1. / Grossesse - Enfant
  2. / Ado

La musique trop forte menace les oreilles d'un milliard de jeunes

Concerts, bars, écouteurs... Les troubles auditifs causés par un niveau sonore trop fort guettent un milliard de jeunes à travers le monde. Depuis plusieurs années, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande d'agir, en conseillant de limiter l'usage d'appareils audio, par exemple, ou de généraliser la distribution de bouchons d'oreilles en boîte de nuit.

Rédigé le , mis à jour le

La musique trop forte menace les oreilles d'un milliard de jeunes
La musique trop forte menace les oreilles d'un milliard de jeunes

Environ 50% des jeunes entre 12 et 35 ans des pays à revenus moyens ou hauts sont exposés à des niveaux sonores trop élevés, selon l'OMS. Le niveau sonore dans les concerts et les boîtes de nuits est souvent trop fort, de même que le volume dans les écouteurs des appareils audio et autres smartphones. Selon des estimations de l'OMS, ces expositions auditives exposent près d'un milliard de jeunes à des troubles auditifs comme une baisse d'audition ou des acouphènes, par exemple. Les niveaux corrects sont de l'ordre de 85 décibels pendant huit heures d'affilée et de 100 décibels pendant 15 minutes. 85 décibels représentent le bruit de la circulation aux heures de pointe, à l'intérieur de sa voiture. Mais au delà de 130 décibels, la douleur commence à apparaître.

Dans le monde, 360 millions de personnes souffrent actuellement de troubles auditifs. Outre le bruit et le vieillissement, ils peuvent être dus à des causes variées, comme des maladies infectieuses, génétiques, des complications de naissance ou l'utilisation de certains médicaments.

A titre indicatif, une trompette vuvuzuela, popularisée pendant la Coupe du monde de 2010 en Afrique du Sud, représente 120 décibels. Il ne faut pas l'écouter plus de 9 secondes par jour sous peine d'avoir des dommages auditifs irréversibles. "On pourrait se passer" de ce genre de trompette, a reconnu le 27 février 2014 le Dr Shelley Chahda, de l'OMS, en réponse à une question sur l'éventuelle interdiction de la vuvuzuela. Et d'ajouter que "de plus en plus de jeunes risques de subir des dommages auditifs, ils doivent être conscients que l'ouïe, quand elle est perdue, ne revient pas"

Des dégâts irréparables

Une exposition à des niveaux sonores trop élevés et de manière prolongée peut conduire à des dégâts de l'ouïe irréversibles. Le niveau de bruit le plus élevé sur le lieu de travail ne doit donc pas dépasser 85 décibels pour un maximum de huit heures par jour. Pourtant, beaucoup de personnes travaillant dans des boîtes de nuit, des bars ou des évènements sportifs sont exposés à des niveaux beaucoup plus élevés. Une exposition à plus de 100 décibels est même habituelle dans ces lieux. On estime que 40% des établissements de nuit ne respectent pas la réglementation auditive.

L'OMS recommande des mesures préventives simples. Les adolescents (et les adultes !) doivent réduire le volume de leurs appareils audio et smartphones, ne pas les utiliser plus d'une heure par jour, mettre des bouchons dans les oreilles dans les lieux bruyants et faire des pauses lors d'expositions prolongées. Ils doivent aussi surveiller leur ouïe et faire des contrôles auditifs réguliers. Si ces mesures paraissent simples, leur application est loin d'être la norme... Seulement 8% des jeunes de moins de 25 ans portent des bouchons dans les discothèques. Et 13% d'entre eux uniquement se sont vus proposer des bouchons par des professionnels de la nuit.

VOIR AUSSI :