Ch@t : Quand les règles se dérèglent

Ch@t du 15 février 2011 : Les réponses du Pr. Philippe Touraine, endocrinologue et des docteurs Catherine Duflos et Alain Tamborini, tous deux gynécologues.

La rédaction d'Allo Docteurs

Par La rédaction d'Allo Docteurs

Rédigé le , mis à jour le

Les réponses du Pr. Philippe Touraine, endocrinologue

Il est effectivement important de faire un bilan pour savoir comment fonctionnent vos ovaires après l'arrêt de la chimiothérapie. Parlez en à votre endocrinologue.

Non la pilule à base d'acétate de nomégestrol est une contraception progestative qui s'accompagne très souvent d'une absence de règles. À l'arrêt il faut suivre la récupération et il n'y a pas de raison de penser que vous ne pourrez pas être enceinte le jour désiré !

Ce n'est pas normal; cela veut dire que cette contraception n'est pas adaptée. Il faut en reparler avec votre gynécologue ou endocrinologue.

Comme devant toute situation d'aménorrhée (absence de règles) prolongée il faut faire un bilan complet comme celui que nous avons réalisé dans le reportage. Il faut consulter votre endocrinologue.

Il y a nécessairement quelque chose qui explique l'absence de règles depuis l'arrêt de la contraception. Je ne sais pas ce qui a été effectué mais il faudrait faire le point avec un endocrinologue spécialisé pour avant toute autre chose faire un diagnostic précis.

Oui c'est possible. C'est que le progestatif n'est pas adapté à vous. Il faut en reparler avec votre médecin prescripteur.

Malheureusement non ; c'est sans doute un élément fondamental mais le lien entre nutrition et règles est plus complexe. Cela dit perdre du poids a de toutes façons aussi beaucoup d'autres bénéfices !

Oui c'est un point très important. Le taux de prolactine élevé empêche l'ovulation et donc rend les femmes peu fertiles. Il suffit de donner un traitement médicamenteux, bien toléré, et le taux de prolactine va diminuer et la grossesse très facile à obtenir. Il faut de toutes façons une surveillance par un endocrinologue.

Ce ne sont pas les kystes qui bloquent l'ovulation, c'est la mauvaise ovulation qui induit la formation des kystes dans les ovaires. Il vous faut un suivi et un bilan précis.

Il est clair que devant une insuffisance ovarienne, vous avez dû avoir un bilan hormonal complet à la recherche de la cause. L'IRM hypophysaire n'est pas obligatoire mais il est fondamental que la prise en charge soit menée rigoureusement.

Non c'est faux!

Pourquoi avez vous arrêté l'acétate de cyprotérone ? Discutez-en à nouveau avec votre endocrinologue car si vous êtes mal réglée et avec une pilosité qui reprend, la stratégie actuelle n'est pas la bonne.

Non il n'y a pas de preuve formelle de lien entre l'existence d'un fibroadénome et la prise de contraception, mais affaire à suivre.

Oui car si on suppose qu'il y a une aménorrhée primaire c'est qu'il y a aussi de façon chronique une carence oestrogènique. Il faut évaluer ce paramètre comme d'autres.

Mais oui !

Non du tout ce n'est pas une contraception !

Pas forcément. Tout dépend de l'équilibre hormonal à l'arrêt de la contraception.

Dès le moment où vous avez des règles irrégulières, il y a un problème qu'il faut traquer !

Attention allaiter ne protège en rien du risque d'être enceinte. La fertilité est très variable suivant les couples ! Certaines études disent qu'avec 6 tétées par jour en chronique la chance d'être enceinte est plus faible mais attention.

Non !

Non c'est très très peu probable.

Non la dydrogestérone est de la progestérone qui permet, si vous fabriquez normalement des œstrogènes d'induire des saignements artificiels.

Rien de grave ; à surveiller sur le cycle prochain.

Il faut vraiment trouver le mode de contraception adaptée et ce n'est pas le cas actuellement. Consultez à nouveau votre gynécologue ou endocrinologue.

Excusez ma franchise, mais c'est une erreur !

