Covid : des enfants se font vacciner pour "protéger les copains et les personnes âgées."

Depuis le 22 décembre dernier, les 5 à 11 ans peuvent se faire vacciner contre le Covid. L'injection n'est pas obligatoire mais face à la recrudescence des contaminations certains parents ont fait le choix de la vaccination pour leurs enfants. Reportage

Géraldine Zamansky
Rédigé le , mis à jour le

Plusieurs familles ont choisi cette protection ce samedi matin en région parisienne.

Un tiers de la dose adulte

"Est-ce que Sarah a des soucis de santé particuliers ? Est-ce qu’elle a de la fièvre ? Est-ce qu’elle est cas contact ?", questionne le Dre Frédérique Charasson, médecin volontaire au centre de vaccination de Versailles.

Sarah est donc prête à recevoir le vaccin pédiatrique contre le covid.

"C'est un dosage pédiatrique et par rapport au dosage adulte qui est à 30 microgrammes, c'est un dosage à 10 microgrammes, avec une taille d'aiguille qui est plus petite également et qui est adaptée à l'enfant", explique le Dr Frédérique Charasson.

Le parcours ne s’arrête pas à la vaccination. Juste après, les parents ont accepté que Sarah fasse un test très rapide.

Un test sérologique pour éviter une 2ème dose

"En fait avec cette petite piqûre au bout du doigt, on va pouvoir voir si tu as eu le Covid ou pas. Je prends la petite goutte de sang", rassure l'infirmière.

Si Sarah a eu le Covid, cette goutte de sang peut en contenir des traces, des anticorps fabriqués pour défendre son organisme contre le virus. Dix minutes plus tard, la réponse est positive.

"Là il y a une barre qui apparait, la plus foncée, c'est la barre témoin et juste en dessous, il y a une petite barre donc tu as déjà été en contact avec le virus et tu as développé des anticorps, du coup il n’y aura qu’une seule injection et on va vous éditer le pass dès aujourd’hui", commente le Dr Frédérique Charasson.

"C’est bien, maintenant on sait qu’elle est bien protégée contre le COVID… Donc on est tous entièrement vaccinés", confie Jean-Pierre, papa de Sarah.

Ce matin là, seuls 3 des 100 enfants vaccinés ont échappé à la seconde injection. Mais cela n’a pas changé leur motivation. Ils étaient tous volontaires pour venir.

"Je suis content parce que comme ça au moins je suis sûr de presque pas avoir le coronavirus", explique Nathanaël, 7 ans.

"J’ai envie de protéger les autres, mes copains, les adultes et les personnes âgées", confie Antonin, 9 ans.

Mélina a 10 ans, elle explique que : "Comme beaucoup de gens sont en réanimation. J’ai pas envie d’être comme eux". 

Liberté et temps de réflexion des parents

"Depuis ces derniers temps, la tendance s'est accélérée, on constate autour de nous de nombreux cas. On fait cela par précaution et on fait aussi confiance aux médecins et aux scientifiques", commente Sébastien, papa de Mélina.

La multiplication de cas chez les enfants, ces dernières semaines, est effectivement au cœur de la recommandation de la Haute Autorité de Santé en faveur de leur vaccination.

"Le nombre d’enfants atteints de covid et hospitalisés augmente, le nombre d’enfants en réanimation augmente aussi. On a donc une justification évidente à la vaccination des enfants mais c'est une proposition. C'est-à-dire qu'on a dit que la vaccination était possible pour les enfants, on recommande de la faire sans qu'elle ne soit ni obligatoire ni exigée d'aucune manière", affirme le Pr Elisabeth Bouvet, présidente de la commission technique vaccination à la Haute Autorité de Santé.

L’idée est de laisser à chaque famille la liberté et le temps de choisir ou non, de faire vacciner ses enfants.

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