Les anévrismes
Ch@t du 25 mai 2012 de 15h à 16h : les réponses des Drs Michel Piotin et Raphaël Blanc, neuroradiologues.
Par La rédaction d'Allo Docteurs
Rédigé le
Les réponses du Dr Michel Piotin neuroradiologue
Ces sont des migraines cataméniales, rien à voir avec un anévrisme.
Je ne crois pas que ceci diminue le risque de rupture.
Les anévrismes touchent rarement les patients avant 35 ans. Il faut plusieurs années pour qu'un anévrisme se développe.
Je pense que vous devriez consulter un neuroradiologue.
Assurer la respiration du patient en attendant les secours.
On ne retrouve pas toujours de cause. C'est dû à une faiblesse de la paroi artérielle.
Si après un an votre mari n'a pas récupéré il y a assez peu d'espoir.
Les risques de rupture d'un tel anévrisme sont de 10 % par an. Il faut traiter cet anévrisme si c'est possible.
Il faut consulter votre neuroradiologie pour assurer votre suivi. Les risques sont faibles mais ils existent.
Non, les AVC hormis les ruptures d'anévrisme ne font pas mal à la tête.
Le plus souvent, il n'y pas de cause précise. Le tabac et l'hypertension les favorisent.
Non, les spires restent en place avec le temps.
Non, le stress ne favorise pas la rupture.
Oui, vie normale.
Pas de rapport avec les anévrismes.
Oui.
En général non si on n'a pas trouvé de cause initialement.
Non la mutation V Leyden n'a pas de rapport avec les anévrismes.
Les spires et les coils décrivent la même chose.
Pas d'urgence mais votre tension doit être équilibrée.
Oui c'est très rare, l'occlusion de l'anévrisme peut se compliquer par une augmentation de la compression du cerveau.
Pas de nécessité si un seul membre de la famille du 1er degré a eu un anévrisme. Si 2 ou plus, alors il faut consulter.
Les migraines n'ont pas de rapport avec les anévrismes. C’est une maladie différente.
Non.
Oui avec une ARM. (Angiographie par Résonance Magnétique).
Le cavernome peut aussi saigner mais dans le cerveau, pas autour comme l'anévrisme.
3 à 5 % par an.
Non.
Oui.
Un médecin spécialisé en rééducation fonctionnelle.
Les artères rigides au fond d'oeil sont un témoin de l'athérosclérose, pas d'anévrisme.
Angiographie par résonance magnétique.
Non.
Non la migraine est une autre maladie.
Embolisation : 3 à 5 % de risque de complication.
Zéro tabac. Contrôler sa tension artérielle.
Non l'ictus n’est pas un AVC.
Consulter en neuroradiologie et réaliser une IRM de dépistage.
Oui.
Je crains que oui.
Oui peut-être par compression du nerf trijumeau.
Le risque augmente avec l'âge.
Oui vous pouvez développer d'autre anévrisme.
Non pas de rapport.
Oui quelques semaines après.
99 % avec céphalées.
Oui si on considère que l'exercice physique fait diminuer la pression artérielle au long cours.
Oui.
Quelques rares maladies, sinon tout le monde peut en développer un ou plusieurs.
Le risque de rupture est plus élevé qu'un anévrisme isolé (seul).
Ces maladies sont différentes et non liées. Pas de raison de dépister un anévrisme cérébral.
Non mais arrêtez le tabac.
Non.
Consultez aux urgences.
Si 2 parents du premier degré ou plus, oui sinon non.
Pas nécessaire.
Non.
Non.
Il faut que sa TA soit équilibrée car l'HTA favorise les AVC.
Exact, et le traitement comprend des risques.
Vous pouvez vous faire dépister. Consultez un neuroradiologue.
Les réponses du Dr Raphaël Blanc, neuroradiologue
Cette question revient fréquemment. D'après les recommandations actuelles, quand il y a 2 personnes dans la même famille qui ont eu des ruptures d'anévrismes on recommande un dépistage pour le reste des membres de la famille. Pour que cette prise en charge soit optimale, il faut consulter un médecin spécialisé en neuroradiologie interventionnelle (NRI).
Non, le FO ne montre que les branches de l'artère ophtalmique et pas les artères intracrâniennes.
Le mieux est effectivement de consulter en milieu spécialisé pour juger de l'opportunité d'un examen complémentaire.
Oui il est important de dépister et contrôler les facteurs de risques comme l'HTA à partir de 40 ans.
Il est très important pour les patients porteurs d'anévrismes d'être suivis de manière régulière pour contrôler l'absence de croissance des autres anévrismes. Ce suivi est organisé par le centre qui vous a pris en charge pour les autres anévrismes. L'opportunité de poursuivre ce traitement souvent institué à la phase aiguë de la rupture doit être rediscutée avec le médecin qui vous a pris en charge.
