Un faux étudiant en médecine aurait prescrit des médicaments dans des hôpitaux parisiens

Un ancien brancardier se faisait passer pour un étudiant en médecine et prescrivait des médicaments dans les hôpitaux de l’AP-HP, révèle France Info. Le parquet de Nanterre a ouvert une enquête.

La rédaction d'AlloDocteurs
La rédaction d'AlloDocteurs
Rédigé le

Il assurait des gardes, assistait à des opérations et prescrivait des médicaments... en toute illégalité! A 20 ans, cet ancien brancardier de l’Assistance-Publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP) se faisait passer pour un étudiant en médecine, révèle France Info le 5 mars.

Le parquet des Hauts-de-Seine a ouvert une enquête préliminaire le 19 février et l’AP-HP vient de saisir le procureur de la République de Nanterre, selon France Info. La Brigade parisienne de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) aurait également été saisie.

Fausse carte d’étudiant et cours à distance

La fraude aurait débuté à la rentrée universitaire 2020, quand le jeune homme alors employé par l’AP-HP comme brancardier au CHU de Saclay (Essonne) se fait passer pour un étudiant de la fac de médecine de Paris-Descartes (Paris V). Il se munit d’une fausse carte d’étudiant, intègre plusieurs associations étudiantes et suit les cours à distance. Il ne participe pas aux partiels de janvier 2021, prétextant être atteint du covid-19.

Prescriptions de neuroleptiques

Selon France Info, le faux étudiant aurait assuré des gardes et pénétré à plusieurs reprises à l’automne 2020 dans le bloc opératoire de l’hôpital Cochin.

Il aurait ensuite effectué un stage en psychiatrie à l’hôpital Sainte-Anne, où il aurait fourni de fausses informations à des patients et à leur famille et prescrit des neuroleptiques à certains patients, usurpant pour cela des identifiants subtilisés à des praticiens. C’est dans ce service qu’il aurait été repéré par les médecins.

Pas d’interpellation pour le moment

Mais l’étudiant n’aurait pas été interpellé et "aurait renouvelé ses agissements depuis son signalement à la justice, mi-février", rapporte France Info.
Depuis l’identification et le signalement de ce suspect, l’AP-HP aurait diffusé un message interne à destination de l’ensemble des cadres hospitaliers et comportant la consigne de lui interdire tout accès à leurs services.