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Coronavirus : pourquoi le nombre de clusters augmente en France

Santé publique France comptait la semaine dernière 150 foyers de contamination, soit 41 de plus que la semaine précédente. Une situation attendue, puisque les capacités diagnostiques augmentent et que le suivi des cas s’améliore.

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Coronavirus : pourquoi le nombre de clusters augmente en France
Image d'illustration. Crédits Photo : © Shutterstock / Keitma

L’épidémie de coronavirus continue de régresser en France, mais le nombre de clusters, lui progresse. Le 4 juin, dans son point épidémiologique hebdomadaire, Santé publique France comptait en effet un total de 150 clusters dans le pays, hors Ehpad et milieu familial restreint. 142 étaient situés en métropole et huit dans les départements régions d’Outre-mer.

La semaine précédente, l’agence sanitaire recensait 109 foyers de contamination, dont 104 en France métropolitaine et cinq en Outre-mer.

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Ce n'est pas une mauvaise nouvelle

Mais pourquoi le nombre de clusters augmente si l’épidémie est sous contrôle, comme l’affirme le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy ? En soi, une augmentation du nombre de clusters n’est pas une mauvaise nouvelle.

"Le signalement de ces clusters en phase de déconfinement n’est pas une situation inattendue du fait de la poursuite de la circulation du Sars-CoV-2 en France, de l’augmentation importante des capacités diagnostiques et de la recherche active de cas autour de chaque patient infecté" rassure l’agence sanitaire.

"Aucune diffusion communautaire"

Cette augmentation traduit donc au contraire une meilleure capacité de repérage et de contrôle, à condition bien sûr de maîtriser ces foyers en isolant les cas positifs. Et c’est le cas pour le moment puisque "aucune diffusion communautaire n’est rapportée", c’est-à-dire qu’aucun nouveau cas n’est survenu hors de la collectivité et en lien avec le cluster non contrôlé, selon Santé publique France.

Si 62% de ces clusters sont en cours d’investigation, 23% sont maîtrisés : le suivi des contacts est en cours et aucun nouveau cas n’a été recensé sept jours après le dernier cas. Mieux, 15% des clusters sont clôturés, ce qui signifie qu’aucun nouveau cas n’a été enregistré 14 jours après le dernier cas et que tous les cas ont terminé leur quatorzaine.

Des critères de gravité élevés

Et ces foyers de contamination sont-ils à haut risque de propagation ? Parmi ces clusters, 66 % ont plus de cinq cas. Ils concernent notamment des personnes en situation de précarité et de vulnérabilité (17 % en établissements d’hébergement social et d’insertion, et 6% en communautés vulnérables), des établissements de santé (27%) et plus largement des entreprises (17%, en entreprises privées et publiques hors établissements de santé).

Et en ce qui concerne leur criticité, c’est-à-dire leur potentiel de transmission ou critères de gravité, 40% des clusters ont été évalués de criticité modérée et 37% de criticité élevée. "Parmi les clusters en cours d’investigation, 40 % ont une criticité élevée" note enfin Santé publique France.

Des mesures de contrôle en place

Aujourd’hui, "pour l’ensemble de ces clusters, les mesures de contrôle sont en place, et une forte vigilance est maintenue quant au risque de diffusion" affirme l’agence sanitaire.

Par ailleurs, dans les établissements médico-sociaux, les clusters sont "en nette diminution et le nombre de signalements est désormais très faible conformément à l’évolution de l’épidémie."

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