Ch@t : Donner son sang

Ch@t du 15 juin 2009 Avec les réponses du Dr Ahmed Slimani, responsable du site de Pontoise à l’Etablissement Français du Sang (EFS) et du Dr Bernard David, directeur médical à l’Etablissement Français du Sang (EFS).

La rédaction d'Allo Docteurs

Par La rédaction d'Allo Docteurs

Rédigé le , mis à jour le

Les réponses du Dr Ahmed Slimani

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Vous avez reçu 1 litre et demi de sang, la transfusion n'a aucune conséquence particulière. Les examens virologiques effectués sur chaque poche de sang ainsi que l'entretien médical sécurisent les produits sanguins avant de les transfuser au patient.

Le don du sang est autorisé de 18 à 70 ans.

Non, c'est une contre-indication définitive.

Si elle est bien équilibrée, qu'il n'y a pas de traitements ni de symptômes, et si aucun autre organe n'est atteint, vous pouvez offrir votre sang.

Oui, c'est une contre-indication afin de protéger le donneur.

Il vaut mieux éviter en période de poussée.

A partir de 50 kilos, il n'y a pas de souci.

Non, le diabète insulino-dépendant est une contre-indication. Pour l'hypertension, tout dépend du traitement et des chiffres de la tension artérielle.

Non, un entretien médical est prévu avant chaque don du sang.

Etre âgé entre 18 et 50 ans et être en bonne santé.

Cela dépend pourquoi vous avez reçu l'iode 131. De toutes les manières, il faut attendre un certain temps pour que l'iode disparaisse du sang.

Un séjour au Royaume-Uni pendant une année cumulée entre 1980 et 1996 est une contre-indication par mesure de précaution en rapport avec la maladie de Creutzfeldt Jakob.

Pour les maladies auto-immunes, il n'y a pas de contre-indications sauf si la maladie est chronique, évolutive et présente des symptômes avec traitements.

En France, la loi autorise le don du sang jusqu'à l'âge de 70 ans pour le moment.

Oui, les besoins sont quotidiens et réguliers, on compte sur les donneurs pour revenir régulièrement offrir leur sang.

Il faut prévenir le médecin que vous vous sentez mal après un don de 450 ml, il fera le nécessaire pour palier ça.

Une seule poche est prélevée, c'est 450 ml.

Pour le moment, les antécédents transfusionnels sont une contre-indication, merci de plaider la cause du sang autour de vous.

La consommation de cannabis est une contre-indication temporaire.

Donc le diabète gras n'est pas une contre indication médicale. Le médecin appréciera votre état le jour de l'entretien médical.

C'est uniquement un principe de précaution lié à d'éventuelles apparitions de maladies émergentes (par exemple la transmission de la maladie de la vache folle).

Non, c'est une contre-indication temporaire.

Non malheureusement cela reste une contre-indication.

Tout dépend de la dernière crise de paludisme, sinon il y a possibilité d'offrir son plasma si vous vous êtes porteur du plasmodium.

Tant que vous êtes sous traitement, il faut éviter d'offrir votre sang, il faudra faire le point avec votre médecin traitant avant de retourner au don du sang.

Oui, avant le don, certains donneurs ont un examen sur l'hémoglobine.

Oui, cela dépend de la pathologie mais en général, le corps réagit d'une manière positive.

L'isotrétinoïne est contre-indiquée au don du sang. Il faudra attendre un mois après l'arrêt du traitement.

Il faut éviter de donner du sang total.

Oui, même s'il y a une augmentation des transfusions de 10 % ces trois dernières années.

Toute pathologie révélée par une polythérapie est susceptible de menacer la santé du donneur à l'occasion du don, c'est donc une contre-indication, il faudra attendre l'arrêt des traitements pour donner vos plaquettes.

Non, c'est une contre-indication.

Oui, la présence d'un anticorps empêche le don du sang.

Non.

C'est une contre-indication.

10% des contaminations de l'hépatite C ne sont pas étiquetées et restent sans cause précise.

