Chikungunya, la bête noire des Antilles

Le directeur général de la Santé, Benoît Vallet, s'est rendu aux Antilles, les 10 et 11 février 2014, afin de faire le point sur l'épidémie de chikungunya dans cette zone où le virus sévit depuis fin 2013, a annoncé le ministère de la Santé.

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Chikungunya, la bête noire des Antilles
Chikungunya, la bête noire des Antilles

Dans le cadre du projet de loi d'amélioration de la stratégie nationale sanitaire, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a chargé Benoît Vallet, de faire le bilan des "mesures de gestion prises pour protéger la population et lutter contre les moustiques vecteurs du chikungunya", ainsi que de faire le point par ailleurs sur "la gestion de la population par chlordécone alors que le troisième plan est en préparation", selon le communiqué. Un état des lieux qui a pour objectif d'évaluer les besoins en matière de santé de la population des Outre-mer.

Selon le dernier point de l'Institut de veille sanitaire (InVS), mis en ligne vendredi 7 février, Saint-Martin demeure le territoire le plus touché par le chikungunya et a été placé en état d'"épidémie généralisée". 

En Martinique, "la circulation du virus s'intensifie". "Le nombre de consultations en médecine de ville continue sa progression, preuve de l'extension de l'épidémie", relève l'InVS. En Guadeloupe, "on assiste à une augmentation de la circulation virale: 18 communes sont maintenant concernées", souligne l'institut. Le département est toujours en phase de "transmission autochtone modérée".

En Guyane enfin, "aucune circulation autochtone du virus n'a été mise en évidence à ce jour", note l'InVS. "Tant qu'on peut retarder la circulation autochtone du virus [touchant des patients n'ayant pas voyagé dans une région du monde où la maladie est présente], les actions de prévention jouent un grand rôle. Lorsque la contamination est autochtone, leur efficacité est beaucoup plus diffuse", a expliqué Christian Meurin, directeur de l'Agence régionale de santé de Guyane.

Quelques préconisations sont recommandées par les autorités :

  • détruire ses sites larvaires (lieux humides, eaux stagnantes) ;
  • utiliser les répulsifs ;
  • porter des vêtements couvrant le corps ;
  • s'équiper de moustiquaires.

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