La présence d'anévrysmes multiples et l'apparition d'autres anévrysmes longtemps après une première rupture est un phénomène maintenant bien connu. C'est pourquoi un suivi à très long terme est recommandé pour les patients victimes d'un anévrysme intracrânien.
Non. À l'heure actuelle les seuls facteurs semblant être retrouvés sont antécédents familiaux, tabagisme, et hypertension artérielle.
Il ne s’agit pas a priori de céphalées en rapport avec un anévrysme. Ce type de maux de tête relève d'une consultation avec un médecin neurologue spécialisé dans les céphalées.
Après une hémorragie méningée il est possible d'avoir ces symptômes et notamment une grande fatigabilité. Vous devez reprendre contact avec le médecin qui vous a pris en charge pour envisager d'adapter progressivement votre reprise d'activité professionnelle.
Il s'agit d'une symptomatologie compressive suite à ce méningiome, vous devez consulter un neurochirurgien. L'association avec un anévrisme est exceptionnelle.
Il faut consulter un neurologue spécialisé dans la prise en charge des céphalées.
La rupture d'anévrysme que vous avez présentée est récente. Il faut plus de temps pour envisager une récupération complète des troubles que vous présentez (au moins un an pour avoir une idée plus précise).
Il est important que cette enfant ait une consultation en milieu spécialisé d'ophtalmologie.
Non, la rupture d'anévrysme est assez typique : très brutale et très violente, ces caractéristiques doivent absolument alerter et le patient doit bénéficier d'une consultation en urgence.
Ce type de symptômes doit inciter toute personne à consulter. Il peut s'agir de symptômes précurseurs, d'accident vasculaire cérébral ischémique ou de signes d'atteinte de la rétine. Dans les deux cas il faut consulter très rapidement.
Le risque de recanalisation après traitement d'un anévrisme est d'environ 20-25 %. Dans quelques cas seulement le médecin neuroradiologue interventionnel sera amené à vous proposer un retraitement.
Les anévrismes multiples sont présents chez environ 20 % des patients. 5 anévrismes n'est cependant pas très fréquent.
Il n'existe pas de lien établi entre migraine et anévrysmes, donc s'il n'existe pas d'antécédents familiaux d'anévrysmes chez votre mari on ne propose généralement pas de dépistage.
On parle de nidus dans le cas des malformations artérioveineuse qui ne sont pas de anévrismes.
A priori aucun lien. Vous pouvez continuer de boire thé ou café mais avec une taille de 8mm pour un anévrysme intracrânien, une consultation semble justifiée.
Avant de réaliser une IRM il est préférable de consulter un neurologue auparavant. Cette consultation permettra de cibler la demande de l'IRM et augmentera la qualité des résultats.
Les anévrismes géants de la circulation vertébro-basilaire sont parmi les anévrismes les plus graves et plus durs à traiter. Il est important de poursuivre cette rééducation et la prise en charge orthophoniste car il y a encore des possibilités d'amélioration et d'une meilleure adaptation à votre handicap.
La rupture d'un anévrisme est souvent très sévère et les patients peuvent mettre de longs mois avant de récupérer. Souvent en cas d'hémorragie, après la réanimation la nécessité d'un réapprentissage est présente comme vous le décrivez bien.
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L'anévrisme cérébral apparaît lorsque la paroi d'une artère intracrânienne se déforme, se dilate de façon anormale sous l'influence de divers facteurs. Il se crée alors une pochette où le sang s'accumule puisque celle-ci communique avec le vaisseau. La rupture d'anévrisme représente environ 10 % des accidents vasculaires cérébraux (AVC). Lorsqu'elle survient subitement, la mort est souvent inévitable.
Des signes précurseurs peuvent cependant attirer l'attention dans les heures et même les jours qui précèdent et un traitement médical est envisageable. Bien que la formation de l'anévrisme cérébral soit souvent reliée à une faiblesse congénitale du tissu vasculaire, certains se forment plus tard durant la vie en relation avec diverses maladies, habitudes de vie ou traumatisme crânien. 2 à 4 % de la population sont porteurs d'un anévrisme cérébral, l'incidence de la rupture d'un anévrisme est très faible : environ 1/10 000 habitants par an.
Hormis l'aspect congénital, certaines habitudes de vie (tabagisme, prise de contraceptifs oraux et consommation excessive d'alcool) influencent l'apparition d'anévrisme. Bien que la rupture d'anévrisme puisse survenir au repos, une relation importante est faite avec l'élévation soudaine de la pression (stress, orgasme, exercice physique intense).
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* Les réponses du Pr. Jacques Moret, chef du service de neuroradiologie interventionnelle à l'hôpital Baujeon (AP-HP)
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