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Auteur suspicion de fibromyalgie ...
magouille6769
Le 23/08/2018 02:29:58

Bonjour à tous.

Je préfère prévenir, mon texte va être très long... Je ne sais pas presque pas par ou commencer.

Je dirais que c'était il y a deux ans. Je ne sais pour quelle raison, du jour au lendemain, j'ai commencé à avoir des douleurs en haut du dos, notamment entre les omoplates. Je travaillais en tant que réceptionniste d'hôtellerie à l'époque, et je n'avais pas d'activité sportive - le travail me pompant déjà beaucoup d'énergie.

Ces douleurs sont devenues importantes, handicapantes à force. Surtout au travail, puis même chez moi, ou je me retrouvais parfois à ne plus bouger du canapé, ne plus savoir dans quelle position me mettre, bouger et ne pas bouger étant douloureux. Avec les mois, j'ai fini 2 fois à sos médecin, une fois pour névralgie cervico-brachiale, une autre pour sciatique. De là, j'ai commencé la kiné, car mon dos était un champ de ruine. La kiné servait surtout à réveiller encore plus les douleurs. J'étais épuisée, c'est aussi à cette période que les positions dans le lit m’empêchaient de dormir, que les gestes du quotidien représentaient un réel effort, que mes muscles étaient hyper raides en permanence. Plus faibles aussi. Et c'est à cette période aussi que j'ai commencé à prendre des médocs de façon quotidienne. Le boulot devenait intenable, je souffrais littéralement le martyr.

Cela a dû durer 6 mois, au moins. Je me suis retrouvée bloquée plusieurs fois, les douleurs du haut du dos se sont déplacées aux cervicales, puis des maux de tête. Je commençais à faire des examens. Le moral commençait à baisser. Rien sur les examens, les médecins qui me parlaient de déstresser, activité physique, étirements chez moi, médecines douces.. Et pendant ce temps, des maux plus insidieux apparaissaient progressivement: douleurs dans les bras, mains qui brulent avec fourmillements (à une période, quasi toutes les nuits je me réveillais avec un bras mort), douleurs aux genoux et en bas du dos, douleurs pelviennes, douleurs au visage, yeux qui brulent, gorge qui brule, acouphènes... sans parler de mon système immunitaire qui s'affaiblissait avec donc les petites infections qui accompagnent. 

Je pourrais appeler cette période : "la descente". Descente de santé, descente du boulot, que j'ai quitté, descente de mon couple, du moral, la vie sociale qui diminue.. Je commençais à désespérer, du fait de voir que les médecins me répètent les mêmes choses, je n'ai jamais eu la recommandation d'aller voir un quelconque spécialiste tandis que mes douleurs s'étendaient, j'avais l'impression que mon passif anxieux jouait réellement contre moi.. 

Je suivais tous leurs conseils: étirements, j'ai fait de la salle de sport pendant un bon moment, kiné, gestion du stress... mais rien n'allait mieux.

Il y a encore 3 mois, j'étais au fond du gouffre... Mon petit ami commençait à se "lasser" de mes douleurs sans pouvoir rien y faire, de mes humeurs massacrantes et versatiles, mes pleurs, ma démotivation dans tout. Car oui, mon caractère a changé, difficultés à retenir ou contrôler les émotions. Quand mes douleurs ont commencé, nous n'étions en couple que depuis 6 mois, et celle qu'il a connue était joviale, épanouie, dynamique. J'ai l'impression que, du jour au lendemain, je suis devenue une femme agée, que l'énergie et l'enthousiasme sont partis peu à peu. 

Je suis allée voir un rhumato il y a 2 jours, conseillé par mon nouveau nouveau médecin, qui est plus à l'écoute. C'est lui qui a, il y a justement 4 mois environ, décidé de me donner un rdv avec un neurologue pour suspicion de fibro.mais les délais étant bien trop long, j'ai demandé à voir le rumatho avant.

Je dois préciser que, depuis 2 mois environ, je vais beaucoup mieux. Beaucoup de symptômes sont estompés, voire disparus. Je suis partie 2 mois chez mes parents, pour me changer de ces idées noires et de mon inactivité. Car cela fait 1 an maintenant que je suis au chômage. J'ai beaucoup marché, vu du monde.. donc je vais mieux. C'est donc avec appréhension que je me rends chez le rumato. Je n'ai expliqué que brièvement ce qui m'amenait, notamment les symptômes musculo-squelettiques. Sans parler de TOUT le reste. Il me fait un examen et me manipule, touche les fameux points j'imagine, le tout sans rien dire ni sans me demander quoi que ce soit. Puis me dit qu'il ne pense pas que ce soit ça. Mais surtout, me redit ce que j'ai déjà entendu tellement de fois... du sport, de la piscine, des étirements, que la kiné n'est pas utile chez moi. Mais surtout, que toutes ces douleurs sont dues au fait que j'ai décroché, du boulot, du sport... je me suis permise de lui dire que, si j'en étais justement arrivée à ce "décrochage", c'est bien à cause de ces douleurs ! que malgré tous mes efforts, je n'arrivais pas à les estomper. Mais il n'a pas réagi et a redit les mêmes choses, en ajoutant 'si à 28 ans on a déjà décroché...". 

Je dois vous avouer que j'ai reçu une grosse baffe... j'attendais beaucoup de ce rdv. J'ai eu vraiment le sentiment qu'il me reprochait explicitement d'avoir provoqué ces douleurs de par mon inactivité. Cela va peut être paraitre bizarre, mais j'attendais presque enfin un diagnostic. Même celui-ci. D'autant que, avant même que mon médecin me parle de cette maladie, j'en avais entendu parler par hasard, et trouvais de manière troublante, que les maux décris ressemblaient aux miens. Mon copain lui même commence à croire que j'exagère et manque de volonté. Il m'a conseillé ce fameux livre de Cymes, "Chers hypocondriaques", c'est vous dire son état d'esprit… 

Ce que les gens n'ont pas l'air de comprendre, c'est que je ne peux pas exagérer tout cela, dans le sens où je ne suis pas du tout de nature plaintive, au contraire ! avant cela je n’étais presque jamais malade, dynamique, une douleur ne m'avait jamais empêché de faire quoi que ce soit ! Alors pourquoi prendrais-je maintenant plaisir à me plaindre, à voir le(s) médecin(s) tous les mois, à passer d'une vie active et épanouie à une vie de loque ??

Voilà, je suis désolée pour ce si long récit.... Je voulais savoir si, d'après vous et les symptômes que j'ai cités, le rumatho pouvait s'être trompé ? Ai-je tort de m'accrocher, en quelques sortes, à cet éventuel diagnostic ? Quelles sont vos recommandations ? 

Merci de m'avoir lue :))

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