Le sort de Vincent Lambert renvoyé devant une formation collégiale

La vie de Vincent Lambert est toujours en suspend. Le juge du Conseil d'Etat chargé de se prononcer pour ou contre son maintien en vie a choisi de renvoyer le sort de cet homme de 38 ans tétraplégique, et en état conscience minimale, devant une formation collégiale.

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Le cas de Vincent Lambert devant le Conseil d'Etat

Il faudra encore patienter quelques jours pour connaître le dénouement de ce drame familial qui rejoint l'une des plus grandes questions à laquelle notre société est confrontée : le droit à mourir dans la dignité.

Le juge des référés du Conseil d'Etat estime que "la très grande difficulté des questions qui sont posées", d'ordre "juridique", "déontologique" et "éthique", "exclut qu'elles puissent être tranchées par un juge unique". Il a donc décidé aujourd'hui de s'en remettre à une formation collégiale qui devra se prononcer dans le courant de la semaine prochaine.

Sa décision a été prise après avoir entendu les témoignages bouleversants, mais contradictoires, de membres de la famille de Vincent Lambert et de médecins.

Depuis des mois, ses proches se déchirent. Sa femme, son neveu et les médecins du CHU de Reims, où il est hospitalisé, demandent l'arrêt du "maintien en vie artificielle". Les parents de Vincent Lambert s'y opposent vivement.

Le 16 janvier 2014, le tribunal de Châlons-en-Champagne leur avait donné raison en ordonnant à l'hôpital de maintenir l'alimentation du jeune homme.

L'épouse et l'équipe médicale qui contestent cette décision tentent donc cet ultime recours.

Le Conseil dtEtat devrait annoncer vendredi 7 février 2014 la date à laquelle la formation collégiale doit se réunir.

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