Faire du diabète la Grande cause nationale de 2015 ?

Le diabète tue, et reste la première cause évitable d'amputation et de cécité en France. Pour lutter contre cette épidémie silencieuse qui touche 4 millions de personnes, les associations appellent à la mobilisation. Le 7 novembre a été lancée la campagne "Tous contre le diabète". L'objectif : faire du diabète la Grande cause nationale de 2015.

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Faire du diabète la Grande cause nationale de 2015 ?
Faire du diabète la Grande cause nationale de 2015 ?

Après un premier refus de Manuel Valls en 2014, le collectif de lutte contre le diabète retente sa chance. Pétition à l'appui, la Fédération Française des Diabétiques (AFD), l'Aide aux Jeunes Diabétiques (AJD) et et la Société Francophone du Diabète (SFD), souhaitent à nouveau que le diabète soit reconnu comme Grande cause nationale. Un label qui permettrait notamment aux associations de lutte contre le diabète de recevoir des dons du grand public toute l'année. "Malgré toute les avancées de ces dernières décennies, malgré que l'on possède plus d'outils pour prendre en charge le diabète, il y a encore un manque d'éducation, de reconnaissance et de moyens" explique Carine Choleau, directrice de projet et chargée des missions scientifiques à l'AJD.

Diabète de type 1 ou diabète de type 2 ?

Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune qui détruit les cellules du pancréas responsables de la production d'insuline (îlots de Langerhans). Il touche 10% des diabétiques et très majoritairement des enfants, des adolescents ou de jeunes adultes.

Le diabète de type 2, aussi nommé "diabète sucré" est quant à lui causé par l'environnement. Une alimentation trop grasse ou trop sucrée, ainsi qu'un manque d'activité physique, rendent les cellules résistantes à l'insuline. Le plus souvent déclaré vers l'âge de 40 ans, le diabète de type 2 peut aussi avoir des causes héréditaires.

Sensibiliser le grand public sur les signes qui alertent

"De plus en plus d'enfants déclarent la maladie, et de plus en plus jeunes. Chaque année, l'ncidence du diabète de type 1 augmente de 3,6%. Le diagnostic est malheureusement trop souvent tardif ", explique Carine Choleau. En cause : le manque d'informations concernant les signes avant-coureurs de la maladie.

Pour les associations, cette mobilisation permet de mieux communiquer autour des symptômes de la maladie. Alors qu'une absence de diagnostic du diabète de type 1 entraîne la mort, 20% des diabétiques de type 2 s'ignorent encore.

Reconnaître la souffrance des diabétiques

Pompe à insuline, mesure quotidienne de la glycémie ou encore surveillance de l'alimentation... La vie des diabétiques est lourde à porter, surtout pour les adolescents. "Vivre avec le diabète est encore compliqué. On fait face à des jeunes adultes diabétiques qui supportent très mal ces contraintes et peuvent abandonner le traitement", déplore Carine Choleau.

"L'obtention de la grande cause nationale permettrait de développer l'accompagnement psycho-social. Pour que les diabétiques ne soient plus mis à l'écart et qu'ils aient l'avenir qu'ils souhaitent", espère t-elle.

Plus de moyens

 

"Si le diabète était Grande cause nationale, cela réveillerait les institutions et nous permettrait d'avoir plus de moyens financiers et humains pour lutter contre la maladie ou l'accompagner au mieux", espère Carine Choleau. 

 

La prise en charge thérapeutique est indispensable pour éviter au maximum les conséquences physiques de la maladie : amputation, cécité ou insuffisance rénale. En France, 30.000 diabétiques de type 2 meurent chaque année.

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