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Glaucome : on vous explique l'importance du dépistage

Le glaucome est la première cause de cécité en France. Un million de personnes en souffre. A l’occasion de la Semaine Mondiale du Glaucome, l’UNADEV, l’Union Nationale des Aveugles et Déficients Visuels organise plusieurs campagnes de sensibilisation.

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Glaucome : on vous explique l'importance du dépistage

Cette dégénérescence progressive du nerf optique provoque une réduction du champ visuel et dans les cas les plus graves, la cécité. Pourtant, une consultation de quelques minutes suffit à dépister cette pathologie.

"Le dépistage du glaucome c’est quelque chose de très simple, on regarde le nerf optique, on prend la pression oculaire, on mesure l’épaisseur de la cornée et on peut avoir une idée de l’absence ou de la présence de glaucome", indique le Pr Antoine Labbé, ophtalmologue à Hôpital Ambroise-Paré, dans les Hauts-de-Seine.

Une maladie insidieuse

Le dépistage est effectivement simple, mais encore faut-il consulter. Lorsque la maladie se déclare, la plupart des patients ne se doutent de rien.

"Pendant une longue partie de la maladie, il n’y aucun symptôme ! Si on attend les symptômes il est trop tard, les symptômes apparaissent quand la perte atteint 20 à 30% du nerf optique", alerte le Pr Antoine Labbé.

Un traitement pour ralentir l'évolution

Lorsque les symptômes apparaissent, il est déjà trop tard pour que les traitements du glaucome, collyre, laser ou chirurgie, soient pleinement efficaces.

" Le traitement ne va fait pas guérir ni récupérer. Il va ralentir l’évolution, pour préserver la fonction visuelle. Un patient bien suivi n’aura pas au cours de sa vie, de déficit visuel ", précise le Pr Antoine Labbé.

A partir de 45 ans, il est conseillé de se faire dépister tous les deux ou trois ans. Faciliter la prévention, c’est l’objectif du « bus du glaucome ».

Un bus pour dépister le glaucome

Dans les Hauts-de-Seine, le “bus du Glaucome” a pris place à Boulogne Billancourt pour proposer des dépistages gratuits à partir d’aujourd’hui et ce, jusqu’à jeudi.

"La plupart des gens qui n’ont pas de lunettes ne vont jamais à l’ophtalmologue. Et selon les régions, c’est long d’avoir un rendez-vous, il faut parfois six mois à un an. Alors pour beaucoup de gens, c’est l’opportunité d’être dépisté rapidement, gratuitement, ça permet d’être rassuré sur son état ", indique Michel Letourneau, formateur au service sensibilisation de l'Union Nationale des Aveugles et Déficients Visuels

Cette unité mobile sillonne la France depuis dix ans. Chaque année, entre 4000 et 5000 personnes se font dépister. 

 

 

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