Des chercheurs découvrent un gène prédisposant au ''binge drinking''

Des chercheurs découvrent un gène prédisposant au ''binge drinking''

Des scientifiques britanniques ont publié une étude sur les mécanismes du cerveau impliqués dans la prédisposition à abuser de l'alcool. Leurs découvertes permettraient d'expliquer pourquoi certains adolescents ont plus tendance à avoir une consommation excessive d'alcool en un temps réduit, une conduite à risques mieux connue sous le nom de "binge drinking".

La rédaction d'AlloDocteurs
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Une étude parue dans la revue scientifique américaine Proceedings of National Academy of Sciences (PNAS) révèle "le rôle crucial joué par le gène RASGRF-2 dans la façon dont l'alcool stimule le cerveau pour sécréter la dopamine et déclencher une sensation de plaisir". L'alcool augmente la quantité de dopamine disponible dans une zone du cerveau qui gère la notion de plaisir, c'est ce que l'on appelle le circuit de la récompense.

Un gène des gros buveurs

"Les gens recherchent des situations qui satisfont leur sensation de plaisir grâce au circuit de la récompense, donc si votre cerveau est prédisposé génétiquement pour être dépendant à l'alcool, vous irez vers des conduites à risques avec l'alcool", exlique Gunter Schumann qui a dirigé cette étude à l'Institut de psychiatrie de l'Université King's College de Londres. Tout résiderait dans "cette variation génétique" et chez ceux qui possèdent le gène RASGRF-2, "l'alcool provoque dans leur cerveau un mécanisme de récompense, et ils sont donc plus susceptibles d'être de gros buveurs."

Le binge drinking est un comportement fréquent au Royaume-Uni où chaque année 5 000 adolescents sont hospitalisés à cause de l'alcool. Environ 2,5 millions de personnes meurent chaque année à travers le monde à cause d'une consommation excessive et dangereuse de l'alcool, ce qui représente un taux de 3,8 % de la mortalité globale selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). 

A l'avenir, selon le chercheur, il pourrait être possible de proposer des tests génétiques afin de prédire suivant les personnes les risques d'abuser de l'alcool. Mais les recherches doivent être poursuivies, car cette étude ne permet pas clairement de faire un lien avec une consommation d'alcool excessive à plus long terme.

Source : "Research reveals why some teenagers more prone to binge drinking", King's College London, 3 décembre 2012.

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