Kellog's renonce aux agents colorants et de saveurs artificiels dans ses céréales

Kellog's renonce aux agents colorants et de saveurs artificiels dans ses céréales

Le géant américain de l'agro-alimentaire Kellog's a décidé de cesser l'utilisation d'agents de saveurs et de colorants artificiels dans ses céréales. Cette transition, qui devrait se terminer fin 2018, répondrait à une volonté de s'adapter aux goûts des consommateurs.

La rédaction d'AlloDocteurs
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Dans quelques années, vos petits-déjeuners ne seront peut-être plus tout à fait les mêmes...Les Special K® ou les Miel Pops® ne contiendront plus d'agents de saveurs et de colorants artificiels : la multinationale Kellog's a décidé de bannir ces deux types d'additifs alimentaires de ses céréales.

"Nous travaillons à retirer les colorants et les saveurs artificiels de l'ensemble de nos marques de céréales et sur une variété de snacks. Notre but est de terminer cette transition d'ici fin 2018", a déclaré à l'AFP Kris Charles, une porte-parole du groupe numéro un mondial du secteur.

Cette décision, qui s'appliquera partout sur le globe, s'explique par la volonté de s'adapter aux goûts des consommateurs, notamment américains, selon la porte-parole.

"Ecouter et s'adapter aux besoins changeants des consommateurs est ce que les gens attendent de nous. C'est pourquoi nous avons décidé d'offrir aux gens davantage de ce qu'ils souhaitent et dont ils ont besoin dans leur alimentation et moins de ce dont ils ne veulent pas", développe la responsable.

L'industrie alimentaire se heurte au désir croissant des consommateurs de "manger sain"

Toutefois, il faut souligner que l'enjeu est aussi financier pour le fabricant de céréales : au deuxième trimestre, ses ventes, qui lui ont tout de même rapporté la bagatelle de 3,5 milliards de dollars, ont diminué de 5,1%. La multinationale attribue ce retrait à un recul continu des recettes générées par les céréales aux Etats-Unis (-2,3%). En Europe, les ventes auraient diminué de 15%, d'après Le Parisien.

En effet, comme nombre de grands noms de l'industrie alimentaire américaine, Kellog's est confronté à des consommateurs qui réclament des aliments de haute qualité et surtout sains. 

Pour séduire de nouveau les consommateurs, la multinationale suisse Nestlé® a elle aussi annoncé en février dernier qu'elle cesserait d'ici à la fin 2015 d'utiliser des agents de saveurs et certains colorants artificiels dans ses barres chocolatées commercialisées aux Etats-Unis.

Les géants de la restauration rapide ne sont pas épargnés non plus : McDonald's ® a par exemple renoncé à servir du poulet élevé aux antibiotiques.

Des additifs rigoureusement contrôlés en Union européenne

Les agents de saveurs et les colorants artificiels sont utilisés uniquement pour rendre le produit plus attractif. Ils permettent de donner une belle couleur aux aliments et de renforcer leur goût, afin de les rendre plus conformes aux souhaits des consommateurs. A ces deux additifs s'ajoutent les conservateurs qui empêchent le développement bactérien dans les aliments, les antioxydants qui les empêchent de rancir et les émulsifiants qui permettent de stabiliser la texture.

Toutefois, en Europe, ils subissent de nombreux contrôles pour déterminer leur seuil de toxicité avant d'être mis sur le marché. Ces tests incluent des observations sur les animaux et sur l'homme. "Les additifs alimentaires ne doivent pas seulement démontrer un but utile, mais ils doivent aussi répondre à une évaluation scientifique approfondie et rigoureuse de leur sécurité avant d’être approuvés" explique sur son site le Conseil européen de l'information et l'alimentation (EUFIC). Ils doivent être obligatoirement indiqués sur les étiquettes par un E, ce qui certifie l'approbation de l'additif par l'Union européenne.

Malgré les contrôles, certains additifs peuvent parfois entraîner des cas de réactions allergiques (éruptions cutanées, urticaire...), telle que la tartrazine (E102, un colorant jaune) et le carmin (E120 ou cochenille rouge). Toutefois, "les additifs alimentaires ont rarement été incriminés dans de véritables réactions allergiques" rappelle l'EUFIC.

Avec AFP