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Cancer de la paupière : les paupières, siège de tumeurs

Les paupières ont un rôle essentiel : protéger l'oeil. Il y en a deux : l'une au-dessus, la paupière supérieure, et l'autre en dessous, la paupière inférieure. Mais les paupières peuvent aussi être le siège de tumeurs graves. Comment diagnostiquer le cancer de la paupière ? Comment le traiter ?

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Cancer de la paupière : les paupières, siège de tumeurs
Cancer de la paupière : les paupières, siège de tumeurs
Sommaire

A quoi sert la paupière ?

Marina Carrère d’Encausse et Régis Boxelé expliquent le fonctionnement de la paupière

Le clin d'œil est un mouvement réflexe que nous réalisons plus de 10.000 fois par jour, soit environ 15 fois par minute. Et ce mouvement inconscient et ultrarapide ne dure qu'entre 100 et 150 millisecondes.

Lors d'un clignement de l'œil, la paupière enduit la surface du globe oculaire d'un film lacrymal produit par la glande lacrymale. Cela permet de chasser les impuretés qui se déposent sur la cornée, et d'éviter au globe oculaire d'être trop longtemps exposé à l'air. Ces mouvements de paupière évitent l'assèchement et donc à terme, la mort de l'œil.

Cette fonction d'hydratation nous la ressentons quand par exemple nous fixons un écran. Le clignement des paupières est moins fréquent, il passe de 15 à environ 7 clignements par minute, ce qui explique que les yeux deviennent secs et douloureux.

Pour soulever ou fermer les paupières, il faut des muscles. Il y a d'abord le muscle orbiculaire de l'œil. Il forme un anneau autour du globe oculaire et permet de fermer les paupières. Le muscle releveur, lui, en se contractant, permet à la paupière supérieure de se soulever. Ces différents muscles se contractent et se relâchent au bon moment car ils reçoivent des ordres rythmés par le nerf facial et le nerf oculomoteur.

Les pathologies de la paupière sont à prendre au sérieux. Certaines sont parfaitement bénignes. C'est le cas des angiomes, des kystes sébacés ou des chalazions. Ces derniers correspondent à l'enkystement d'une ou plusieurs glandes de la paupière. Cela forme une petite boule ferme et douloureuse. Mais les paupières peuvent également être envahies par des tumeurs malignes.

Cancer de la paupière : chirurgie et reconstruction

Attention images de chirurgie. Exérèse de la tumeur et reconstruction de la paupière

Si certaines pathologies de la paupière sont parfaitement bénignes, d'autres peuvent être malignes. En cas de doute entre un chalazion bénin (un petit kyste qui se forme à l'intérieur de la paupière) et une tumeur cancéreuse, le chirurgien ophtalmologiste doit pratiquer une biopsie. Si la tumeur est maligne, il faut alors pratiquer une exérèse, c'est-à-dire l'ablation de la tumeur.

La tumeur peut être très imposante et envahir la quasi totalité de la paupière. Une taille due à l'errance diagnostique qu'a subi le patient. Les différents ophtalmologistes ne pensent pas toujours à une tumeur maligne car ils n'en voient pas souvent.

Cancer de la paupière : un diagnostic tardif

Christine a souffert d'un carcinome sébacé infiltrant.

Il n'existe pas aujourd'hui de chiffre précis sur la fréquence des cancers malins de la paupière, mais on sait qu'ils restent rares. D'où des diagnostics tardifs.

Christine a dû attendre trois ans après le début des premiers signes avant que son cancer de la paupière soit diagnostiqué.

Huit mois après l'opération, la paupière de Christine est totalement remise. Christine pense désormais à une éventuelle greffe de cils, qui lui permettrait de retrouver son regard d'avant.

Cancer de la paupière : un suivi après l'opération

Gisèle réalise un contrôle post-opératoire

Cela faisait plusieurs mois que Gisèle présentait une lésion au niveau de sa paupière inférieure droite. C’est son opticien qui l’incite à consulter un spécialiste. Ce dernier lui révèle la présence d’une tumeur maligne qui doit être retirée. Deux mois après l’opération, elle vient aujourd’hui pour un contrôle post-opératoire. Diagnostiqué à temps, ce carcinome de la paupière a pu être retiré rapidement avant qu’il n’attaque l’œil de Gisèle.
Plus de cicatrice mais aussi plus aucune cellule tumorale. Des analyses post opératoires on prouvé que Gisèle était belle et bien débarrassée de sa tumeur.  Elle devra simplement réaliser un contrôle une fois par an.

 

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