Mediator : le casse-tête de l'indemnisation

Coup dur pour les victimes du Mediator, le médicament antidiabétique des laboratoires Servier. L'Oniam, l'office national d'indemnisation des accidents médicaux, rend des décisions très défavorables aux patients. Des conclusions surprenantes alors que dans le même temps, la justice se montre parfois plus avantageuse avec ces mêmes victimes.

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Mediator : le casse-tête de l'indemnisation

Entretien avec Me Joseph-Oudin, avocat d'une partie des victimes du Mediator

Souvent prescrit comme un coupe-faim par les médecins, le Mediator est accusé d'avoir provoqué 500 décès et des milliers de pathologies cardiaques. La plupart des victimes ont déposé des dossiers devant l'Oniam et la justice. Manifestement, entre les différents experts, les conclusions diffèrent.

Me Joseph-Oudin, avocat d'une partie des victimes du Mediator se dit surpris des décisions de l'Oniam, l'office national d'indemnisation des accidents médicaux : "c'est une source d'incompréhension pour les gens qui ont déposé des dossiers. On en viendrait presque à se dire qu'il faudrait mieux aller en justice que d'aller devant l'Oniam qui, au premier abord, présente l'avantage d'être une procédure rapide et surtout gratuite."

Risque de pressions ?

Aujourd'hui les laboratoires Servier assument leur responsabilité et font des propositions d'indemnisation aux victimes. Me Joseph-Oudin craint donc que des pressions n'aient lieu envers l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, car désormais les dédommagements accordés par l'Oniam sont payés par les laboratoires Servier et non plus par l'Etat, "ce qui pourrait expliquer que les indemnités soient tirées vers le bas".

"Pour l'instant, les dossiers que nous avons présentés à l'Oniam sont les dossiers pour lesquels nous n'avions pas les moyens financiers d'aller devant le juge. Nous continuons donc les expertises devant l'Oniam et lorsque nous aurons des propositions financières, nous évaluerons si ces propositions sont ou non satisfaisantes et nous aurons toujours les possibilités de les contester devant le juge."

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