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Auteur Famille avec enfants avec une mère supposée PN...
Djé76
Le 20/07/2018 16:14:40
Bonjour à tous, je viens vous livrer aujourd'hui mon témoignage. Cette rubrique me semble adaptée car le terme de perverse narcissique a été employé par divers interlocuteurs lors de mes différentes démarches. Tout a commencé en 1996 alors que j'étais étudiant, j'ai rencontré celle qui allait devenir ma femme et mère de mes 3 enfants. Un début idyllique dans un contexte estudiantin très agréable, j'avais toutefois décelé quelques fugaces réactions excessives ou plaintes mais rien de méchant, la phase passionnelle était toujours active. A la naissance de notre premier enfant en 2001, les choses ont commencé à évoluer. Les plaintes devenaient de plus en plus présentes. Madame a commencé à faire face à des échecs, tant professionnels que personnels. En mode attentionné, je cherchais à la rassurer, à la consoler ou la soutenir mais rien n'y faisait. C'était tout le temps de la faute de quelqu'un d'autre. Donc jamais de remise en question et personnellement, je ne voyais pas forcément de raison de remettre en cause mon épouse. A la naissance de notre deuxième enfant en 2002, cela a empiré. Déjà, si déclenchement de l'accouchement a duré près de 72 heures, c'était de ma faute car je n'avais pas voulu connaître le sexe et que le prénom n'était pas choisi. Si elle a été renvoyée, c'est que sa chef était une saloperie, si elle a raté plusieurs fois un concours c'est parce qu'elle ne pouvait pas travailler dans de bonnes conditions et que je ne la soutenais pas, et puis si elle n'allait pas bien c'est qu'à cause de mon travail elle était éloignée de sa famille, et puis sa vie est difficile et puis ... ça n’arrêtait pas en fait. Je pensais à une dépression ou un truc du genre, j'ai fait tout ce que j'ai pu pour palier à tout cela jusqu'à m'en épuiser. C'était arrivé à un point où le dialogue était impossible et j'ai proposé une médiation de couple. Sauf qu'en parallèle, madame profitait que je sois au travail pour "chercher l'amour et tout ce qui lui manquait" sur divers forum. Et ce qui devait arriver arriva, elle a rencontré son "alter ego", lui au moins prenait soin d'elle. Elle a alors tout plaqué, mari, enfants, boulot... Et en 2005, voilà une procédure de divorce qui se met en marche. 2 ans et demi de séparation passent, bien agités d'ailleurs et voici madame qui revient toute mielleuse, de nouveau fraîche et gaie, avenante, positive, comme au premier jour. Elle me dit avoir pris confiance que j’étais important pour elle, qu’elle voulait que notre famille soit de nouveau réunie. Confiant, j'accepte de reprendre une relation avec elle, posant uniquement comme condition que l'adultère ne pouvait pas être toléré. Mais très rapidement, les excès reprennent. Je propose par exemple de partir en vacances en famille et avec des amis, comme je le faisais depuis plusieurs années. Elle apprend qu’une personne qu’elle déteste sera également présente. Elle me demande comment je peux lui proposer cela, que ce n’est juste pas possible. Nouvelle crise de larmes, de cris, de reproches quand d’un coup elle se lève et se met à se frapper violemment la tête contre un mur en hurlant et pleurant « j’ai besoin de me faire mal » !!! Insidieusement, tout recommence... Notre troisième enfant naîtra en 2010 (un accident dira-t-elle mais étrangement, à la période de conception, j’étais prêt à de nouveau partir). Nous avions également acheté une maison avec un gros travail de rénovation et la notion de vacances devait disparaître de notre vocabulaire pendant plusieurs années, au profit de la maison. Mais en 2010, tout bascule de nouveau. Et un nouveau cumul d'échecs avec toujours plein de responsables (sauf elle). Et puis sans vacances elle ne peut