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Cancer du rein : quels traitements ?

Environ 13.000 cancers du rein sont diagnostiqués chaque année. Ce type de cancer touche principalement les adultes de plus de 50 ans et plutôt les hommes que les femmes. Ce cancer rare est souvent découvert de façon fortuite, lors d’une échographie ou d’un scanner.

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Cancer du rein : quels traitements ?
Cancer du rein : quels traitements ?
Sommaire

Qu'est-ce que le cancer du rein ?

Marina Carrère d'Encausse et Régis Boxelé expliquent le cancer du rein

Le cancer du rein est un cancer souvent découvert tardivement car il évolue sans symptômes aux premiers stades. Le cancer du rein touche deux fois plus les hommes que les femmes et représente environ 3% de l'ensemble des cancers. Si les causes de son apparition sont encore mal connues, certains facteurs de risque y sont fréquemment associés comme le tabagisme, le surpoids ou un traitement par dialyse depuis plus de trois ans.

Les reins sont deux organes en forme de haricot. Ils assurent la filtration du sang et la production de l'urine. Le sang à épurer arrive au rein par un gros vaisseau, l'artère rénale, qui se ramifie ensuite en plusieurs artérioles qui amènent le sang jusqu'aux unités fonctionnelles du rein que l'on appelle les néphrons. Les néphrons filtrent le sang et fabriquent l'urine. Ils vont aussi réguler la quantité de sel et de potassium. Une fois produite, l'urine passe dans les uretères pour gagner la vessie, avant d'être éliminée lors de la miction.

La fabrication de l’urine, c’est le rôle le plus connu du rein. Mais il en a d’autres, comme la sécrétion de substances indispensables au fonctionnement du corps. Par exemple la rénine, une enzyme qui sert à réguler la pression artérielle. Si le rein est malade, ce sont donc de nombreuses fonctions essentielles qui se trouvent perturbées. 
Le cancer du rein peut naître à partir de tous les types de cellules du rein même si dans la plupart des cas, c’est une cellule du parenchyme rénal qui devient cancéreuse.

Avec le temps et si aucun traitement n’est mis en place, les cellules cancéreuses deviennent plus nombreuses, la taille de la tumeur augmente. Celle-ci peut s’étendre et métastaser dans les ganglions et le poumon.  

Cancer du rein : ablation de la tumeur

Attention, images d'intervention chirurgicale ! La néphrectomie est réalisée à l'aide d'un robot

Aujourd’hui pour traiter les tumeurs primitives du rein, la chirurgie est le traitement de référence. C’est ce que l’on appelle une néphrectomie. Sous coelioscopie et parfois à l’aide d’un robot, le chirurgien commence par libérer les organes digestifs pour accéder au rein. Il repère ensuite la tumeur et la dissèque avec une marge de sécurité. Il la retire en la plaçant dans un sac pour éviter la propagation des cellules cancéreuses. La pièce opératoire est ensuite analysée pour déterminer le grade du cancer.

Cancer du rein : traitement par immunothérapie

À un stade avancé du cancer, on prescrit aux patients des traitements médicamenteux. Parmi eux, l’immunothérapie. Il ne s’agit plus de s’attaquer aux cellules tumorales comme dans le cas de la chimiothérapie mais de stimuler le système immunitaire pour qu’il se défende contre le cancer. Les cellules cancéreuses trompent le système immunitaire et échappent donc à la vigilance des globules blancs qui nous protègent contre les agressions extérieures. Avec l’immunothérapie administrée par voie intraveineuse, on redonne aux globules blancs la capacité de reconnaître les cellules cancéreuses, et ainsi, de les combattre.

Cancer du rein : traiter la tumeur par cryo-ablation

Pour les patients plus fragiles ou ceux pour qui la chirurgie représente un risque, il existe une autre technique moins invasive : la cryo-ablation. Cette technique est utilisée lorsque la tumeur est de petite taille. Sous scanner et anesthésie locale, le radiologue insère des aiguilles au coeur de la tumeur qui vont délivrer un froid extrême, très agressif pour les cellules cancéreuses. Congelée et privée de sang, la tumeur va ensuite se nécroser puis mourir.
Deux cycles de congélation de dix minutes sont nécesaires pour détruire les cellules cancéreuses.
 

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