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Stérilet : quand les gynécologues s'entêtent

Abandonner la pilule au profit du stérilet, c'est le choix que de nombreuses femmes ont fait après la polémique autour des pilules de troisième génération… Mais dans les faits, il n'est pas toujours facile pour les femmes n'ayant pas eu d'enfant de trouver un gynécologue qui accepte de leur prescrire.

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Stérilet : quand les gynécologues s'entêtent

Selon un mythe persistant, le stérilet serait contre-indiqué pour les femmes nullipares, c’est-à-dire qui n'ont jamais eu d'enfants. Pourtant les autorités sanitaires recommandent l'utilisation du Dispositif Intra-Utérin (DIU) chez les nullipares depuis 2004. Il a été démontré qu'il n'y a pas plus de risques d'infections, de salpingites ou d'infertilité que pour les femmes ayant déjà eu des enfants.

Il existe deux types de stérilets implantés dans l'utérus :

Le dispositif intra-utérin au cuivre, d'environ 3 cm de longueur. Ce stérilet est composé de cuivre, un métal contraceptif qui neutralise les spermatozoïdes. Il est efficace dès la première journée de pose, mais peu provoquer des règles abondantes et parfois des saignements continus.

Le dispositif intra-utérin hormonal, qui libère une petite quantité d'hormones progestatives pendant cinq ans. La lévonorgestrel épaissit les secrétions du col de l'utérus, ce qui le rend ainsi inatteignable par les spermatozoïdes. A l'inverse du stérilet en cuivre, il réduit le volume et la fréquence des règles, tout en les rendant moins douloureuses. Poussées d'acné et prise de poids figurent parmi les effets indésirables.

"Jusqu'en 2004, les risques d'infections pelviennes liés à son implantation étaient un frein important. Depuis, il a été montré que ces risques étaient les mêmes pour une femme ayant eu des enfants que pour une adolescente sans enfant", expliquait le Dr Tamborini, en octobre 2014, pour réagir aux nouvelles recommandations de l'Académie américaine de pédiatrie. L'infection n'est pas liée au stérilet lui-même, mais à la sexualité de la femme, le risque augmentant avec le nombre de partenaires.    

Dans les faits néanmoins, certains gynécologues ont du mal à modifier leurs pratiques et rechignent à prescrire cette méthode de contraception aux jeunes femmes.

"La pilule reste le moyen le plus utilisé par les adolescentes. C'est une question de culture, le corps médical, comme les patientes, font preuve d'un blocage vis à vis du stérilet", expliquait le Dr Tamborini.

 

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