Le syndrome des jambes sans repos
Ch@t du 3 octobre 2012 de 15h à 16h : les réponses du Pr. Marie-Pia d'Ortho, centre du sommeil, hôpital Bichat-Claude Bernard et du Dr Imad Ghorayeb, neurologue.
Par La rédaction d'Allo Docteurs
Rédigé le , mis à jour le
Les réponses du Pr. Marie-Pia d'Ortho, neurologue
Il faut s'assurer que ces mouvements ne sont pas le témoin/associé à des troubles respiratoires au cours du sommeil.
Ce médicament est habituellement bien efficace, il faut cependant s'assurer de sa bonne tolérance (absence d'effets secondaires ou effets secondaires minimes).
Ce n'est pas habituel d'avoir des symptômes dans la journée sauf dans les formes très sévères. Il ne faut pas forcément augmenter les doses de médicament, au contraire, car les signes dans la journée peuvent correspondre à un tableau très particulier que l'on appelle syndrome d'augmentation.
Le Sifrol® est compatible avec un stérilet. Il ne faut surtout pas augmenter les doses de vous même mais en parler avec votre médecin, notamment à cause du "syndrome" d'augmentation" qui est décrit dans les SJSR.
Non, le vrai SJSR n'est pas lié à une mauvaise circulation sanguine.
Ces symptômes sont compatibles, mais seuls un interrogatoire et un examen clinique complet permettront d'affirmer que c'est bien cela.
Certains patients décrivent une aggravation par la chaleur.
Il n'y a aucun risque à ne pas se traiter.
Cela peut être beaucoup de choses, il faut un interrogatoire avec le relevé de vos antécédents, des traitements éventuels que vous prenez par ailleurs etc... Et un examen clinique avant de pouvoir vous répondre.
Le traitement est indiqué dans les formes sévères, s'exprimant depuis plus d'un an, et au moins cinq jours par semaine. Par ailleurs certains traitements doivent être instaurés de façon progressive, ce qui rend impossible l'usage intermittent.
Non, pas forcément, mais en revanche il faut être attentif à avoir des apports en fer suffisants : Les symptômes peuvent réapparaitre lors d'une carence en fer.
Il y a d'autres médicaments, utilisés dans le traitement de la douleur, et de l'épilepsie (sans que cela n'ai rien à voir). Il faut aussi vérifier que vous n'avez pas de carence en fer.
Pas que je sache.
Tous les médicaments peuvent avoir des effets secondaires. Il faut peser soigneusement la balance bénéfice-risque. Cependant on a maintenant pas mal de recul sur la maladie et ses traitements, la tolérance et l'efficacité semblent rester bonnes avec le temps pour la plupart des patients.
Oui, mais si ce traitement est nécessaire il ne faut pas forcément l'arrêter. Cela dépend de la balance entre l'importance de la dépression et l'importance des symptômes du SJSR.
La survenue des symptômes le soir est un critère diagnostique => ce n'est pas un SJSR si il n'y a des symptômes que le jour.
Ce que vous décrivez ressemble au SJSR, mais il faut que votre médecin aille plus loin et s'assure qu'il n'y a pas autre chose.
On peut soigner les enfants (heureusement !), mais c'est vrai que le syndrome n'est pas très connu. Avez vous posé la question à votre pédiatre ?
Il fait partie des agonistes dopaminergiques (=médicaments qui activent les voies de la dopamine) qui sont efficaces.
Les mouvements périodiques de jambes sont très fréquemment associés au SJSR, ils sont considérés comme un syndrome différent, mêmes si les traitements peuvent être les mêmes (les docteurs sont des gens compliqués !).
En 1ère intention du Neurontin® voire du Lyrica®, mais il faut en peser soigneusement les indications (balance bénéfice - risque : importance des symptômes, sévérité du syndrome à mettre en balance avec les effets secondaires potentiels) et les signes associés (troubles du sommeil importants ou non ? autres pathologies associées ?), et le contexte global (maladies et traitements associés).
B9 et B12 sont des vitamines. Leur utilisation n'a pas fait la preuve d'un quelconque intérêt dans le SJSR. Le fer est intéressant, car il peut y avoir une carence en fer associée, qui aggrave les symptômes. Les opioïdes sont des médicaments anti-douleurs, l'exemple type est la morphine.
