Bulletin de santé du 25 août 2011

Pour vivre vieux, vivons heureux ! C'est ce que révèle une étude sur le couple et l'espérance de vie après un pontage coronarien. L'Institut Pasteur développe par ailleurs un traitement susceptible de lutter contre certaines maladies inflammatoires chroniques de l'intestin, qui n'est autre qu'un dérivé du vaccin anti-tuberculeux BCG.

La rédaction d'AlloDocteurs
La rédaction d'AlloDocteurs
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Un dérivé du BCG rempart à la maladie de Crohn ?

Un traitement susceptible de lutter contre certaines maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI) comme la maladie de Crohn, est en passe d'être développé par des chercheurs français.

La clé de voûte de ces recherches n'est autre qu'un dérivé du vaccin anti-tuberculeux BCG. Ce traitement élaboré par des chercheurs de l'Institut Pasteur de Paris, a pour cible les "lymphocytes T régulateurs", cellules de l'organisme qui régulent notre système immunitaire afin d'éviter tout emballement, comme c'est le cas lors dans de nombreuses maladies inflammatoires. L'objectif de ce nouveau traitement pour les chercheurs de l'Institut Pasteur est de mobiliser un maximum de ces lymphocytes T régulateurs, avant qu'ils ne soient dirigés vers les foyers inflammatoires et qu'ils ne régulent au mieux le système immunitaire déficient.

Selon les chercheurs les premiers essais sur des modèles expérimentaux de souris donnent de réels signes d'espoir.

Le lancement d'essais cliniques chez l'homme ne devrait pas intervenir avant 2013.

Source : Institut Pasteur, août 2011

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Le bonheur dans un couple, gage de longévité !  

C'est en tout cas l'hypothèse avancée par des chercheurs américains de l'université de Rochester (USA).

Une étude, mise en ligne sur le site de Health Psychology, relate les investigations menées par ces chercheurs sur les dossiers médicaux de 225 personnes, hommes et femmes, ayant bénéficié entre 1987 et 1990, d'un pontage coronarien, une intervention destinée à rétablir une circulation sanguine fluide suite à l'obstruction de certaines artères.

Un an, puis quinze ans après l'intervention, des questions sur l'impact du pontage sur la vie conjugale des patients ont systématiquement été posées.

Les résultats de cette étude sont assez surprenants !  On apprend ainsi que 83 % des femmes mariées (et qui plus est "satisfaites" de leur mariage) étaient encore en vie, contre 28 % des femmes "malheureuses en ménage" et 27% des femmes célibataires. Chez les hommes, le taux de survie pour les maris "heureux" s’élève également à 83 % contre  60 % pour les hommes "malheureux en ménage" et 36 % pour les célibataires.

Au vu de cette étude, la satisfaction conjugale semble donc avoir autant d'importance sur notre état de santé (si ce n'est plus !) que le respect des comportements hygiéno-diététiques !

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Malgré sa foi, Steve Jobs lâche du lest

"J'ai toujours dit que si venait le jour où je ne pourrais plus remplir mes devoirs et les attentes en tant que directeur d'Apple, je serais le premier à le faire savoir", écrivait Steve Jobs dans une lettre adressée au conseil d'administration et à la "communauté Apple". "Malheureusement, ce jour est venu. Je démissionne donc en tant que directeur général d'Apple", ajouta-t-il.

Le co-fondateur en 1976 du groupe américain Apple, était en congé maladie depuis le mois de janvier 2011. Son deuxième en deux ans. Si les informations concernant son réel état de santé étaient très rares, certaines ont tout de même filtré.  En 2004, Steve jobs a été atteint d'une forme rare de cancer du pancréas, puis il a subi une transplantation du foie en 2009.

L'ancien directeur d'Apple a contracté une forme rare du cancer du pancréas. Celle touchant la partie "endocrine" de l'organe, les îlots de Langerhans, qui produisent les hormones comme l'insuline et qui régulent le taux de sucre dans le sang. Cette forme de la maladie ne représente que 5 % des cancers du pancréas, le plus fréquent étant celui concernant la partie exocrine de la glande, qui  secrète les enzymes nécessaires à la digestion.

La tumeur endocrine progressant lentement dans le corps, le cancer a vraisemblablement pu être bien traité dans le cas de Steve Jobs. En juillet 2004, M. Jobs annonçait aux employés d'Apple avoir subi une ablation de la tumeur. "J'ai eu une forme très rare de cancer du pancréas", qui, diagnostiquée à temps ("ce qui a été le cas pour moi"), peut être traitée - voire soignée - par ablation chirurgicale, écrivait-il de son lit d'hôpital.

Jusqu'en 2009, plus rien ne filtre sur l'état de santé du directeur général. Puis ressentant l'intrigue l'entourant, il parle de son amaigrissement remarqué, dont la cause, dit-il, était jusque là "un mystère pour moi et les médecins". Mais elle paraît selon lui désormais établie : "un déséquilibre hormonal qui m'a privé des protéines dont mon corps a besoin" et qui impose, dit-il, un régime alimentaire.

Quelques semaines plus tard, en avril 2009, Steve Jobs subit une greffe du foie, selon une information parue dans le Wall Street Journal et confirmée ensuite par l'hôpital, puis par Steve Jobs lui-même, sans explication. L'apparition de métastases pourrait être une raison à cette transplantation. Sans certitude.

Depuis, le flou règne toujours autour du patron de la marque à la pomme. Et si sa décision de prendre du recul à 56 ans (tout en restant président du conseil d'administration d'Apple) ne nous éclaire pas complètement sur son réel état de santé, elle nous donne bien quelques pistes...

Source: AFP

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Afrique du Sud : 10,6 % de séropositifs

Le gouvernement sud-africain estime à 5,38 millions le nombre de séropositifs dans le pays, sur environ 50 millions d'habitants. Les derniers chiffres connus faisaient état d'environ 5,7 millions de séropositifs.

Cela se traduit par un taux de prévalence du HIV de 10,6 % pour la population totale, et de 16,6 % pour le groupe d'âge de 15 à 29 ans", a détaillé le vice-président sud-africain devant le Conseil national des provinces (chambre haute du Parlement).

"Parmi les femmes enceintes testées, le taux de prévalence a baissé juste sous les 30 %", a-t-il ajouté, tandis que le taux de transmission de la mère à l'enfant a baissé de 10 à 3,5 % ces trois dernières années. Les jeunes se convertissent progressivement au préservatif, "ce qui a conduit à une légère baisse (du nombre) des nouvelles infections" parmi eux. Il a précisé que "le taux de nouvelles infections continue toutefois à dépasser les efforts de prévention".

"Un important point à noter est que le nombre de morts liés au sida commence à baisser lentement, grâce à l'intensification des traitements aux antirétroviraux", a souligné le vice-président sud-africain. Après de longues années de retard, dues à des atermoiements politiques, le pays dispose désormais du plus important programme d'antirétroviraux au monde, avec plus de 1,3 million de personnes traitées.

Le gouvernement a annoncé début août 2011 que la distribution d'antirétroviraux serait étendue à tous les malades dont le taux de lymphocytes CD4 passerait sous les 350 cellules par microlitre - le taux généralement recommandé -, contre 200 jusqu'à présent.

Source : AFP