Concernant l'asthme et les antécédents allergiques, certains donneurs de plaquettes ont fait des réactions allergiques aux produits utilisés lors des dons de plaquettes, il s'agit d'une mesure de protection des donneurs.

Ce n'est pas la même chose, l'anticorps que vous citez est porté directement par les globules rouges et ne peut être transfusé au malade car il y a un risque de conflit immuno-hématologique, nous sommes obligés de faire avant chaque transfusion, pour chaque malade, une recherche d'anticorps irréguliers.

S'il y a un doute on pèse la personne, et on compte sur la sincérité des réponses.

En cas de contamination, une enquête est faite, et si l'EFS ne s'est pas rapprochée de vous, c'est que vous n'avez contaminé personne.

Oui, il faut attendre 4 mois.

La numération sanguine est faite systématiquement et sur chaque don, en cas de problème, un examen de l'hémoglobine après don est effectué. Et en cas d'anémie, (carence en fer), le donneur est ajourné pendant 6 mois.

Allez sur le site de la Fédération Française pour le don du Sang.

Après avoir donné deux fois son sang, l'EFS édite une carte de donneur où figure le groupe sanguin, cette carte est régionale.

C'est surtout gênant et désagréable pour vous.

Cela dépend du type d'anticorps, se rapprocher du médecin du site de prélèvement le plus proche de chez vous.

Le don du sang reste irremplaçable, les besoins sont en constante augmentation et n'importe qui d'entre nous, de notre entourage peut en avoir besoin un jour.

Il y a 2 types de don, un don qui est fait sous anesthésie générale avec hospitalisation et le prélèvement se fait au niveau de l'os iliaque, et il y a aussi le prélèvement comme pour un don de plaquettes qui se fait au niveau des bras et cela dure à peu près 3 heures.

 

Les réponses du Dr Bernard David

Le paludisme, si vous avez fait une crise réelle, est une contre-indication au don de sang. Par contre si vous avez été seulement exposé au paludisme, un examen de sang à la recherche du paludisme sera effectué. Il faut attendre au moins 4 mois après le retour d'un pays où sévit le paludisme.

Ces médicaments semblent indiquer que vous avez une maladie auto-immune en cours de traitement. Ceci est une contre-indication, tant que votre maladie nécessite un tel traitement.

Les actes de soins dentaires sont une contre-indication temporaire au don de sang, pendant une semaine (risque de circulation de bactéries dans le sang, sans inconvénient pour le donneur). Il faut donc attendre que vos soins dentaires soient terminés.

Le méningiome n'est pas en soi une contre-indication au don de sang. Cependant l'importance de l'intervention peut entrainer une contre-indication pendant plusieurs mois. Par ailleurs, une carence en fer est également une contre-indication qu'il faut traiter avant le don de sang.

L'allaitement n'est pas une contre-indication au don de sang. Par contre, la prise d'antidépresseurs peut être une contre-indication au don, en fonction de l'importance et du traitement associé. Il est donc nécessaire de signaler ce traitement au médecin que vous verrez si vous souhaitez donner.

Le pourcentage d'homosexuels qui ont des comportements à risque est plus important que celui présent chez les hétérosexuels. Ceci résulte d'enquêtes épidémiologiques effectuées par l'Institut national de veille sanitaire, et c'est ce qui a motivé la décision de la ministre de la santé. Les comportements à risque des hétérosexuels sont également recherchés et pris en compte dans les critères de contre-indication.

La transfusion ne peut obtenir une sécurité à 100%. Cependant le niveau de sécurité actuel est très élevé et progresse tous les ans. L'Institut national de veille sanitaire effectue tous les ans une mesure du "risque résiduel" qui s'améliore régulièrement. Il persiste quand même une période "sérologiquement muette" pendant laquelle une infection n'est pas biologiquement détectable. Une transfusion de très grand volume peut parfois simuler un changement de groupe (lorsque l'on transfuse de grandes quantités de globules rouges O à un sujet A) mais ceci est transitoire et le patient transfusé ne change pas réellement de groupe.

