Tchat : les infections à l'hôpital

Ch@t du 7 décembre 2011 : Les réponses du Dr Michel Denis, infectiologue et Mary-Carmen Aubry-Roces, cadre supérieur infirmier hygiéniste.

La rédaction d'Allo Docteurs

Par La rédaction d'Allo Docteurs

Rédigé le

Les réponses du Dr Michel Denis, infectiologue

L'utilisation des antibiotiques est croissante, comme les échanges internationaux, et les procédures de soins à risque.

Il peut contacter par l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux. Le délai peut atteindre trente ans.

Non aucune conséquence actuelle ou sur votre grossesse.

Pour une infection superficielle, le pronostic est très bon. On peut être porteur "sain" d'un staphylocoque, doré ou non, sur la peau à l'état physiologique.

C'est plutôt rare à staphylocoque. En principe on contrôlera l'ECBU.

Je suis bien d'accord avec vous. Je me bats chaque jour dans mon hôpital pour le respect de ces obligations vestimentaires. Si les patients en faisaient la remarque, cela m'aiderait aussi.

Je suppose que vous avez antibiotiques et pansements. Avec un peu de patience, cela devrait renter dans l'ordre.

Les endoscopes sont désinfectés entre chaque patient selon une procédure très stricte. Il n'y a jamais eu dans le monde une seule infection par le VIH transmise par endoscopie.

Il existe un plan national pluriannuel. Chaque année, les hôpitaux fournissent des indicateurs qui sont affichés pour le public ou disponibles sur internet.

Tout savon peut faire l'affaire, un savon antiseptique que vous conseillera votre pharmacien si la plaie est très sale. Mais le flacon ne doit pas être conservé ouvert plus de quelques jours.

Il existe de nombreux produits efficaces à base de chlorexidine ou des dérivés de l'iode. Voyez votre pharmacien.

Sans doute réagir auprès du cadre infirmier ou en parler au médecin référent.

Demander au médecin en charge de votre père plus de précisions. Si cela vous paraît insuffisant, contacter la CRCI de votre région sur le site internet de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM).

Cela peut être jusqu'à un an après. Fièvre, douleurs, rougeur et chaleur locale ou écoulement.

Tout est fait pour limiter la transmission, mais la durée de séjour est l'élément prépondérant du risque. La mesure essentielle est l'hygiène des mains.

Il peut s'agir d'une colonisation, portage sans symptôme, ou une infection.

Cela peut être un germe de colonisation du pharynx sans rôle pathogène. Si on ne vous a pas donné d'antibiotique pour ce germe, pas de problème.

Si un staphylocoque colonise une plaie, il restera jusqu'à guérison de celle-ci.

Demandez à l'équipe soignante, ou au médiateur qui existe dans chaque hôpital en écrivant à la direction de celui-ci.

En principe il faut attendre. Il existe dans chaque département des centres de référence pour l'infection osseuse qui décident collectivement sur les dossiers de la conduite à tenir. Assurez-vous que votre chirurgien y a fait appel ou en est lui-même membre.

A cause de l'altération de la barrière cutanée, de l'allongement de la durée opératoire. C'est un fait statistique.

Le stomato saura s'il faut intervenir avant pose de la prothèse.

Elle recherche 600 infirmières pour des postes budgétés mais vacants.

Une sonde urinaire à demeure est forcément colonisée, notamment par pseudomonas. La solution revient à l'urologue pour ne plus être sondé.

Voyez sur le site du centre de coordination de lutte contre les infections nosocomiales (CCLIN) .

Deux ans après, le lien est difficile à faire. Qu'en pense votre chirurgien, en cas de doute saisissez l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (Oniam)

C'est une fréquence inhabituelle. Est-ce le même germe ? Cela peut aussi être une coïncidence.

Cela dépend du site de portage, du geste du dentiste et de la résistance éventuelle du germe.

L'érysipèle est une manifestation toxique d'une infection à streptocoque et non staphylocoque. Dans de très rares cas de récidives rapprochées multiples, une prophylaxie par antibiotique pourrait être utile.

Non, une activité élevée est garante de bonnes procédures. Mais effectivement, pas la suractivité et le manque d'effectifs.

L'expertise judiciaire doit exposer les motifs.

Toutes les solutions de désinfection sont bonnes, le problème c'est leur durée d'action qui est courte.

