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AVC : le stress chronique, un nouveau facteur de risque

Le stress chronique serait un facteur de risque élevé dans la survenue d'un accident vasculaire cérébral, indépendamment du mode de vie et des autres facteurs de risque biologique, selon une étude publiée dans le Journal of Neurology Neurosurgery and Psychiatry le 27 août 2012.

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AVC : le stress chronique, un nouveau facteur de risque
AVC : le stress chronique, un nouveau facteur de risque

Le stress peut être à l'origine de différentes affections comme les accidents cardiaques, l'eczéma, ou encore certains troubles psychologiques. Cette étude montre qu'il est également un facteur déterminant dans la survenue des accidents vasculaires cérébraux (AVC).

Les chercheurs ont sélectionné un effectif de 450 personnes de 54 ans vivant tous dans le même quartier. Parmi eux 150 avaient déjà été hospitalisés à la suite d'un AVC, les 300 autres étant en bonne santé.

Leur état de stress a été évalué en observant les événements majeurs de leur vie, personnelle et au travail, la présence de symptômes d'anxiété et de dépression, l'état de bien-être général et les comportements indicatifs de personnalité dite de type A. Selon l'échelle ERCTA, qui est un test psychologique utilisé dans l'étude, la personnalité de type A se définit par des comportements agressifs, hostiles et impatients.

Outre ces facteurs, les chercheurs ont observé les risques biologiques liés aux AVC : un pression artérielle élevée, un fort taux de cholestérol ou encore des antécédents cardiaques. Et également leur mode de vie, c'est-à-dire leur consommation de caféine, d'alcool, de tabac et de boissons énergisantes, mais aussi leur vie de couple et au travail.

Les résultats ont montré que les personnes ayant vécu un événement stressant majeur, comme la perte d'un proche ou un licenciement, par exemple, présentent un risque quatre fois plus élevé d'AVC dans la même année. Ils ont également révélé qu'une personnalité de type A était un facteur de risque aussi important que la consommation du tabac.

Selon les chercheurs, le stress n'est pas le facteur de risque le plus important, mais il pourrait être un facteur aggravant pour les personnes à risque. Ces nouvelles données pourraient alors aider à améliorer la prévention au sein de cette population.

Source : "Is psycho-physical stress a risk factor for stroke? A case-control study", Journal of Neurology Neurosurgery and Psychiatry, le 27 août 2012. Doi : 10.1136/jnnp-2012-302420.

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