Oui mais c'est trop facile de l'incriminer comme cela sans avoir mené un bilan rigoureux.

Mais c'est le même principe ; dès lors que les règles sont irrégulières ou disparaissent il faut comprendre le pourquoi du comment !

Tout dérèglement de la thyroïde peut influer sur les règles. Il faut savoir s'il s'agit d'une hypo ou d'une hyperthyroïdie. Parlez en à votre endocrinologue.

Oui c'est une possibilité de traitement mais il y en a aussi beaucoup d'autres !

Non ! Il faut arrêter avec le stress responsable de tout. Il faut avoir une démarche médicale rigoureuse !

À discuter au cas par cas. L'objectif est le même d'utiliser des progestatifs ou un implant.

Faites un bilan !

C'est un des traitements ! Tout dépend de la patiente.

On peut commencer par discuter de la progestérone naturelle pour régulariser les cycles.

L'âge est variable. Il faut une absence de règles prolongée et un taux de FSH augmenté et un taux d'estradiol effondré.

Non pas du tout !

 Non il faut savoir s'il existe un problème hormonal associé.

Oui c'est important.

Oui c'est fondamental !

Il faut vous explorer pour savoir pourquoi vos règles n'ont jamais été régulières.

Oui c'est fondamental !

 

Les réponses du Dr Catherine Duflos, gynécologue

Si l'irrégularité du cycle dépasse 2 ans, mieux vaut consulter.

Normalement avec un stérilet, vous devriez passer une échographie pelvienne.

Je pense qu'il faut consulter pour diminuer l'abondance de ses règles. Il n'y a pas lieu de craindre une pathologie organique à cet âge.

Il n'existe pas d'autre pilule compatible avec l'allaitement. Il n'est pas inquiétant de ne pas avoir ses règles avec la pilule à base de désogestrel.

Il est normal d'avoir ses règles deux fois par an avec un implant. Ceci n'est pas inquiétant pour votre fertilité ultérieure.

Vous devriez faire des dosages hormonaux, peut être s'agit il d'un début de ménopause.

À 20 ans, les consultations chez le gynécologue n'ont pas besoin d'être fréquentes.

L'acétate de chlormadinone à doses efficaces est contraceptive.

Ceci n'est pas inquiétant mais un traitement par ovule est souhaitable.

L'allaitement retarde effectivement le retour de couches.

Il est souhaitable de faire des examens à la recherche d'une cause utérine type polype.

A priori vous aurez des saignements aussi importants avec l'implant. Si vous n'avez pas de contre indication, il est préférable de prendre une pilule avec des œstrogènes.

La chimiothérapie abîme le fonctionnement ovarien, il est souhaitable de faire un bilan hormonal.

Il serait souhaitable de faire un bilan à la recherche d'une maladie de la coagulation.

Avec le lévonorgestrel, il est classique d'avoir des règles soit abondantes soit absentes. Il serait souhaitable de changer de contraception.

Le stérilet en cuivre augmente beaucoup l'abondance des règles, vous devriez demander à votre gynécologue de vous proposer un stérilet à la progestérone.

Il n'y a aucune raison, si votre fille retrouve ses règles et son poids, qu'elle ait des problèmes d'infertilité.

Il n'y a pas d'incident à poursuivre au long cours l'antifibrinolytique.

Il est temps de faire un bilan endocrinien, ceci n'est pas forcément grave.

Si vous supportez bien cette pilule, il n'est pas nécessaire de la changer.

Il est souhaitable d'arrêter la pilule avant de faire un bilan hormonal.

Si vous avez la chance d'avoir des règles peu abondantes avec ce stérilet, gardez le.

Je pense qu'il est préférable de consulter, pour éventuellement changer de pilule et connaître la cause du saignement.

Les mini tampons rendent l'hymen plus lâche sans le déchirer.

Les saignements après une ménopause confirmée, nécessitent un bilan gynécologique.

Vous devriez essayer si vous n'avez pas de contre indication, les anti-inflammatoires.

Ce n'est pas la pilule qui diminue la fertilité, c'est plutôt l'âge où l'on essaye de procréer.

