L'immunothérapie contre le cancer, avancée scientifique de l'année

L'utilisation de l'immunothérapie pour combattre le cancer a été "l'avancée scientifique la plus significative en 2013", selon le palmarès 2013 des "découvertes les plus importantes de l'année" établi par la prestigieuse revue Science. Sept des neuf autres percées distinguées concernent la médecine. Tout au long de l’année, Allodocteurs.fr vous a bien sûr rendu compte, au travers d'articles de vulgarisation, de ces découvertes aujourd'hui honorées !

La rédaction d'Allo Docteurs

Par La rédaction d'Allo Docteurs

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L'utilisation de l'immunothérapie pour lutter contre le cancer, en développement depuis plusieurs décennies, "a finalement révélé son potentiel thérapeutique", expliquent les responsables éditoriaux de Science dans le dernier numéro de l'année.

Plusieurs essais cliniques d'immunothérapie - un traitement qui agit sur le système immunitaire, dont notamment les lymphocytes T pour qu'ils s'attaquent aux tumeurs - se sont révélés très prometteurs contre des cancers agressifs tels que le mélanome, là même où les autres thérapies avaient échoué. Nous avions consacré en juin 2013 un article complet à ces essais cliniques.

"Cette année, l'immense promesse que représente l'immunothérapie du cancer fait peu de doute", même s'il faut encore rester prudent puisque  le petit nombre de patients traités, écrit Tim Appenzeller, rédacteur en chef de Science. Il souligne aussi le fait "[qu']un grand nombre de cancérologues sont désormais convaincus d'assister à un tournant important dans le traitement du cancer".

Outre l'immunothérapie, Science a retenu sept autres percées médicales en 2013 :

Enfin, deux domaines de recherches, très techniques :

Un grand nombre de ces avancées en immunothérapie du cancer remonte à la découverte à la fin des années 80 par des chercheurs français d'un récepteur sur les cellules T qui les empêchent d'attaquer les tumeurs cancéreuses avec toute leur force. Des expériences sur des souris avaient alors montré qu'en neutralisant ce récepteur, ces cellules du système immunitaire réduisaient considérablement les tumeurs cancéreuses chez l’animal.