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Un cinquième cas de coronavirus confirmé en France

En France, un cinquième cas de coronavirus a été confirmé hier, mercredi 29 janvier. Il s’agit d’une femme de 50 ans, la fille du touriste chinois de 80 ans actuellement hospitalisé dans un état grave.

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Un cinquième cas de coronavirus confirmé en France

Arrivé en France le 23 janvier, l’homme de 80 ans s’était présenté aux urgences le 25 janvier mais son cas n’avait pas tout de suite été considéré comme suspect.

« Il avait de la fièvre mais il n’avait pas du tout de signes respiratoires. Il ne venait pas de Wuhan mais d’une ville qui était 400 km au nord de Wuhan, donc il ne remplissait pas du tout, il était vraiment loin des critères donc il n’a pas été retenu comme un cas possible. Ensuite les signes respiratoires sont apparus, son état s’est dégradé, il a été hospitalisé en réanimation. Son état est grave », explique le Dr Yazdan Yazdanpanah, chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Bichat à Paris.

Identification des personnes en contact avec le malade

Dès que le diagnostic est tombé, tout a été fait pour essayer d’identifier les personnes présentes aux urgences qui auraient pu être en contact avec ce patient.

« Il y a des caméras qui ont été même utilisées pour regarder éventuellement qui portait des masques, qui ne portait pas de masques, on a pu identifier un certain nombre de personnes et on va suivre tout ce qui est recommandé et qu’on fait pour essayer de surveiller ces personnes. Il n’y a personne qui est pour le moment symptomatique, il y a peu de patients qui ont été identifiés avec un risque majeur », explique le Dr Yazdan Yazdanpanah, chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Bichat à Paris.

L’autre patient, âgé de 31 ans, vient d’être placé en réanimation car son état s’est dégradé et il a besoin d’oxygène. Dans le cas de ce coronavirus, les évolutions les plus graves se font sur quatre semaines.

Une aggravation de la maladie pendant un mois

« La première semaine, ils vont faire une pneumopathie banale. La deuxième, c’est là où on voit que leur état se détériore, ils vont finir en insuffisance respiratoire aigue transférés à ce moment-là en réanimation. La troisième semaine, c’est là où vont venir les surinfections pulmonaires et la quatrième semaine sera celle où éventuellement ils vont décéder. Donc vous voyez qu’il faut un mois entre le moment où vous avez eu vos premiers symptômes et le moment où vous décédez éventuellement », précise Arnaud Fontanet, responsable de l’Unité d’épidémiologie des Maladies Emergentes à l’Institut Pasteur.

La femme du patient de 31 ans est hospitalisée. Son état est stable. Un dernier patient est toujours sous surveillance au CHU de Bordeaux.

 

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