Non vous êtes également protégée durant la semaine d'arrêt.

Il est souhaitable de faire un bilan hormonal.

Vous pouvez prendre deux plaquettes sans stop pour ne pas avoir vos règles le jour du mariage, ceci est sans danger.

Il serait souhaitable de désinfecter ce col pour pouvoir effectuer vos frottis.

Oui la pilule diminue le flux des règles.

Il n'y a pas de danger, vous retrouverez votre cycle après le retrait du stérilet.

La contraception est à envisager jusqu'à 50 ans. A priori l'implant ne fait pas grossir.

Si vous avez beaucoup maigri à cause de votre maladie, ceci peut avoir effectivement perturbé votre cycle.

La migraine fait partie des symptômes habituels pendant les règles. Si vous êtes sous pilule, il est souhaitable de changer de type de contraception.

Normalement le stérilet ne gêne pas le partenaire, sauf si le fil est trop long. L'implant contraceptif dure 3 ans.

Il est préférable que ce soit le médecin qui décide de l'indication d'une échographie.

L'ovariectomie supprime la sécrétion hormonale, il n'y a donc plus de règle. Il s'agit d'une ménopause chirurgicale.

Oui la pilule donne des règles artificielles même après la ménopause.

Les règles sont effectivement difficiles à gérer dans cette situation. En cas de difficulté, il y a toujours des moyens médicaux pour obtenir un arrêt des règles.

Si le curetage a été trop important, il peut provoquer un arrêt des règles à cause d'une synéchie. Il est nécessaire de faire un bilan.

Le cancer du col est le plus souvent d'origine virale donc transmissible sexuellement. Cependant il est toujours possible de faire un frottis même à une patiente vierge.

Il n'y a pas d'intérêt à arrêter la pilule régulièrement lorsque l'on a besoin de contraception. En revanche si la contraception n'est pas nécessaire, on peut l'arrêter.

Effectivement dans des cas rares, l'endométriose peut concerner des filles jeunes. Tout gynécologue connait cette maladie.

En cas de kystes fonctionnels, il faut bloquer l'ovaire, et seule la pilule est capable de le faire.

Effectivement le stérilet hormonal a l'avantage de bloquer les règles mais n'est pas très satisfaisant pour la peau.

Si cela est nécessaire oui.

Non cela n'est pas dangereux.

Oui un dosage sanguin des hormones peut révéler un problème d'hypophyse.

Les réponses du Dr Alain Tamborini, gynécologue

Avec n'importe quelle pilule, en particulier les mini dosées, un oubli de deux jours entraine un saignement. Ne vous inquiétez pas, mais essayez d'être plus vigilante.

Après 40 ans, une augmentation de la durée et/ou de l'abondance des règles mérite des examens complémentaires à la recherche en particulier d'un fibrome sous muqueux ou d'un polype.

Des durées variables de un, deux ou trois jours en plus ou en moins, ne peuvent pas être considérées comme anormales. Ne vous inquiétez pas.

En cas d'allaitement maternel exclusif, une aménorrhée est habituelle même après 6/9 ou même 12 mois. Cependant chez certaines femmes et/ou en cas d'allaitement mixte ou non régulier, un échappement de ce mécanisme et des règles peuvent survenir.

Peut-être pouvez-vous bénéficier d'un stérilet hormonal qui dans la plupart des cas entraine une aménorrhée.

Avec l'implant contraceptif, une aménorrhée durable s'installe dans la plupart des cas.

Les ovaires polykystiques se traitent médicalement et ne sont pas justiciables d'une intervention chirurgicale.

Les règles sont faites de sang et de débris de muqueuse utérine (l'endomètre) qui desquament en quelques jours.

En cas d'aménorrhée prolongée (supérieure à un an) cela mérite des examens complémentaires et le plus souvent un traitement afin de ne pas perdre de son capital osseux.

Si tous les types d'antalgiques n'ont pas d'effet, il peut être licite de s'adresser à la pilule oestroprogestative qui limite ou supprime les règles douloureuses dans la plupart des cas.

Ce type de protection périodique "écologique" est très très peu employé en France. Vous pouvez vous renseigner en allant sur les sites qui y sont dédiés.

