Le projet de financement de la Sécurité sociale adopté, mais contesté
L’assemblée nationale a adopté, mercredi 2 novembre 2011, le projet de financement de la Sécurité sociale pour 2012, alors qu’il venait d’être largement modifié par le Sénat. Réductions de niches fiscales, taxations supplémentaires, optimisation du système médical français et chasse aux fraudeurs, sont les principales armes déployées dans ce projet très critiqué.
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Le projet de financement de la Sécurite sociale adopté à l'Assemblée nationale, par 288 voix contre 185, prévoit une baisse du déficit de 18,2 milliards à 13 ,9 milliards d'euros. Mais à peine votées, ces prévisions sont dépassées car calculées sur une croissance à 1,75 %, revue à la baisse à 1 % par Nicolas Sarkozy dans sa déclaration télévisée du 27 octobre 2011.
Le texte présenté par le gouvernement a été lourdement transformé lors de son passage au Sénat. Des articles ont été supprimés, comme la baisse de 6 % des indemnités journalières. Mais même transformé, le texte est jugé comme "injuste et incohérent" par la députée socialiste Marisol Touraine, tandis que Jean-Luc Préel (Nouveau Centre) regrette qu'aucune mesure n'est été prise "pour lutter contre les désert médicaux ou les dépassement d'honoraires". Pour Christian Saout, directeur du Collectif Interassociatif Sur la Santé (CISS), ce sont des mesures de poche qui révèlent la destruction progressive de la couverture sociale.
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