C'est le premier vaccin contre la dengue

Alors que l'épidémie de dengue s'intensifie en Guadeloupe, avec 251 cas enregistrés ces six dernières semaines par l'Institut de veille sanitaire, le groupe pharmaceutique Sanofi-Pasteur vient d'annoncer la mise au point du premier vaccin contre la maladie tropicale. Ce dernier sera commercialisé en 2015.

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C'est le premier vaccin contre la dengue
C'est le premier vaccin contre la dengue

"Nous sommes aujourd'hui à une étape très importante, la phase III des essais cliniques, et nous attendons, courant 2014, les résultats des essais d'efficacité réalisés dans dix pays d'Asie et d'Amérique latine auprès de 30.000 volontaires", a déclaré Guillaume Leroy, vice-président vaccin dengue chez Sanofi Pasteur.

Le vaccin développé comporte trois doses d'injection, administrées à six mois d'intervalle. "Ce vaccin quatre en un est composé de quatre types de virus ou sérotypes de la dengue", souligne Antoine Quin, directeur du site de production du vaccin situé à Neuville-sur-Saône, près de Lyon. Toujours selon Antoine Quin, il faut compter entre 18 mois et deux ans entre le début de production du vaccin et son conditionnement.

Le groupe pharmaceutique prévoit de fournir 100 millions de doses par an d'ici 2015. Pour gagner du temps, la fabrication du vaccin a déjà été lancée avant même l'obtention de mise sur le marché.

Selon une étude publiée dans la revue médicale The Lancet en septembre 2012, le candidat vaccin s'est montré efficace à 61,2% contre le type 1 du virus de la dengue, de 81,9% contre le type 3 et de 90% contre le type 4. Un des types du virus de la dengue (sérotype 2) a échappé au vaccin.

"Les vaccins n'ont pas à être efficaces à 100% et si quelqu'un est immunisé aux trois autres sérotypes, la vaccin va booster sa réponse immunitaire et il sera plus protégé à l'avenir", a précisé le Pr Duane Gubler, directeur du programme sur les maladies infectieuses émergentes (Université de Duke et de Singapour).

Chaque année, la dengue touche 100 millions de personnes, dont 500.000 cas graves de fièvres hémorragiques qui concernent principalement les enfants. L'épidémie transmise par les piqûres de moustique sévit essentiellement en Asie du Sud-Est et sur le continent sud-américain.

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