourquoi une telle phobie. Si vous passez à l'acte, ce n'est plus un TOC mais ce sont des automutilations, n'hésitez pas à vous faire aider.

C'est également applicable. Le but des exercices est de s'exposer aux émotions engendrées par la situation.

Oui.

Non.

Un spécialiste a déjà répondu à cette question. Merci de consulter les réponses du ch@t.

Je ne suis pas médecin désolé :)

Non.

Cette pathologie est étudiée partout dans le monde mais on en parle plus chez nous.

Pour vous de le faire dans le but de l'aider.

 

Les réponses de Laure Foulon, psychologue

Non, c'est plus une phoebie.

Il faudrait solliciter un professionnel psychiatre ou psychologue d'orientation cognitive et comportementale.

Ce sont des phobies d'impulsions, cela ressemble aux TOC. Ces choses ont pu vous traverser l'esprit dans le passé et pouvant se réveiller dans des moments d'anxiété, de stress et sont extrêmement bouleversantes.

Oui.

Cela dépend, les thérapies sont connues pour être brèves. Un mieux être peut être ressenti au bout de 6 mois/1 an.

Il peut s'agir simplement de rituel sociologique.

L'entourage doit aider le patient, ne pas entrer dans ses TOC mais l'aider à affronter des situations qui lui font peur.

Non, un TOC est très invalidant et la perte de temps est importante.

Il faut consulter un thérapeute.

Oui, c'est un danger pour soi même.

C'est possible dans la mesure où il y a une dimension génétique.

Oui mais vous adoptez la bonne attitude.

Il faut consulter.

Ce sont des attitudes rituelles, il faudra voir avec un thérapeute.

Il faut consulter rapidement.

C'est un rituel qui peut survenir pour abaisser une pensée anxieuse, il vaut mieux consulter pour être sur.

Non, c'est une rumination anxieuse, il faut consulter.

Une thérapie cognitive et comportementale.

Le TOC et la phobie sont des troubles anxieux. Les TOC sont des pensées qui nous font peur, le comportement est touché. La phobie: objet qui fait peur. Une obsession est un envahissement psychique par une idée.

Oui.

Il faut la soutenir dans les démarches thérapeutiques.

Non.

Non mais la jalousie pathologique est une maladie.

Par les thérapies cognitives et comportementales.

Non, cela peut être une obsession.

Oui, elle est conseillée.

Oui, c'est un trouble anxieux, peut s'avérer invalidant sur le plan anxieux.

La thérapie cognitive et comportementale, consulter.

C'est de la tricotilonamie, trouble anxieux.

Par une thérapie.

Bien sur.

On peut observer des TOCS dans la schizophrénie.

Oui, elle permet de la maintenir.

Non.

C'est une obsession. Consulter.

Site de l'Association Française de Thérapie Comportementale et Cognitive. 

Les améliorations significatives sont constatées entre 6 mois et 1 an.

Peu importe.

Oui en démarche personnelle.

Non.

 

Les réponses du Dr Charlotte Tourmente

Un tic est une manie, un geste répétitif (autre définition : un mouvement des muscles que l'on ne peut empêcher, comme cligner des yeux par exemple). On parle de TOC lorsque le TOC prend plus d'une heure par jour, qu'il interfère avec la vie sociale, le métier, la vie personnelle. Une grande angoisse est associée au TOC (la réalisation des rituels - comme se laver les mains, éviter les dalles blanches,... permet de lutter contre cette angoisse).

Une thérapie associée à un traitement médicamenteux augmente les chances de guérison donc non, ce n'est pas "obligatoire" mais c'est fortement recommandé. Bon courage !

Consultez un médecin. Devant un inconnu, ce sera plus facile de vous exprimer, n'ayez surtout pas honte, c'est un trouble très fréquent, les médecins et thérapeutes voient souvent des patients dans votre cas et ils ne les jugent pas. Nous sommes là pour vous écouter et vous aider à aller mieux.

On conseille souvent une thérapie comportementale pour apprendre à réagir différemment, à ne pas reproduire ses rituels et à apprivoiser l'angoisse que cela génère. LA relaxation, comme la sophrologie, l'hypnose ou le yoga est bénéfique. On donne aussi un médicament antidépresseur qui agit sur le TOC mais il est efficace associé à une thérapie. Une thérapie cognitive peut éventuellement être effectuée pour trouver l'origine des tocs.

Si c'est une obsession, qui provoque de l'angoisse et suscite le besoin de systématiquement ranger l'outil d'une manière bien précise, que cela occupe plus d'une heure par jour et que cela a des répercussions sur votre vie socio-professionnelle et privée, oui c'est possible.

Peut-être en lui montrant l'émission d'aujourd'hui (visible sur le site de France 5/rubrique Allo Docteur pendant 7 jours)et en lui parlant de l'intérêt d'une thérapie et d'un traitement pour diminuer ses angoisses et lui permettre d'aller mieux. Vous pouvez aussi aller sur le site de l'association Aftoc car vivre avec une personne souffrant d'un TOC est usant et anxiogène. Essayez de lui faire comprendre les répercussions que ses tocs ont sur votre vie privée et sur vous-même, sans le faire culpabiliser mais en l'amenant à comprendre la souffrance que cela provoque. Bon courage...

Il s'agit d'une trichotillomanie qui fait en effet partie des TOCS . Je vous conseillerais de consulter votre généraliste afin qu'il vous conseille un thérapeute. Sachez que la thérapies cognitivo- comportementale, les groupes de soutien (consultez l'association Aftoc) peuvent vous aider à aller mieux.

Bravo pour les progrès que vous avez déjà faits ! Consultez, vous pouvez aussi vous débarrasser de ces angoisses résiduelles grâce à une thérapie comportementale associée à de la relaxation.

Consultez un psychiatre exerçant dans un hôpital publique, la consultation devrait être prise en charge par la CPAM. Adressez-vous aussi à l'association Aftoc pour en savoir plus.

C'est fort possible oui, notamment si cela concerne les remarques autour de ses TOCS. Il s'agit d'une réaction de défense et cela amène la famille à agir selon les règles imposées par le patient. Consultez votre médecin, il vous aidera expliquera comment réagir vis-à-vis de votre mère. Une thérapie familiale peut être intéressante afin de modifier les règles qui régissent la famille (et qui ont été modifiées petit à petit par le malade afin de les centrer sur les TOC du patient).

 

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Les troubles obsessionnels compulsifs se caractérisent par l'apparition récurrente de pensées obsédantes : se laver les mains 40 fois par jour, vérifier 20 fois que la porte de chez soi est bien fermée à clef...

Environ 2 à 4 % de la population seraient concernés par ces troubles. Des traitements existent pourtant. Pour faire le point sur cette maladie qui gâche la vie de milliers de personnes, retrouvez notre chat le 3 septembre de 15 h à 16 h avec Benoît Monié et Laure Foulon, psychologues.

 

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* Les réponses avec le Dr Frédéric Chapelle, psychiatre

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