Des nids de neurotoxines sous les lits

Une étude menée à la demande d'associations environnementales révèle les dangers sanitaires que représente la poussière sous les lits.

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Des nids de neurotoxines sous les lits
Des nids de neurotoxines sous les lits

Acariens, phtalates, les nids de poussières sont connus pour être nocifs, surtout pour les personnes à problèmes respiratoires. Une nouvelle étude menée par l'International Chemical Secretariat, Chemsec, et la Swedish society for nature conservation, révèle que la poussière sous le lit peut s'avérer toxique.

Des analyses faites sur des prélèvements ont révélé la présence de nonylphénols et de phtalates, des neurotoxiques qui peuvent provoquer des troubles de la santé. Ces substances toxiques sont d'autant plus dangereuses pour les enfants et les bébés, qui sont plus près du sol. Effet cocktail, la poussière accumule toutes les toxines rejetées par les murs, les meubles, les peintures, etc., créant ainsi un amalgame de substances qui, inhalées, sont nuisibles pour la santé.

Deux des perturbateurs endocriniens, le DIDP et le DINP, se retrouvent en quantité beaucoup trop importante. Alors que l'Autorité européenne de sécurité des aliments limite la quantité admissible de ces deux substances à 0,15 mg/jour/kilo, un bébé de 7 kilos serait déjà exposé, du seul fait de la poussière, à 3,5 microgrammes par jour.

"Pour que nous puissions dormir tranquilles, l'Union Européenne et tous les pays membres doivent réagir, demande Anne-Sofie Andersson, directrice de Chemsec. Actuellement, nous ne sommes pas correctement protégés par la législation européenne contre l'effet cocktail des perturbateurs endocriniens." Pour le Réseau Environnement-Santé, cette étude permet de mettre en évidence les substances à interdire et devrait inciter les scientifiques à approfondir la recherche sur les effets neurotoxiques de ces substances, "des travaux que l'UE peine à faire avancer dans des délais raisonnables et qui rencontrent une résistance importante des groupes de pression industriels", selon l'association française.

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