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Greffe réussie d’une oreille cultivée sur un avant-bras aux Etats-Unis

Des chirurgiens ont réussi à faire pousser une oreille sur l’avant-bras d'une patiente accidentée.

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Greffe réussie d’une oreille cultivée sur un avant-bras aux Etats-Unis
Les médecins ont cultivé une nouvelle oreille sous la peau de l'avant-bras droit de la patiente avant de la lui greffer. Crédit : ©US Army

Il y a deux ans, la soldate Shamika Burrage a failli mourir lors d’un grave accident de voiture. Elle s’est réveillée avec de multiples blessures au crâne et des fractures par compression dans la colonne vertébrale, et a réalisé qu’elle avait perdu son oreille gauche. Si Shamika a rapidement été prise en charge et mise hors de danger, elle restait très complexée par la perte de son oreille. Les médecins du centre médical miliaire de William Beaumont à El Paso (Texas) lui ont alors proposé alors de cultiver une nouvelle oreille sous la peau de son avant-bras droit avant de la lui greffer.

"Dans cinq ans, on ne le remarquera même plus"

Les chirurgiens, qui ont utilisé du cartilage issu des côtes de la patiente, n’ont eu besoin d’aucune prothèse. D’après l’armée, Shamika a depuis retrouvé l’ouïe. L'opération a en effet permis la formation de nouveaux vaisseaux sanguins dans le cartilage, ce qui signifie que Shamika pourra bientôt réutiliser complètement son oreille. "Le but, c’est que quand elle en aura fini avec tout ça, ça ressemble à quelque chose, ça fonctionne, et que dans cinq ans, on ne le remarque même plus", a affirmé le lieutenant-colonel Owen Johnson III dans un communiqué de l’armée.

L’idée de recréer des oreilles de cette façon n’est pas nouvelle. Dans les années 1990, des chercheurs ont fait pousser une oreille humaine sur le dos d’une souris. En 2012 par ailleurs, une femme qui avait perdu son oreille après un cancer a bénéficié de la même opération que Shamika, selon ABC News. Plus spectaculaire encore, en 2013, des chirurgiens ont réussi à raccorder une main à un avant-bras après l'avoir greffée à une cheville pour la revasculariser.

La rémission de Shamika n’est néanmoins pas tout à fait complète. Les chirurgiens doivent encore lui greffer de l’épiderme issu de son avant-bras pour recouvrir ses cicatrices. "Ca a été long, mais je suis redevenue moi-même", a-t-elle confié au Washington Post.

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