Mexique : moins de publicité pour les aliments sucrés

Au Mexique, le ministère de la Santé a décidé de restreindre les publicités pour les boissons et les aliments sucrés à la télévision pour lutter contre le surpoids et l'obésité qui touchent 30% des enfants du pays.

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Mexique : moins de publicité pour les aliments sucrés
Mexique : moins de publicité pour les aliments sucrés

L'obésité et le surpoids représentent un des principaux problèmes de santé au Mexique, avec 70% des adultes et 30% des enfants touchés par une forme de surcharge pondérale. Et pour cause : le pays est le plus gros consommateur de boissons sucrées au monde, avec 163 litres consommés par individu et par an.

Quant au régime alimentaire, il n'est guère plus conseillé, puisque la nourriture mexicaine se compose en grande partie de plats frits. Cet ensemble de facteurs peuvent justifier le fait que cet Etat d'Amérique centrale est le plus touché par le diabète parmi les 34 pays membres de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques).

Pas étonnant donc que le ministère de la Santé ait souhaité réagir de façon significative face à ces maladies nutritionnelles : fin octobre 2013, l'impôt sur les aliments hautement caloriques a été augmenté de 8%, et un prélèvement d'un peso (0,06 euros) a été instauré pour chaque achat d'un litre de boisson sucrée. 

La publicité est la seconde à faire les frais de cette volonté de lutter contre l'obésité et le surpoids, puisque 40% des spots publicitaires pour des aliments hautements caloriques vont être supprimés à compter de ce 15 juillet 2014 lors d'horaires spécifiques, sur la télévision hertzienne et par câble :

  • Du lundi au vendredi de 14h30 à 19h30
  • Les samedis et dimanches de 7h à 19h30

Ces spots seront également interdits dans les salles de cinéma projetant les films autorisés à tout public. Au final, "seuls pourront faire l'objet de publicité durant les programmes pour enfant les produits qui correspondent à des critères nutritionnels".

Ces mesures radicales permettront aussi de limiter les coûts directs et indirects exorbitants du surpoids pour le système de santé mexicain, qui s'éléveraient à 8,5 milliards d'euros d'ici 2017 selon les experts.

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