Après le retrait du stérilet hormonal, comme après l'arrêt d'une pilule, il peut y avoir un décalage dans la reprise des cycles menstruels menstruels. Si ceux-ci étaient réguliers avant la pose du stérilet, tout va probablement rentrer dans l'ordre.

Une absence de règles après 40 ans avec une FSH élevée est en faveur d'une périménopause.

Un dérèglement hormonal ovarien peut entrainer des phénomènes congestifs, une rétention d'eau et contribuer à une prise de poids. Des traitements de rééquilibration hormonale existent : parlez-en à votre médecin.

Non les mycoses n'interviennent pas sur la durée et l'abondance des règles.

Oui des minis tampons de très petite taille sont destinés aux jeunes filles mais cela réclame une petite période d'apprentissage et d'adaptation.

Il peut y avoir une certaine prédisposition familiale à la survenue précoce ou tardive de la ménopause mais ce n'est pas une règle. Ne vous inquiétez pas.

Avec cette nouvelle pilule qui est exclusivement progestative, de petites pertes de sang intempestives ou une aménorrhée sont très fréquentes et ne sont pas anormales.

De nombreux médecins traitants prescrivent et surveillent la contraception orale. Si votre médecin traitant le juge opportun, il peut toujours demander le conseil d'un confrère ou d'une consœur gynécologue.

La prise de pilule n'intervient pas sur les sécrétions vaginales. Même la pilule bloque la sécrétion de la glaire cervicale.

Quand tous les traitements antalgiques se sont révélés inefficaces, le recours à la pilule oestroprogestative semble licite quand les règles douloureuses sont pénalisantes médicalement et/ou socialement.

Voir réponses plus haut.

La meilleure méthode contraceptive est celle que vous choisirez.

Après le retrait du stérilet hormonal, un petit dérèglement passager est possible. Tout devrait rentrer dans l'ordre.

Avec cette pilule exclusivement progestative, une aménorrhée est habituelle et ne peut être considérée comme anormale ou présentant des risques. Soyez certaine de la prendre très régulièrement.

Non.

Peut-être pouvez-vous bénéficier du stérilet hormonal qui dans la plupart des cas entraine une aménorrhée.

Après 35 ans la pilule classique oestroprogestative est contre indiquée chez les femmes tabagiques.

En prolongeant la prise de pilule, il est possible de déplacer la date de survenue des règles, souvent pour convenance personnelle (vacances, examens, compétitions....). Cependant si on prolonge au delà de deux ou trois mois de petits saignements peuvent survenir.

Dans la grande majorité des cas, la pilule oestroprogestative limite ou supprime les douleurs des règles.

C'est un traitement hormonal de la ménopause donc il peut entrainer des saignements réguliers de privation qui sont de fausses règles.

Certaines pilules peuvent améliorer l'acné.

Non, même la pilule est un traitement médical des kystes fonctionnels de l'ovaire.

S'il s'agit vraiment des règles et pas de saignements en cours de cycle, il y a très peu de chances qu'il y ait ovulation.

Les règles sous pilule sont des saignements artificiels de privation hormonale donc de fausses règles.

Sous implant contraceptif,, une aménorrhée est habituelle. Ne vous inquiétez pas.

Il est souhaitable de faire des frottis dans l'année qui suit le début des rapports sexuels.

Le fonctionnement des ovaires est sous l'influence de l'hypophyse et de l'hypothalamus donc du cerveau : toutes les formes de stress peuvent l'influencer et le perturber.

Si votre cycle était régulier avant la grossesse, il va probablement se régulariser : ne vous inquiétez pas.

Non.

Non, ce produit hémostatique est destiné à limiter l'abondance des saignements.

Il existe des techniques d'hystéroscopies opératoires par les voies naturelles quand les traitements médicaux se sont révélés inefficaces ou qu'il existe des lésions (polype, fibromes sous-muqueux, adénomyose...).

Cette pilule peut traiter votre acné et elle est contraceptive.

Avec l'implant après quelques mois, il s'installe habituellement une aménorrhée durable.

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