Pour un accès universel à la contraception et à l'avortement

50.000 femmes meurent chaque année dans le monde d'avortements clandestins. Pour combattre ce fléau, l'association Médecins du monde lance ce samedi 8 mars 2014, à Paris, à l'occasion de la Journée internationale des Droits des femmes, une opération de sensibilisation en faveur de l'accès universel à la contraception et à l'avortement.

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Pour un accès universel à la contraception et à l'avortement
Médecins du Monde

Les avortements clandestins tuent 50.000 femmes chaque année

Plus d'une femme sur quatre souhaitant éviter une grossesse dans les pays en développement n'a toujours pas accès à une méthode de contraception moderne, rappelle l'ONG. Elle souligne aussi que près d'un avortement sur deux dans le monde est pratiqué dans de mauvaises conditions.

"Ces avortements clandestins tuent chaque année près de 50.000 femmes et 8 millions d'autres souffrent d'invalidités temporaires ou définitives", souligne Médecins du monde.

Les avortements clandestins sont le plus souvent pratiqués par des personnes qui n'ont aucune formation médicale, dans des locaux parfois insalubres avec du matériel non stérile.

Les méthodes d'avortements clandestins sont variées et aussi barbares les unes que les autres. Elles consistent par exemple à enfoncer des objets pointus dans les organes sexuels internes (vagin, utérus), à s'injecter des produits chimiques (détergents, pétrole, pesticides), prendre des médicaments toxiques en grande quantité, se porter des coups sur le ventre ou encore se laisser tomber dans l'escalier.

Toutes ces méthodes sont bien évidemment dangereuses parfois même mortelles et punies par la loi en France.

Le droit de décider librement d'avoir ou non des enfants

A l'occasion de la Journée internationale des Droits des femmes, l'ONG organisera une opération afin de sensibiliser le grand public et les hautes instances sur ce fléau.

Place Igor Stravinsky à Paris (IVe arrondissement), le samedi 8 mars à 11h30, en présence de la comédienne Ariane Ascaride, une machine imprimera chaque minute sur des cartes postales le prénom d'une victime d'un avortement clandestin.

Les passants seront incités à récupérer les cartes pour les envoyer à la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, "afin qu'elle devienne le porte-parole de la cause auprès de l'ONU".

Pour ceux qui ne peuvent pas se rendre à l'événement, Médecins du Monde à créer le site internet "Names not Numbers", spécialement dédié à cette occasion. L'ONG revendique notamment le droit des femmes "à décider librement d'avoir ou non des enfants", l'accès universel aux méthodes de contraception modernes, la dépénalisation de l'avortement et l'accès à des soins complets en cas d'IVG ou de complications liées à un avortement à risque.

Parallèlement à cette action menée par Médecins du monde, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) vient de publier un rapport pour garantir une contraception pour tous.

L'OMS fournit dans ce rapport des orientations aux décideurs, aux responsables et aux professionnels de la santé concernant certaines mesures prioritaires à mettre en œuvre "pour garantir que les différents aspects des droits de l'homme soient systématiquement et clairement intégrés lors de la fourniture d'informations et de services en matière de contraception".

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