La description que vous en faites y ressemble mais il faut s'assurer qu'il n'y a rien d'autre, avec un interrogatoire et un examen clinique complet.
Oui.
Je ne vois pas le lien.
Si Sifrol® et Neupro® sont associés, ce que vous décrivez correspond à un syndrome d'augmentation (les symptômes augmentent avec les augmentations de doses). Dans ce cas, il faut, sous la conduite de votre médecin, changer de classe de médicaments. Si passage de Sifrol® à Neupro®, il faut peut être retourner au Sifrol® ou changer de classes de médicaments.
Le générique n'est pas plus remboursé que la spécialité (adartrel) dans le SJSR, il reste remboursé dans l'indication de la maladie de Parkinson. Si votre caisse vous le rembourse actuellement c'est qu'elle n'a pas vu qu'il vous était prescrit pour le SJSR et pas pour un Parkinson.
Parlez en à votre médecin. Ca ressemble à un syndrome des jambes sans repos, assez important. Il faut s'assurer qu'il n'y a rien d'autre et envisager un traitement.
Le syndrome d'augmentation correspond à une absence d'efficacité du traitement, y compris la nuit, et l'apparition des signes plus tôt dans la journée par rapport à avant.
En principe oui.
Ca peut être un effet secondaire du Sifrol®, et il vaut mieux arrêter le traitement avant que cela ne devienne vraiment problématique. Retournez consulter rapidement votre médecin.
Non.
Non c'est la 1ère fois que je l'entends.
Le Sifrol® n'est pas recommandé pendant la grossesse. Il est souhaitable de mettre en œuvre tout un ensemble de mesures par ailleurs (hygiène de sommeil, détente ...) et bien vérifier les stocks de fer. Ensuite ... A voir au cas par cas, pas de réponse standardisée.
Les réponses du Dr Imad Ghorayeb, neurologue
La cure thermale peut soulager les symtpômes de type "lourdeur" des jambes mais elle n'a aucun effet démontré sur le syndrome des jambes sans repos.
Il n'a jamais été démontré un lien direct entre pathologie thyroïdienne et syndrome des jambes sans repos ou maladie de Willis Ekbom.
Non, le canal lombaire étroit se manifeste essentiellement par une fatigabilité survenant après un certain périmètre de marche. Tout dépend également du retentissement de ce canal étroit sur la moelle épinière. Les douleurs qui se sont améliorées après la chirurgie ne faisaient pas partie du syndrome des jambes sans repos ou maladie de Willis Ekbom.
Son efficacité n'a jamais été démontrée de manière scientifique et contrôlée.
Soit il y a apparition d'un phénomène de tolérance au médicament soit il y a une majoration (ou fluctuation de la sévérité) de la symptomatologie du syndrome des jambes sans repos ou maladie de Willis Ekbom.
La réponse est oui ! Dans le syndrome des jambes sans repos ou maladie de Willis Ekbom les membres supérieurs peuvent également être affectés.
D'après les dernières études, les hormones féminines n'influencent pas la sévérité du syndrome des jambes sans repos ou maladie de Willis Ekbom.
Le Sifrol® doit être interrompu si désir de grossesse.
Les patients qui souffrent du syndrome des jambes sans repos ou maladie de Willis Ekbom, n'ont pas systématiquement une carence en fer. Dans le cas de votre fils, la survenue du syndrome des jambes sans repos est indépendante du taux de fer.
Non, le Tégrétol® peut quelquefois donner de bons résultats. Oui, la maladie peut parfois toucher les bras.
Avant de faire des examens complémentaires il faut consulter un neurologue.
Si le Sifrol® vous convient il n'est pas utile de le changer.
C'est possible.
Oui, mais difficilement exprimable.
Aucune étude clinique scientifique n'a été à ce jour réalisée pour démontrer l'efficacité de l'homéopathie dans l'indication syndrome des jambes sans repos ou maladie de Willis Ekbom.
Le lien est possible mais ne sera jamais démontré.
Si cela se produit la nuit, il est possible que ce soit des mouvements périodiques du sommeil.
Possiblement. Vous ne pouvez pas dépasser 3 cps de sifrol 0.18 par jour dans l'indication syndrome des jambes sans repos ou maladie de Willis Ekbom.
Oui, d'autres molécules peuvent être tentées pour vous soulager.
Peu probable.
