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Moins 50% d’accidents de la vie courante pendant le confinement

Une enquête de Santé Publique France démontre que le nombre total de passages aux urgences pour des accidents de la vie courante a baissé pendant le confinement, mais la part d’accidents graves parmi eux a augmenté pour certaines tranches d’âge.

La rédaction d'AlloDocteurs
La rédaction d'AlloDocteurs
Rédigé le , mis à jour le

Moins 55% de passages aux urgences pour des accidents de la vie courante (AcVC) pendant le confinement : du 16 mars au 10 mai 2020, il n’y en a eu que 7115 en tout selon le bulletin épidémiologique hebdomadaire de Santé Publique France, publié ce 22 juillet.

Ces accidents domestiques, accidents de sports et de loisirs et accidents survenant à l’école, sont à l’origine de 5 millions de recours aux urgences, plusieurs centaines de milliers d’hospitalisations, et plus de 20 000 décès en France chaque année.

Prudence néanmoins : ces chiffres ne comptabilisent que les passages aux urgences, dans un contexte de crainte de se rendre à l’hôpital. Davantage d’accidents de la vie courantes ont pu se produire sans être comptabiliés.

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Davantage d’accidents graves

Le nombre d’accidents graves c'est à dire nécessitant une hopitalisation a lui aussi baissé. Il est passé de 495 en 2019 à 368 en 2020. Cette baisse reste moins importante que celle enregistrée pour les accidents plus légers : - 13% contre - 55%.

Si l'on regarde l'évolution par classe d'âge, on constate que chez les moins de 15 ans, la baisse est encore plus marquée avec - 26%. Chez les plus de 45 ans, en revanche, la baisse est presque nulle (- 1%). 

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Pourquoi moins de passages aux urgences ?

Selon cette enquête, la baisse du recours aux urgences pour des pathologies autres que le Covid n’est pas spécifique à la France : ce phénomène a été observé en Chine, en Nouvelle-Zélande et en Espagne. L’étude suggère plusieurs explications : soit les patients ont voulu éviter une contamination, soit il ont souhaité éviter d’engorger les urgences.

Enfin, les mesures de fermeture des écoles et de limitation des déplacements ont « de fait réduit la survenue d’accidents en lien avec ces activités » durant le confinement.