Ch@t : Mon ado chez le gynéco
Ch@t du 15 décembre 2010 : Avec les réponses du Dr Marie Veluire, du Dr Alain Tamborini, gynécologues, et du Pr. Robert Marty, anatomo-cytopathologiste.
Par La rédaction d'Allo Docteurs
Rédigé le , mis à jour le
Les réponses du Dr Marie Veluire, gynécologue
Nous ne demandons que ça mais pour le moment, la possibilité de le prescrire aux hommes n'existe qu'aux US. Mais cela va venir en Europe sans remboursement par contre.
Ce n'est pas obligatoirement anormal mais suffisamment gênant pour envisager une réponse thérapeutique. De nombreux traitements sont possibles pour avoir des règles moins abondantes. Vous devriez consulter un médecin.
Il me semble que le plus opportun serait de demander une adresse fiable et humaine à votre médecin traitant qui vous connaît bien.
J'aurais tendance à répondre que la vie sexuelle des enfants ne regarde pas les parents. Si votre fille est heureuse de vivre, rit, mange et travaille normalement, pourquoi vous inquiéter ?
Bien sur que non, ce n'est jamais trop tard. Plus vous prendrez conscience de votre périnée et saurez vous en servir, entre autre bien assimiler le verrouillage à l'effort, plus les fuites d'urine seront limitées. Ce qui fonctionne dans plus de 80% des cas. Prenez contact avec un kiné spécialiste de rééducation périnéale.
Non ce n'est pas grave si tous les éléments de prévention sont clairs pour vous. Moyennant quoi, une contraception efficace peut être nécessaire ainsi que des réponses à des questions que vous vous posez.
Il n'y a jamais besoin de tout recommencer lors d'un cycle de vaccination. Faites votre troisième injection le plus vite possible pour être protégée dans le long terme. Et cela sera bien et efficace grâce à la mémoire cellulaire.
Il y a de nombreux médecins traitants qui pratiquent le suivi gynécologue sans problème. Cela à l'air d'être votre cas, donc il n'y a pas de problème. Continuez ainsi.
Vous avez probablement une infection vaginale de type Gardnerella. C'est un germe banal qui se traite facilement et nécessite également un traitement chez le partenaire. Si vous avez peur du gynécologue, pourquoi ne pas en parler à votre médecin traitant ?
Les recommandations ont changé. Il est possible depuis quelques années de mettre un DIU chez les jeunes filles n'ayant pas encore eu d'enfants. Par contre, il faut souvent plusieurs jours pour ne plus avoir de contractions utérines.
Si la lésion se situait au niveau du clitoris, non ce n'est pas une bartholinite.
Oui, il est impératif que vous fassiez dès que possible la troisième dose de façon à être protégée sur le long terme.
Si cela démange, allez voir votre généraliste pour qu'il vous prescrive un traitement.
Une visite gynécologique par an semble la bonne fréquence. Ce n'est pas une question de règles, mais de surveillance mammaire et du col de l'utérus.
Ce que vous pouvez demander si vous envisagez d'avoir un enfant, c'est de prendre dès l'arrêt de la contraception de l'acide folique pour prévenir les anomalies neurologiques du futur bébé. Par ailleurs, vérifier votre statut sérologique à propos de rubéole et toxoplasmose.
C'est une réalité. Les règles ne sont qu'une conséquence de la poussée de l'endomètre (tissu à l'intérieur de l'utérus) qui ensuite desquame avec la chute hormonale et donne les règles. Elles ne sont pas signe de bonne santé et en aucun cas n'implique un problème de fertilité ensuite. Apres traitement hormonal, vous retrouverez votre système de fonctionnement d'avant le traitement (qu'il soit correct ou non).
Certaines sages femmes ont fait une longue formation autour du périnée mais elles sont souvent plus efficaces en poste d’accouchement. Là encore, il s'agit d'une histoire de confiance. Il y a de bons kinés comme de bonnes sages femmes sur le plan périnéal et d'autres très mauvaises dans les 2 cas. Le bouche à oreille est un bon moyen de choix.
ATTENTION LE VAGIN NE SE LAVE PAS ! On se lave la vulve et tout ce qui est externe mais on ne met aucun produit dans le vagin. Cela détruit toute la flore vaginale qui permet de se protéger des infections.
Peut être avez vous une infection à champignon de type mycose. Consultez votre médecin.
Non le frottis est fait pour chercher des lésions précancéreuses du col; elles sont rarissimes chez les femmes n'ayant jamais eu de vie sexuelle.
Oui, on a du champignon de façon normale dans l'intestin qui peut proliférer à l'occasion de la prise d'un antibiotique par exemple. La mycose n'est pas une infection sexuellement transmissible.
A partir de 25 ans puis un autre à 26 et ensuite tous les 3 ans.
