Brevet : nos conseils pour affronter les épreuves avec sérénité

850 000 élèves de troisième passent actuellement leur brevet. Votre enfant en fait partie ? Pas de panique, la Dre Diana Kadouch, nutritionniste, vous livre ses conseils pour bien gérer cette étape.

Muriel Kaiser
Muriel Kaiser
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Brevet : nos conseils pour affronter les épreuves avec sérénité

Votre enfant passe le brevet ? Plongé dans les révisions, vous vous demandez quelle hygiène de vie lui faire adopter pour qu'il soit dans les meilleures conditions ?

La Dre Diana Kadouch, médecin nutritionniste et médecin du sport, livre ses astuces pour aider votre enfant à se préparer au mieux et réussir sereinement les épreuves qui l'attendent. 

Petit-déjeuner ou en-cas

Pour ceux qui ont l’habitude de petit-déjeuner, la consigne est claire : ne changez rien ! "Ce n’est pas le moment d’improviser, d’écouter les copains qui disent qu’il faut manger autre chose le matin. On utilise ce que l’on connaît. On est déjà dans un état de stress, alors on évite de rajouter un stress supplémentaire à notre corps en changeant les habitudes", assure la Dre Diana Kadouch. 

Pour les autres, "si on n’est vraiment pas du matin, que l’idée de manger est problématique, alors il faut emmener quelque chose avec soi. De manière générale, le cerveau utilise beaucoup de glucides, il a besoin de sucre. Avec le stress de l’épreuve, il en consomme encore plus. Ne rien manger du tout, c’est se pénaliser sur le plan intellectuel".   

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La médecin conseille d’emmener une banane ou un yaourt, riches en glucides. "On n’achètera pas de viennoiseries, trop grasses et sucrées, qui rendent la digestion compliquée". Mieux vaut du fait maison : "prenez une tranche de pain semi-complet, riche en céréales, avec un ou deux carreaux de chocolat noir 100%, ce sera parfait".    

Bien s’hydrater avant l’épreuve

"La chose la plus importante : l’hydratation", rappelle la médecin. "Quand on perd ne serait-ce qu’1% de déshydratation dans notre corps, ce sont entre 10% et 20 % de capacités intellectuelles qui chutent".

Alors Diana Kadouch conseille de boire de l’eau la veille au soir mais aussi le matin même. "Pour éviter le passage au petit coin pendant l’épreuve qui peut être une source de stress, on préconise de bien boire entre 1h et 2h avant l’épreuve". Une raison de plus de se lever tôt et démarrer la journée sereinement.

Les choses à éviter

Si beaucoup de jeunes sont tentés par les barres à céréales à emmener le jour de l’épreuve, la Dre en nuance l’efficacité : "les barres de céréales peuvent être intéressantes, mais généralement, elles ont du sucre ajouté et du sucre rapide". Il vaut donc mieux opter pour un fruit.    

Les fruits oui, mais pas les jus de fruits. Ceux-ci peuvent provoquer des hypoglycémies et entraîner un "coup de pompe, tout ce que l’on veut éviter" le jour de l’épreuve.   

Quid des boissons énergisantes ?

"C’est surprenant puisqu’elles sont en vente libre, mais les boissons énergisantes - que j’appellerai plutôt stimulantes – ne sont absolument pas recommandées aux enfants ni aux adolescents", soutient la Dre. "Elles sont très riches en ingrédients qu'on ne contrôle pas et notamment chargées en caféine", explique-t-elle.

"Quand on n’a pas l’habitude de la caféine et qu’on ne rend pas compte qu’on l’accumule, on la tolère très mal physiquement". Cela se traduit par des nausées, des palpitations, des sueurs voire des troubles digestifs.     

Et les compléments alimentaires ?

Concernant les complémentaires alimentaires censés améliorer la concentration, Diana Kadouch explique : "ce ne sont pas des médicaments, donc ils n’ont pas les mêmes cahiers de charge. Concrètement, ils promettent des choses qui ne sont pas prouvées scientifiquement". Pour la Dre, il vaut mieux privilégier une bonne alimentation qui apporte les bienfaits nécessaires.   

D’autres compléments vantent la réduction du stress ainsi qu’un meilleur sommeil. "La mélatonine, utilisée dans beaucoup de cas, n’est pas efficace quand les troubles du sommeil sont dus à l’anxiété", poursuit la professionnelle. "Ce n’est absolument pas recommandé et pas utilisé par les médecins".   

Le sport et le sommeil contre l’anxiété

L’un des remèdes pour lutter contre l’anxiété est de faire du sport. "On a souvent envie de travailler, pas de faire du sport, mais c’est le moment ou jamais ! La pratique d’une activité physique permet de réduire naturellement l’état de stress".   

Il est aussi important de préserver son sommeil pendant cette période stressante, où l’on peut être tenté de se coucher tard pour réviser. "Il faut se coucher plus tôt. De manière générale, restez à l’écoute de vous-même", préconise Diana Kadouch.    

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