pas vivre, elle a besoin d'air. Et puis les travaux, c'est bien gentil mais elle, c'est faire des parterres de fleurs qui l'intéresse. Parterres qui ne sont pas une priorité lorsque l'on a une maison en travaux dans laquelle on ne se rend que certains week-end, parterres de fleurs qui seront vite laissés à l'abandon d'ailleurs... Mais bon, j'ai signé, nous avons un enfant en bas age, je peux tenir dans cet atmosphère délétère et oppressante, je positive, je me blinde mais c'est souvent difficile. J'essaie de dialoguer mais à chaque fois, cela fini de la même manière, elle me coupe la parole en permanence, ne me permet pas de finir une idée et se plaint de ne pas avoir de temps de parole (après des monologues de plusieurs minutes). J'en ai été réduit à enregistrer une conversation et à chronométrer le temps de parole (on était à environ 90% pour elle et 10% pour moi...). Arrivent également les premières difficultés avec les enfants. Ils n’obéissent pas, ils ne font pas ce qu'elle demande, ils sont horribles, ils parlent mal, bref, ce sont des pestes. Mais uniquement lorsque je ne suis pas là. Ben oui, ils en profitent car ils savent très bien qu'elle n'a pas la même autorité que moi. Je fais bloc avec le parent et j'explique au gars que ce n'est pas bien. Elle n'hésite pas à m'appeler sur le temps de travail ou lorsque je suis au sport pour me dire à quel point ses enfants sont insupportables, qu'il faut que je vienne car ce n'est plus possible, et pour temporiser, bien souvent, je venais... Et coup d'éclat en 2015, suite à une nouvelle crise et lorsque je découvre mère et enfants en pleurs, l'un d'eux me livre un secret. Leur mère les insulte (vous n'êtes que des petits cons, cassez vous dans vos chambre, foutez moi la paix), leur fait du chantage au suicide (j'en peux plus de vous, je vais aller me pendre, je vais prendre la voiture et me foutre dans un platane, j'ai envie de mourir), les culpabilise via l'émotionnel (c'est à cause de vous, vous êtes des égoïstes, j’ai besoin d’être tranquille...). A cette époque, je n'ai absolument pas connaissance de la notion de pervers narcissique et je cherche à comprendre ce qui peut amener une mère aimante, attentionnée en apparence, devant les amis, la famille, moi, à pouvoir se conduire comme cela. Je remarque tout de même la gravité de la situation et je fais le parallèle avec son attitude à mon égard. Trop de similitudes pour que ce soit une coïncidence. La suspicion de dépression ne peut pas excuser un tel comportement vis à vis de mes enfants. Je monte au créneau et lui fixe un ultimatum. Soit elle arrête tous ces agissements psychologiquement violents envers les enfants, soit je lance une procédure pour la séparation. Je l’invite également à aller consulter un spécialiste pour l’aider à gérer cela. Elle reviendra de son rendez-vous chez le spécialiste réjouie, « je ne suis pas dépressive » me dit-elle. Ok, mais quelle réalité lui a-t-elle raconté ? Effectivement, elle a une sacrée tendance à raconter sa vie d’une manière exceptionnellement crédible et surtout d’une manière qui la positionne en victime. La réaction en face est plutôt du genre « ô ma pauvre comme cela doit être difficile ». Et forcément, cela la persuade encore plus que sa réalité est « réelle ». C’est un cercle vicieux. En parallèle, vu que les vacances étaient tellement vitales pour elle, j’avais enclenché un système de chèques vacances pour pouvoir payer à toute la famille des vacances pour l’été 2016 en mode « on se fait plaisir ». Je me disais que cela ferait du bien à tout le monde, surtout à elle. 3 semaines de réservation en camping, la classe non ? Conseil de famille : « où partons nous ? » Les enfants et moi étions plus Ardèche, nous y avions déjà été et cela nous avait laissé d’excellent souvenir. « Moi je préfère la mer » nous