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Une partie des greffes de rein maintenue malgré le confinement

Contrairement au premier confinement, certaines greffes de rein ont toujours lieu. Reportage aux Hospices Civils de Lyon, dans l’une des régions les plus touchées par le coronavirus.  

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Une partie des greffes de rein maintenue malgré le confinement

Il y a un an, Lionel, 44 ans, a déclaré une maladie rare : son propre système immunitaire a attaqué ses reins. En quelques jours, ils ont cessé de fonctionner. Depuis, seule une greffe pourrait le guérir complètement. “Les médecins nous le disent : “avec la greffe, vous retrouverez une vie normale.” C’est important pour moi d’entendre ces mots-là.” 

Greffes de reins de donneurs décédés  

C’est donc avec beaucoup d’inquiétude que Lionel a appris l’annonce d’un second confinement. Comme les 16 000 autres patients en attente d’une greffe de rein en France, il a cru que toutes les opérations allaient s’arrêter, comme en mars dernier. Mais, aux Hospices Civils de Lyon (69), les services se sont réorganisés pour continuer une partie de l’activité. 

“On fait les greffes de donneurs décédés aux patients qui attendent le greffon de leur vie et qui n’ont pas besoin de réanimation. On sait que ça marche, qu’il n’y a pas de risque donc on continue de faire ces transplantations. Après, pour les patients qui ont besoin de réanimation, on juge au cas par cas, selon la place en réanimation le jour même”, explique le Pr Emmanuel Morelon, néphrologue. En revanche, les patients qui peuvent recevoir le rein d’un proche, donneur vivant, ne sont opérés qu’en cas d’urgence. 

Les insuffisants rénaux plus vulnérables

En attendant une greffe, les patients doivent continuer de se rendre à l’hôpital pour être dialysés. Une machine filtre alors leur sang, à la place du ou des reins défaillants. Masques, désinfection, dépistage… Tout est fait pour les protéger du coronavirus. Ces patients, souvent âgés, en surpoids ou diabétiques, sont plus à risque de développer une forme grave de la Covid-19.