A déceler une lésion de type kyste ou adénofibrome voir une lésion possiblement cancéreuse.
Ce n'est que partiellement exact. Le stérilet agit également par le biais de l'inflammation suscitée par le fil dans le col et gênant la progression des spermatozoïdes et également, pour le DIU au cuivre qui gène la transformation du flagelle du spermatozoïde pour qu'il soit fécondant. Ce n'est pas seulement un processus abortif.
Si elles ne sont pas prurigineuses, oui, c'est normal.
C'est alors une autre histoire. Qu'en est-il de votre capacité à prendre du plaisir et qu'en est-il de votre capacité à avoir une bonne lubrification ?
Les réponses du Dr Alain Tamborini, gynécologue
Oui bien entendu, tous les gynécos ont suivi la même formation : consultez sans crainte.
Oui, vous pouvez même consulter avant d'envisager des relations sexuelles surtout si vous désirez une contraception, cela vous permettra de vous renseigner sur toutes les méthodes disponibles et vous pourrez poser toutes les questions que vous souhaitez sur la sexualité en particulier.
Jusqu'à 16/17 ans, il n'y a pas lieu de s'inquiéter surtout si les autres signes de la puberté sont apparus : pousse des seins et pilosité pubienne et axillaire.
Oui il vous sera remboursé.
Chez une adolescente, le stérilet n'est pas dans la grande majorité des cas une méthode de 1er choix mais plutôt employé quand les autres méthodes contraceptives sont mal tolérées ou mal suivies. Le stérilet peut être envisagé chez une femme qui n'a pas eu d'enfant seulement quand la vie sexuelle est stable et en l'absence de toute infection génitale.
Il n'y a pas de prédisposition familiale au cancer du col. Vous pouvez cependant consulter un gynécologue ne serait-ce que pour vous renseigner sur les cycles féminins, la sexualité, la contraception, l'hygiène intime....
Dans les mois, voire les années qui suivent la puberté, il est fréquent d'avoir des cycles irréguliers. Si cela persiste au delà de 18 ans, il s'agit probablement d'un dérèglement hormonal, habituellement sans conséquence mais vous pouvez en parler avec un gynécologue.
Vous pouvez faire part de votre appréhension au ou à la gynécologue qui la comprendra certainement car il ou elle en a l'habitude. Lors de la 1ère consultation, un examen gynécologique ne sera pas forcément pratiqué si vous êtes réticente. Vous pouvez aussi accompagner une amie en consultation de gynécologie : cela vous permettra de vous familiariser avec le praticien et le cabinet de gynécologie.
Il est toujours souhaitable de consulter en gynécologie, ne serait-ce que pour se renseigner sur les cycles féminins, la sexualité, les différentes méthodes contraceptives, l'hygiène intime....
Le vagin est une muqueuse comme la bouche. Il est normal qu'il y ait des sécrétions intimes : on les considère comme physiologiques si elles ne tachent pas, ne démangent pas, n'ont pas d'odeur ou une couleur inhabituelle.
Le vagin est une muqueuse comme la bouche. Il est normal qu'il y ait des sécrétions intimes : on les considère comme physiologiques si elles ne tachent pas, ne démangent pas, n'ont pas d'odeur ou une couleur inhabituelle.
L'examen gynécologique de la vulve permet de voir si l'hymen est intact. Dans la majorité des cas, l'hymen autorise la pose d'un tampon périodique de petite taille chez la jeune fille. Ceci dit la virginité n'est pas seulement en rapport avec l'intégrité de l'hymen...
Si tout se passe bien, la consultation de gynécologie n'est pas indispensable.
Non, dans la très grande majorité des cas, la prise de pilule même de longue durée ne modifie pas la fertilité, fort heureusement.
Un léger saignement en rapport avec la fissuration de l'hymen est habituel et ne doit pas vous inquiéter. En renouvelant le rapport, doucement, éventuellement en appliquant un lubrifiant, en adoptant une position dans laquelle vous dirigez la pénétration, tout va bien se passer.
Lors de la première consultation, l'examen gynécologique n'est pas obligatoire si vous êtes réticente, vous pourrez profiter de cette consultation pour vous renseigner sur les cycles menstruels, l'hygiène intime, la sexualité, les méthodes contraceptives... Ce premier contact vous permettra de vous familiariser avec le praticien et le cabinet de gynécologie.
Lors de la 1ère consultation, l'examen gynécologique n'est pas indispensable. Profitez-en pour poser toutes les questions qui vous préoccupent sur la sexualité, les différentes méthodes contraceptives, l'hygiène intime...
Lors du premier rapport, un léger saignement et quelques douleurs sont habituels et en rapport avec une fissuration de l'hymen. Lors des rapports suivants, en allant doucement, en appliquant éventuellement un lubrifiant, et en adoptant une position dans laquelle vous dirigez la pénétration, la situation devrait s'améliorer.
