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Vaccination Covid : pour la HAS l'urgence n'est pas la troisième dose

La Haute Autorité de Santé ne préconise pas pour l’heure d’administrer une troisième dose de vaccin anti-covid à la population générale. Seuls les plus vulnérables et les plus âgés seront concernés par ce rappel.

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Vaccination Covid : pour la HAS l'urgence n'est pas la troisième dose
Image d'illustration. Crédits Photo : © PhotobyTawat / Shutterstock

Faudra-t-il une troisième dose de vaccin anti-covid ? Pas pour le moment, répond la Haute Autorité de Santé. Elle estime dans un avis publié le 16 juillet que ce rappel n’a à ce jour "pas lieu" d’être proposé à "l’ensemble de la population en dehors des plus vulnérables et des plus âgés", faute de "données disponibles".

Elle rejoint ainsi l’avis du Conseil scientifique, qui proposait le 8 juillet, d’"anticiper dès maintenant un rappel de vaccination" mais uniquement "chez les personnes de plus de 80 ans résidant en Ehpad ou à domicile".

Pas de données sur l'impact d'un rappel

Pour la population générale, "s’il parait très probable qu'une injection de rappel procurera effectivement un effet boost (...), les données disponibles à ce jour ne permettent pas d'évaluer précisément l'impact ni la nécessité d'un tel rappel sur la prévention des échecs vaccinaux", argumente l'autorité sanitaire. Un échec vaccinal est défini comme la survenue d’une infection au covid chez une personne vaccinée, plus de deux semaines après la deuxième dose.

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Priorité aux premières doses

Mais pour la HAS, "la priorité pour les prochaines semaines" n’est pas l’injection d’une troisième, mais bien l’augmentation de la couverture vaccinale, "en particulier chez les personnes âgées de plus de 80 ans", vaccinées à seulement 75% "malgré leur grande vulnérabilité face à la maladie".

Un rappel en cas d’échec vaccinal

Généraliser une troisième dose à l’ensemble de la population n’est pas exclu par la HAS qui précise qu’un tel rappel vaccinal serait envisagé "si une diminution de la protection contre le covid-19 dans le temps était mise en évidence sur la base d'échecs vaccinaux constatés en vie réelle (et pas seulement sur la base d'une baisse du taux d'anticorps) ou si un nouveau variant « résistant » aux vaccins actuellement disponibles émergeait sur le territoire".

Mais pour repérer ces situations et agir en conséquence, il faut surveiller les "infections chez les personnes complètement vaccinées" mais aussi lancer des études sur l'efficacité et la tolérance d'une injection supplémentaire.

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