Vaccination contre la méningite (image d'illustration)
Vaccination contre la méningite (image d'illustration)

Méningite : plusieurs décès dans la Creuse, l'Allier et le Rhône

Quatre cas mortels de méningite C liés à une souche très virulente ont été récemment recensés dans l'Allier, la Creuse et le Rhône, selon les Agences régionales de santé concernées, qui préconisent la vaccination de populations à risques.

La rédaction d'AlloDocteurs
La rédaction d'AlloDocteurs
Rédigé le , mis à jour le

Ce 18 décembre, les Agences régionales de santé (ARS) compétentes pour l'Allier et la Creuse ont déclaré que quatre cas, dont trois mortels, de méningite C liés à une souche "très virulente" avaient été recensés ces dernières semaines. L'ARS Rhône-Alpes a de son côté annoncé le décès, le 17 décembre au soir, d'un collégien scolarisé dans la commune de l'Arbresle et qui avait contracté une infection invasive à méningocoque de groupe C.

Aucun lien entre les souches de méningocoque C identifiées dans l'Allier et la Creuse d'une part, et dans le Rhône d'autre part, n'a été établi pour l'instant.

Pour l'Allier et la Creuse, les ARS recommandent la vaccination contre la méningite pour les personnes âgées de 12 mois à 24 ans. L'ARS Rhône-Alpes a également formulé cette recommandation pour plusieurs communes de la région, parmi lesquelles l'Arbresle, Saint-Pierre-la-Palud, Saint-Bel et Savigny.

Cette vaccination, en une seule injection, n'est pas obligatoire mais est prise en charge par la Sécurité sociale. L'idée est d'éradiquer la bactérie chez des éventuels porteurs sains qui pourraient contaminer d'autres personnes. Rare en France, cette maladie se transmet directement d'une personne à une autre à partir des sécrétions oro-pharyngées (postillons, toux, etc.). Elle touche essentiellement les enfants et les adolescents et même si elle n'est pas toujours mortelle, peut se traduire par des séquelles durables.

Que sait-on des quatre cas dans la Creuse et l'Allier ?

Deux jeunes gens âgés d'environ 20 ans, un homme en Creuse et une femme dans l'Allier, ont succombé à la maladie mi-novembre. La troisième victime, de nationalité étrangère, a été exposée à la bactérie lors de son passage à Montluçon par un lien indirect avec l'un de ces deux premiers cas, a expliqué l'ARS de l'Auvergne. Les quatre cas recensés au total en Creuse et Allier sont "liés à une même souche de méningocoque", qui semble "très virulente". Survenus dans un intervalle de temps limité et dans deux départements voisins, ils font craindre aux autorités sanitaires l'installation de cette souche bactérienne dans les zones touchées.

Que sait-on des cas recensés dans le Rhône ?

Dans le Rhône, l'adolescent décédé jeudi était scolarisé en 3ème dans un collège de l'Arbresle. "Les élèves ayant été en contact direct, rapproché (à moins d'un mètre) et prolongé avec cet adolescent dans les 10 jours qui ont précédé son hospitalisation, ont été identifiés" et "un traitement antibiotique préventif leur est d'ores-et-déjà prescrit", souligne l'ARS Rhône-Alpes dans un communiqué. Mais deux autres cas de méningite (dont un de groupe C confirmé) ont été détectés fin octobre dans des écoles maternelles de l'Arbresle et de Saint-Pierre-la-Palud (Rhône).