Un déficit minime en facteur IX n'est parfois pas détecté, n'entraine aucune manifestation clinique et n'est pas alors une contre-indication au don de sang.

La coagulation, c'est très compliqué, et un déficit en une des protéines de la coagulation peut être une contre-indication en fonction de sa sévérité.

Les examens effectués après une transfusion sont une surveillance immunologique pour détecter l'apparition d'anticorps. Ces examens sont prescrits par le médecin qui a effectué la transfusion pour vous.

Si vous ne pouvez pas donner votre sang, vous pouvez toujours donner de votre temps en participant aux associations de donneurs de sang, de tissus et d'organes.

Cela veut dire que vous avez développé des anticorps soit après des grossesses, soit après des transfusions. Il est important de connaître ces anticorps car il faudra en tenir compte si vous devez un jour être transfusée. Il n'y a pas de danger dans l'immédiat pour vous. Par contre, ces anticorps peuvent être éventuellement dangereux pour les malades.

Si vous devez être transfusée, il faudra tenir compte des anticorps présents chez vous pour la sélection des globules rouges qui vous seront transfusés. Ce n'est pas un danger, ce sont des précautions à prendre.

La présence d'anticorps anti-thyropéroxydase est un signe biologique d'une thyroïdite auto-immune, mais ne préjuge pas de sa gravité. C'est la gravité de ces pathologies auto-immunes qui gère la contre-indication au don de sang. Chaque cas doit donc être examiné pour évaluer la gravité de ces maladies et l'éventualité d'une contre-indication.

Il est plus simple d'éviter mais il n'y a pas de contre-indication formelle.

Réponse compliquée à une question simple. Il s'agit d'une application du principe de précaution, afin d'éviter une propagation de maladies qui ne sont pas actuellement détectables, comme l'agent de la maladie de la vache folle. Ce principe de précaution est réévalué régulièrement par les autorités sanitaires, et il a été décidé pour l'instant de le maintenir.

Les réponses du Dr Charlotte Tourmente

Environ 500 ml sont prélevés à chaque don de sang total, un peu plus s'il s'agit d'un don de plaquettes ou de plasma.

Avoir entre 18 et 50 ans au moment de l'inscription (mais on peut la donner jusqu'à l'âge de 60 ans), être en parfaite santé. Un questionnaire et un examen médical suivent ensuite cette inscription.

Vous avez un entretien médical et quelques examens médicaux, lorsque vous êtes compatible avec un malade, on vous appelle et de nouveaux examens sont réalisés. La greffe est effectuée soit sous anesthésie générale, soit par aphérèse (un appareil qui sépare les différents composants de la moelle). La greffe est ensuite effectuée.

Oui, énormément. Actuellement, un donneur fait 1,7 don par an en moyenne alors qu'il pourrait en faire 6 de sang total pour les hommes et 4 dons de sang total pour les femmes.

Le sang se reconstitue en permanence. Le plasma et les plaquettes sont refaits en quelques heures, les globules rouges en 2 semaines.

Peut-être bien manger avant le don et surtout prélever moins de sang.

Non, il faut peser plus de 50kg.

Les donneurs universels sont ceux du groupe O-, les receveurs universels AB+.

Parce que la loi interdit de prélever plus de 8 ml par kilogramme, or le volume minimal d'un don est de 400 ml et lorsque l'on multiplie 8 ml par 50 kg, on obtient 400 ml.

Non, c'est limité à 70 ans pour le sang total, et à 65 ans pour le don de plasma et de plaquettes.

Une collation est même recommandée. Et il vaut mieux manger un peu avant en évitant les matières grasses et l'alcool.

Ca peut être fait sous anesthésie générale.

Tous les dons sont anonymes.

 

Retrouvez le Dr Charlotte Tourmente sur son blog : Le web du Dr Tourmente.

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