C'est possible, si cette douleur est soulagée par le mouvement et aggravée par le repos.
Vous devez prendre du fer uniquement en cas de carence en fer !
Les antalgiques forts (opiacés, codéine ..) et le clonazepam (Rivotril®) peuvent être pris par intermittence en cas de crise.
Les traitements dopaminergiques marchent bien mais cela ne veut pas dire qu'il y a un manque de dopamine. Aucune étude n'a démontré un manque de dopamine dans le syndrome des jambes sans repos ou maladie de Willis Ekbom
Non.
Le syndrome des jambes sans repos ou maladie de Willis Ekbom peut être en rapport avec une carence en fer ! La correction de cette carence peut suffire à améliorer les symptômes.
Oui la chaleur peut majorer les symptômes. Consultez un neurologue.
Non pas de lien connu à ce jour.
Arrêter le Sifrol® progressivement. La grossesse est une contre indication aux médicaments agissant sur le système nerveux central.
Dans certains cas ils peuvent être utilisés avec succès.
Oui ! voir avec votre neurologue ou diabétologue.
Possiblement, le syndrome des jambes sans repos ou maladie de Willis Ekbom peut avoir une évolution épisodique.
Consulter un neurologue, le syndrome des jambes sans repos ou maladie de Willis Ekbom peut évoluer par épisode.
Il s'agit probablement de secousses musculaires qui surviennent de manière physiologique lors de l'endormissement et qui ne sont donc pas pathologiques. Vous pouvez faire du vélo.
Oui !
Oui il y a des médicaments efficaces ! A discuter avec le neurologue qui la suit pour la SEP.
100 à l'heure cela reste acceptable .
Il s'agit donc bien d'un syndrome des jambes sans repos ou maladie de Willis Ekbom.
Oui !
Si vous le prenez occasionnellement : aucun risque. Sinon, risque de dépendance ou de tolérance.
Les facteurs psychologiques peuvent fortement influencer le syndrome des jambes sans repos ou maladie de Willis Ekbom.
Dépendance et accoutumance.
Non !
Il faut lui expliquer qu'il faut faire l'inverse : soigner le syndrome des jambes sans repos ou maladie de Willis Ekbom pour améliorer le sommeil.
Aucune étude sur le sujet.
Le syndrome des jambes sans repos ou maladie de Willis Ekbom n'est pas une prédisposition pour la maladie de Parkinson. Arrêter de stresser et vos tremblement s'arrêteront. Le tremblement parkinsonien est unilatéral au début !!
Posez lui directement la question !!
Normalement sans excès !
Si ! Voir avec son neurologue !
Pourquoi arrêter le Lyrica® si efficace ?
Oui, il existe des médicaments efficaces, voir un neurologue.
Le syndrome des jambes sans repos ou maladie de Willis Ekbom peut avoir une forme familiale.
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Le syndrome des jambes sans repos, appelé aussi impatiences dans les jambes ou impatiences nocturnes, est un trouble neurologique qui se caractérise par un besoin irrépressible de bouger les jambes. Ce trouble impliquerait un manque de dopamine dans le cerveau et la moelle épinière.
Ces sensations désagréables de fourmillements, picotements ou sensations de brûlure surviennent particulièrement durant les périodes de détente ou d'inactivité et varient d'une personne à l'autre. Il peut être très difficile de simplement se reposer, de rester assis pour assister à une réunion ou de voyager en avion sans pouvoir se lever.
Ces symptômes ont tendance à s’aggraver le soir et la nuit, l'assoupissement est plus difficile et l’insomnie chronique qui peut en résulter entraîne une fatigue et une somnolence durant le jour, altérant énormément la qualité de vie. Certaines personnes racontent même avoir la sensation, au réveil, d’avoir marché toute la nuit.
Ce syndrome est plus fréquent à partir de 45 ans, mais parfois les enfants en sont atteints. La cause reste souvent inconnue, les autres causes peuvent être : une prédisposition héréditaire, une carrence en fer, une maladie chronique type diabète ou insuffisance rénale, une prise de certains médicaments comme les antidépresseurs. Il existe plusieurs moyens médicamenteux ou pas de soulager ces symptômes et de retrouver ainsi une vie plus satisfaisante.
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* Les réponses avec le Dr Christelle Monaca, neurologue spécialiste des troubles du sommeil au CHRU de Lille
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