Un entretien et un examen gynécologique sont souhaitables, et peuvent aussi être effectués par votre médecin traitant. Lors d'une 1ère consultation de gynécologie, l'examen intime n'est pas toujours pratiqué surtout si vous êtes réticente. Cette prise de contact vous permettra de vous familiariser avec le praticien et le cabinet de gynécologie et de poser toutes les questions qui vous préoccupent.
Avec la contraception hormonale exclusivement progestative, comme la vôtre, des saignements intempestifs ou une aménorrhée sont fréquents, ne doivent pas vous inquiéter ni modifier votre prise.
Lorsque les règles sont très douloureuses, handicapantes avec des douleurs rebelles aux antalgiques habituels, la prise de pilule supprime les douleurs ou au moins les améliore dans la très grande majorité des cas. Donc vous pouvez continuer sans inquiétude.
A certains moments du cycle, avant ou après les règles, des démangeaisons vulvaires sont assez fréquentes et peuvent être améliorées par des précautions d'hygiène intime et vestimentaire : port de sous vêtement en coton, éviter les jeans trop serrés, employer un produit d'hygiène intime féminine spécifique (demandez conseil à votre pharmacien).
Vous avez probablement un dérèglement hormonal. Cela est souvent passager et sans conséquence mais parlez-en à votre médecin traitant ou votre gynécologue si cela persiste.
Les réponses du Pr. Robert Marty, gynéco-pathologiste
Non, il n'est pas directement utile à ce moment là pour le dépistage cancérologique; il vaut mieux traiter d'abord la mycose et s'occuper ensuite du frottis lors d'une autre consultation.
La vaccination est effectivement possible à condition que vous n'ayez pas actuellement de virus HPV au niveau des frottis de dépistage. Néanmoins, il est exacte que la vaccination risque d'être moins efficace à votre âge que si vous étiez beaucoup plus jeune.
Oui vous pouvez en parler à votre gynécologue et la vaccination peut avoir un intérêt pour vous.
Oui.
Vous avez raison d'être prudente lorsqu'il existe des antécédents de maladies auto immunes dans la famille. Mais il faut savoir que la vaccination n'induit absolument pas directement de maladies auto immunes dans une relation causale directe, il s'agit seulement de coïncidences qui peuvent parfois survenir.
Oui, le vaccin peut effectivement agir mais il risque d'avoir une efficacité beaucoup plus faible.
La vaccination chez les femmes de plus de 23 ans est toujours possible mais l'efficacité est statistiquement plus faible c'est la raison pour laquelle les autorités de santé - dans tous les pays du monde - choisissent de vacciner les adolescentes.
Oui, il est souhaitable que vous vous fassiez vacciner.
Il est souhaitable que vous consultiez un gynécologue car ce dernier ne ferra pas obligatoirement un frottis mais vous expliquera un certain nombre de choses liées notamment à la prévention...
Vous devez de préférence voir un gynécologue mais si le contact n'est pas bon avec celui-ci vous pouvez prendre un autre rendez-vous chez un autre gynécologue ou éventuellement avec votre généraliste.
La vaccination n'est pas interdite ni contre-indiquée mais elle risque d'être peu efficace.
La prise de sang est à faire au niveau d'un laboratoire d'analyses médicales suite à la prescription de votre généraliste; par contre le frottis est à réaliser par votre gynécologue lors de la consultation. Il s'agit de deux choses tout à fait différentes.
Il est normal, en fonction de votre état immunologique que les virus soient détectables au niveau de votre frottis puis disparaissent. Ce qui est important c'est de voir s'il apparaît des anomalies cytologiques dans votre frottis (voir explications fournies par votre gynécologue). En ce qui concerne la contamination de votre conjoint, il n'existe pas de risque majeur, il suffit seulement de respecter une bonne hygiène sexuelle avant et après les rapports.
Il n'est pas anormal que la consultation ne comporte pas de frottis à chaque examen. En ce qui concerne vos antécédents vous devez attirer son attention sur les différents points que vous venez d'évoquer.
Les dysplasies que vous venez d'évoquer sont très certainement liées à la présence de virus cervicaux mais si vous respectez des conditions d'hygiène vous ne contaminerez pas votre enfant.
Oui.
Effectivement, il existe des zones géographiques où les rendez-vous sont très difficiles. Néanmoins, en interrogeant plusieurs secrétariats vous devez pouvoir obtenir un rendez-vous.
Le col utérin peut être infecté par des virus HPV (papillomavirus humains) au cours d'une simple pénétration digitale... Mais celle-ci est beaucoup plus rare que la contamination par relation sexuelle directe.
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