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Maladies cardiovasculaires : comment améliorer la prise en charge des femmes ?

La Fédération française de Cardiologie alerte sur le manque de dépistage et la mauvaise prise en charge des femmes souffrant de maladies cardiovasculaires. 

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Maladies cardiovasculaires : comment améliorer la prise en charge des femmes ?

Une femme sur trois meurt de maladies cardiovasculaires. Infarctus, AVC… Ces pathologies n’épargnent pas les femmes pourtant elles sont encore mal prises en charge. La faute à des signes d’alerte particuliers. Le Dr Patrick Assyag, cardiologue et vice-président de la Fédération Française de Cardiologie, explique : «La douleur de l’infarctus du myocarde, qui monte au niveau des mâchoires et qui irradie au niveau du bras gauche, peut se limiter uniquement à des troubles digestifs, un malaise, une fatigabilité, des douleurs au niveau du dos ou des douleurs au niveau de l’estomac… Tout ceci va faire en sorte que le diagnostic va être retardé et donc le pronostic beaucoup plus réservé ».

C’est pour cette raison que la  Fédération française de Cardiologie a décidé de mettre en place des recommandations spécifiques. Cela commence par un dépistage de l’hypertension artérielle à 3 moments clef de la vie hormonale d’une femme : un premier dépistage autour de la première contraception puis de la grossesse et enfin de la ménopause, une période particulièrement à risque. Selon le Dr Patrick Assyag, «on a vu chez ce type de femmes qu’il y avait un pourcentage plus élevé d’infarctus du myocarde, + 17%, et malheureusement chez certaines femmes, un risque plus important d’AVC. Pourquoi la femme de 45-55 ans ? Parce que sur ce terrain-là il y a un risque lié au tabac, à la surcharge pondérale et à l’obésité qui, surajouté au stress, va faire en sorte que cette patiente sera à très haut risque cardio-vasculaire ».

Pour mieux contrôler et mieux dépister les maladies cardiovasculaires chez les femmes de plus de 45 ans, la Fédération française de Cardiologie souhaite mettre en place une consultation qui leur serait dédiée.