Les services d’un centre hospitalier d’Île-de-France fortement perturbés à cause d’une cyberattaque

Un centre hospitalier d’Essonne est victime d’une cyberattaque depuis la nuit du 20 au 21 août. Le "plan blanc" a été déclenché pour tenter d’assurer la continuité des soins.

La rédaction d'Allo Docteurs avec AFP
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Les services d’un centre hospitalier d’Île-de-France fortement perturbés à cause d’une cyberattaque
Capture écran Google Maps - Google Street View

Activité perturbée aux urgences et en chirurgie, patients réorientés : le Centre hospitalier Sud Francilien (CHSF) à Corbeil-Essonnes, au sud-est de Paris, est victime d'une attaque informatique depuis la nuit de samedi à dimanche vers une heure, selon l'établissement. 

Le centre hospitalier essonnien, ouvert en 2012 et d'une capacité d'un millier de lits, a déclenché un "plan blanc", un plan d'urgence pour assurer la continuité des soins, dès dimanche. 

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Les logiciels de l’hôpital inaccessibles

Mais cette attaque rend "pour l'heure inaccessible tous les logiciels métiers de l'hôpital, les systèmes de stockage (notamment d'imagerie médicale) et le système d'information ayant trait aux admissions de la patientèle", indique l'établissement dans un communiqué. 

 Les patients dont les soins nécessitent l'accès au plateau technique sont réorientés vers des hôpitaux publics d'Ile-de-France. Ceux se présentant spontanément aux urgences "sont évalués puis possiblement adressés à la Maison médicale de garde du centre hospitalier Sud Francilien", selon le communiqué. 

Soins ambulatoires maintenus

Pour les patients hospitalisés au CHSF, "les services médico-techniques (notamment de biologie médicale) sont en capacité de travailler à court terme en mode dégradé". L'établissement "met tout en œuvre pour maintenir les soins ambulatoires", promet-il, mais "en revanche, cette situation exceptionnelle devrait avoir un impact sur l'activité du bloc opératoire". 

"Cette attaque n'impacte pas le fonctionnement et la sécurité du bâtiment hospitalier", rassure enfin le centre hospitalier qui précise que "tous les réseaux restent en activité". 

Rançon de 10 millions de dollars

Une demande de rançon de 10 millions de dollars, formulée en anglais, a été exigée par le ou les hackers, a indiqué une source policière à l'AFP, confirmant une information de RMC. Une enquête pour intrusion dans le système informatique et tentative d'extorsion en bande organisée a été ouverte à la section cybercriminalité du parquet de Paris, a-t-il précisé. 

De plus en plus d’hôpitaux victimes de cyberattaques

Cette cyberattaque vise une nouvelle fois un établissement hospitalier, secteur qui subit depuis plusieurs mois des piratages via logiciels rançonneurs. En avril, une attaque malveillante visant le système d'information du Groupement Hospitalier de Territoire (GHT) Cœur Grand Est avait touché neuf établissements et en mars, un hôpital d'Ajaccio avait lui aussi été victime d'une cyberattaque par rançongiciel. 

 En 2021, des hôpitaux à Dax (Landes), Saint-Gaudens (Haute-Garonne) et Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantique) avaient aussi été victimes de cyberattaques, perturbant ou entraînant la fermeture de leurs services informatiques. 

Hôpitaux : les cyberattaques se multiplient  —  Le Magazine de la Santé

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