dit-elle. J’ai trouvé un camping dans les landes et en plus on pourra faire du vélo. Je vous le donne dans le mille, nous sommes partis dans les Landes. Elle voulait tout gérer, tout organiser. Je charge la voiture, la remorque, les 5 vélos notamment celui que nous lui avions offert pour la fête des mères. Je roule toute la nuit sans relève (elle n’aime pas conduire la nuit, alors en plus la remorque et les vélos sur le toit!!). Nous arrivons au camping vers 10 heures. Et là, ô surprise, l’emplacement est bien trop petit pour nos tentes. Pourtant je lui avais bien dis, pense à voir avec le camping et précise bien la taille des tentes. Encore une fois, ce n’était pas de sa faute. Donc après 12 heures de route, il faut reprendre le volant et trouver un camping avec un emplacement libre pour trois semaines et ce en plein mois de juillet !! Ces trois semaines ont été catastrophiques, finalement elle ne se sent pas bien en vélo, finalement, elle ne se baignera que 2 fois, finalement rien n’était bien elle préférait rester à la tente. J’en ai rapidement pris mon parti, et, malgré de nombreuses crises de sa part j’ai fait de mon mieux pour que les enfants et moi passions de bonnes vacances. A notre retour, j’étais décidé, fin de l’histoire, et mode protection des enfants. Ayant un logement de fonction, j’informe donc madame que maintenant il faut partir, et je lui laisse le temps de se trouver un logement. Les mois passent, je vous laisse imaginer les tensions dans cette phase de colocation… Et moi de lui demander « mais tu en es où dans ta recherche d’appartement ? Parce que là, ça ne peut plus durer ». « Ben ce n’est pas de ma faute, les agences ne me proposent rien. » Ok, j’appelle les agences pour savoir ce qu’il en est. Je comprends très vite. Madame demandait une maison, 5 pièces, avec jardin, exposée plein sud pour un loyer de 300€ maxi… Je comprends la démarche et une opportunité professionnelle s’offre à moi pour une mutation à une heure de route. Si elle ne part pas, c’est moi qui vais partir. J’en parle aux enfants, car nous sommes en plein milieu de l’année scolaire. Je leur explique et leur propose soit de rester avec leur mère, si elle trouve un logement, pour finir l’année scolaire, soit de partir avec moi et de tout quitter. Ils ont rapidement choisi « on s’en va »… Et nous voilà partis en mars 2017, juste avec les deux aînés, car elle a refusé de lâcher le petit dernier que je ne pouvais pas embarquer de force. Car il y a un problème dans l’histoire, je suis père, et même si la justice doit être aveugle, dans ce genre de situation, la mère a souvent raison à la base et le père souvent les torts. Comme par hasard, madame trouve rapidement un logement lorsque je lui annonce notre départ. Cela ne s’est pas fait sans heurts bien évidemment. J’étais un monstre de lui arracher ses enfants, j’étais inconscient de les faire déménager en plein milieu d’année scolaire. D’ailleurs, elle a essayé de manipuler les deux individuellement histoire qu’ils ne partent pas. La fratrie se retrouve donc séparée, à mon grand regret. Toutefois, nous décidons d’une alternance dans les week-ends et les vacances scolaires afin que les frères se voient toutes les semaines. Les week-ends chez elle ont tous, sans exception, tournés au carnage. J’étais inondé de sms par les enfants, l’un d’eux a même fugué deux fois. Puis arrivent les vacances estivales. Quel bonheur, elle a trouvé un logement dans la même ville que moi, à 300 mètres de chez moi, « comme ça les enfants pourront nous voir quand ils le voudront ». Elle peut donc héberger les enfants sur son temps de garde au mois d’août, comme prévu. Sauf qu’elle a trouvé un remplacement en guise de travail, de ce fait le petit dernier est chez la grand-mère maternelle et les deux grands restent chez elle, dans un appartement