IVG ratée : le médecin devra payer

Un médecin espagnol a été condamné à verser une pension alimentaire pour avoir manqué une interruption volontaire de grossesse.

La rédaction d'AlloDocteurs
La rédaction d'AlloDocteurs
Rédigé le
IVG ratée : le médecin devra payer

Une jeune femme espagnole a réussi a obtenir une pension alimentaire de près de 1000 euros par mois jusqu'au 25 ans de son fils et 150 000 de dommages et intérêt. Ce n'est pas son ex-mari qui lui reversera cette pension.. mais le médecin qu'elle est allée voir pour une interruption volontaire de grossesse.

A l'époque, en 2010, cette maman est une jeune femme âgée de 24 ans. Enceinte, elle veut mettre à terme cette grossesse non-désirée et se rend dans une clinique de Palma de Majorque. Elle y subit tous les examens nécessaires et l'intervention se déroule sans problèmes. Pendant une consultation rapide de contrôle, deux semaines plus tard, le même médecin qui l'a prise en charge lui confirme que tout s'est bien passé. L'échographie confirmerait le succès de l'opération.

Une deuxième grossesse... qui se révèle être la même

Mais trois mois plus tard, inquiète, la jeune femme refait un test de grossesse qui se révèle positif. Elle retourne donc dans la même clinique pour reprogrammer une IVG. Les examens révèlent alors que cette grossesse est la même qu'il y a trois mois. Enceinte de six mois, le délai légal des 22 semaines est dépassé, et même si l'établissement propose de réaliser quand même l'IVG, elle refuse l'intervention. Elle doit alors se préparer à devenir mère, angoissée d'avoir pu faire faire du mal a son bébé lors de la première intervention. Aujourd'hui elle ne regrette pas d'avoir mis au monde son fils, mais assure avoir subi un préjudice moral. Le médecin a déclaré vouloir faire appel.

Comment peut on rater une IVG ?

Dans le cas d'une IVG par aspiration, plusieurs raisons peuvent expliquer l'échec de l'opération : l'aspiration a peut être insuffisante, ou réalisée trop précocément. Elle peut aussi être liée à une malformation utérine interne ou à une grossesse multiple non décelée. Mais l'arrivée à terme d'une grossesse mal interrompue révèle surtout que le contrôle échographique réalisé dans les 7 à 15 jours après l'intervention a été mal réalisé.

En savoir plus :