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Diminution de l'espérance de vie en France en 2020

En 2020, le nombre de naissances en France a atteint son plus bas niveau depuis 1945, selon le bilan démographique de l’Insee. En parallèle, l’espérance de vie a diminué de plusieurs mois à cause de l’épidémie de covid-19.

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Diminution de l'espérance de vie en France en 2020
Image d'illustration. Crédits Photo : © Shutterstock / KieferPix

Au plus bas depuis 1945. Le nombre de naissances en France a drastiquement chuté en 2020, constate l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans son bilan démographique 2020 publié ce 19 janvier 2021.

Ainsi, 740.000 bébés ont vu le jour en 2020, soit une diminution de 1,8% en un an. Et le taux de fécondité a baissé à 1,84 enfant par femme, contre 1,86 en 2019, selon l'institut.

Une baisse continue des naissances

Comment expliquer cette chute ? Selon l’Insee, c’est une baisse continue de la fécondité qui explique depuis plusieurs années une diminution constante des naissances. Le taux de fécondité aujourd’hui de 1,84 enfant par femme oscillait encore autour de 2 entre 2006 et 2014. Au niveau de l'Union européenne, la France reste toutefois la championne de la fécondité, devant la Suède et la Roumanie (1,76), puis l'Irlande (1,75).

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Moins de nouveaux couples ?

Si l’épidémie de covid ne peut pas expliquer la chute des naissances en 2020, elle pourrait en revanche entraîner une nouvelle baisse de la natalité en 2021, met en garde le démographe Gérard-François Dumont, dans une interview parue le 19 janvier dans La Croix.

En effet, certains couples pourraient, dans un proche avenir, renoncer à avoir des enfants à cause du "sentiment d'insécurité" lié à la pandémie, ou à ses conséquences économiques, estime ce spécialiste.

De plus, "il ne faut pas sous-estimer l'impact des mesures de confinement, et de fermeture des lieux de sociabilité sur la formation des couples", selon Gérard-François Dumont : "cela influencera à terme le nombre des naissances, car il faut bien que les futurs parents commencent par se rencontrer".

7,3% de décès supplémentaires

En revanche l’Insee constate une autre chute, quant à elle directement liée à l’épidémie de covid : celle de l’espérance de vie. En 2020, elle baisse de quasiment cinq mois pour les femmes (85,2 ans) et de six mois pour les hommes (79,2 ans).

En 2020, 658.000 personnes sont ainsi décédées en France toutes causes confondues, soit 7,3% de plus qu'en 2019.  C’est cet excédent de mortalité, particulièrement marqué lors des deux vagues épidémiques en avril-mai puis à partir d'octobre, qui a eu un impact notable sur l'espérance de vie.

Les naissances en baisse et les décès en hausse ont entraîné au final un solde naturel (la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès) très bas : 82.000 contre 140.000 en 2019. Il s’agit selon l’institut du solde naturel le plus faible depuis 1945.

Moins 34% de mariages

Enfin, l'année 2020 a également été marquée par un effondrement de 34% du nombre de mariages. Ces célébrations ont en effet été interdites pendant le premier confinement, puis autorisées mais avec une stricte limitation du nombre d'invités.

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