quasiment vide, à charge pour eux de refaire les peintures. Ils font l’effort de faire ce qui leur est demandé, de préparer les repas… Mais quand ils se font pourrir car ils ont « travaillé comme des porcs » parce qu’ils ont débordé à certains endroits (ceux qui ont déjà repeint des murs comprendrons qu’au niveau des angles c’est compliqué, surtout quand on a 15 et 16 ans). Quelques jours après, le cadet décide de revenir chez moi, tandis que l’aîné, sous emprise émotionnelle, reste et passera le reste de ses vacances cloîtré dans sa chambre en attendant que le temps passe… Et les week-ends s’enchaînent au rythme de tension, des conflits, des crises et c’est une catastrophe. Et c’est là que le système rentre dans le jeu, et n’améliore absolument pas les choses. Les aînés sont auditionnés dans le cadre de la procédure, ils expliquent TOUT ce qui se passe, ils vont voir l’infirmière du lycée, des éducateurs à la maison des ados, le grand va voir un psy histoire de lâcher un peu de pression. C’est à ce moment que le terme « pervers narcissique » arrive, de la bouche de l’infirmière. Quelques recherches sur le sujet et tout correspond… Mais le système n’en parle pas voire ne l’imagine même pas. Une mère mise en cause par ses enfants, ce n’est pas possible. D’ailleurs le juge, qui m’accorde la garde des deux grands, écrira « Monsieur X sollicite que la résidence de X (le dernier) soit fixée à son domicile au motif que la mère aurait un comportement inadapté et instable. Il expose que c’est également pour cette raison que X et X (les deux ainés) sont en conflit avec leur mère et qu’ils ne désirent plus résider chez elle. Il n’est cependant pas produit d’éléments de nature à justifier l’existence d’un tel comportement ou de troubles psychologiques. Madame X réfute par ailleurs toute forme d’instabilité d’ordre comportemental. Le compte rendu de l’audition de X et X (les aînés) confirme néanmoins l’existence de difficultés relationnelles avec leur mère et tend à confirmer le caractère parfois instable de celle-ci (crises de larmes, propos culpabilisants, réactions contradictoires et peu compréhensibles…). En outre il est notable que X et X (les aînés) se trouvent impliqués dans un conflit parental pouvant influer sur leur appréciation de la situation. A ce titre, la résidence de X (le dernier) sera fixée au domicile de la mère. ». Voici un exemple concret que la mère part avec une sacrée présomption d’innocence… J’ai fait appel bien évidemment, mais en attendant, les mois passent, la situation se dégradent, les crises perdurent et s’amplifient, au point que les deux grands ont de nouveau quitter le domicile de leur mère cet été, l’ayant entendu dire au cours d’une nouvelle crise qu’ils n’étaient que « des petits salauds et qu’elle allait les buter ». Je me suis résolu à aller déposer plainte, non sans mal, car il faut fournir des certificats médicaux relatant les violences reçues. Hummmm, mouais, les violences psychologiques subies en milieu fermé, c’est compliqué. Et il semblerait que les témoignages des enfants ou le mien ne soient pas suffisants. A suivre donc… Pour conclure, même si je suis loin de la conclusion de cette relation toxique, si la maman est réellement une perverse narcissique ou d’ailleurs quel que soit le diagnostic, le parcours est long et fastidieux. Merci de m’avoir lu et peut-être reviendrais-je vous narrer la suite heureuse (ou pas) de cette histoire...
Message modifié le 20/07/2018 16:26:14, par Djé76
Djé76
Le 20/07/2018 16:25:49
Euh, je me suis embêté à faire des paragraphes pour que ce soit lisible mais ça ne publie qu'un gros paté de texte... Pas cool...
Djé76
Le 20/07/2018 16:26:37
Et ce malgré plusieurs éditions du message...
Message modifié le 20/07/2018 16:27:13, par Djé76

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