Il existe un très faible sur risque.

Ce risque est pris en compte par l'équipe qui s'en occupe dans les indications opératoires.

Il faut revoir votre chirurgien. Le risque existe.

Difficile de faire la relation de cause à effet. Contactez la direction de l'hôpital en demandant le médiateur médical.

Dans 99% des cas, il n'y aura pas de problème. Chaque jour passé éloigne le risque de survenue d'une infection.

Oui si ses mains ne sont pas macroscopiquement souillées.

Tous les épanchements post-opératoires ne sont pas infectieux.

Contactez la présidence de la CRCI de votre région ou appelez l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM).

Les réponses de Mary-Carmen Aubry-Roces, cadre supérieur infirmier hygiéniste

En cas d'hospitalisation nouvelle, il suffit que vous signaliez à l'équipe médicale que vous pouvez être porteuse d'un staphylocoque doré afin qu'elle fasse un dépistage et prenne les mesures nécessaires en cas de positivité et surtout s'il est résistant aux antibiotiques.

Pour vérifier si vous avez toujours ce germe, il faut procéder à un dépistage par écouvillonnage nasal. C'est le seul moyen pour savoir si vous en êtes toujours porteur.

En matière de lutte contre les infections nosocomiales, les établissements de santé sont tenus de suivre différents indicateurs tels que : infection du site opératoire, maîtrise de la dispensation des antibiotiques, la consommation des solutions hydro-alcooliques (hygiène de mains) et le taux de staphylocoques dorés résistants à la méticiline. Ils font partie d'un indicateur composite : ICALIN que chaque usager peut consulter sur le site du ministère de la santé.

Combien de temps doit t-on pratiquer les mesures de désinfection après la contamination du staphylocoque doré ? Les médecins évitent le contact avec le contaminé ? Il n'y a pas de limite dans le temps ?

Lors de chaque hospitalisation, il faut effectuer des contrôles pour voir s'il est toujours présent.

Absolument.

Il faut au minimum une compresse stérile imprégnée d'un antiseptique pour toute manipulation d'une ligne de perfusion.

La solution hydro-alcoolique remplace le lavage des mains traditionnel à l'exception des mains visuellement souillées. Toutes les 5 ou 6 utilisations, il est recommandé de recourir à un lavage classique eau et savon. La solution hydro alcoolique est plus efficace pour l'hygiène de mains que le savon antiseptique.

Votre cravate n'est pas plus à risque que votre chemise, pantalon, ou blouse. L'hygiène des mains est le plus important en matière de transmission croisée.

Faire la demande auprès du directeur de l'établissement de santé.

Il n'y a malheureusement pas de limite dans le temps.

Professions médicales (docteur, chirurgien, Pharmacien, bactériologiste,...) professions paramédicales (infirmiers manip radio,...) représentant de l'administration (directeurs, médecin du travail) et représentant des usagers.

Les recommandations stipulent 4 temps : détersion, rinçage, séchage, antisepsie. Toutefois dans la pratique courante si la peau est jugée propre, deux passages d'antiseptiques suffisent.

Non pas en VVP mais en VVC oui. Portez des gants non stériles pour la prévention des AES (accidents d'exposant au sang) dans ce cadre là.

Oui sauf si le patient est porteur d'une bactérie multi résistante.

L'utilisation de ce processus (efficace?) n'exonère de pratiquer le bio-nettoyage des surfaces (EFFICACE).

En savoir plus

Les infections contractées à l'hôpital plus connues sous le nom d'infections nosocomiales sont le terme donné aux infections contractées par les patients lors de leur séjour à l'hôpital. Elles peuvent être causées par des bactéries, des virus ou des mycoses. La médecine moderne a apporté des progrès inestimables, mais également certains risques.

Ces infections touchent chaque année entre 700 000 et un million de personnes en France. Survenant dans les établissements de soins, ces maladies suscitent autant d'inquiétudes que d'interrogations sur leurs origines, leurs conséquences, leurs évolutions. Sur les 800 000 contaminations annuelles, 20 à 30 % seraient évitables. Pour agir sur ce fléau de santé publique, la prévention constitue le principal élément de lutte.

Sur Bonjour-docteur

Actualité :

Dans le forum :

Dans les médias :

Fil d'actualité :