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Du vert, du bio, de l'écolo !

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Des perturbateurs endocriniens à toutes les sauces!

Rédigé le 12/03/2014 / 0

Pesticides, produits d'entretien, plastiques, contenants alimentaires, textiles, cosmétiques... les perturbateurs endocriniens ont envahi notre quotidien. Et alors que les études scientifiques se multiplient pour dénoncer leurs toxicités ils ne sont pas prêt de disparaître.

En 2009, alors qu’elle entérine le règlement n°1107/2009 sur les pesticides, la Commission Européenne s’engage à faire le ménage. Dans l’alinéa “b” de l’article 23, elle stipule clairement que désormais seules pourront être autorisées les substances qui ne sont “pas intrinsèquement capable de provoquer des effets perturbateurs sur le système endocrinien”. Une décision qui fait date, d’autant que la Commission s’engage également à définir ce qui rentre dans la catégorie des PE avant fin 2013.

Une Commission Européenne mise au pas.

5 ans après il n’en est rien. La Commission Européenne a cédé au lobbying de l’industrie chimique qui ne veut surtout pas à avoir à financer l’évaluation des quelques 100 000 molécules qu’elle a mis sur le marché ces dernières décennies. Pire, avec son étude d’impact économique demandée à l’automne dernier, la Commission semble même faire marche arrière.

Dans un article publié en septembre dernier dans Environmental Health News, la journaliste Stéphane Horel explique bien comment les Industriels ont manœuvré.

Pas de réglementation, mais des preuves scientifiques.

Pourtant chaque jour, les scientifiques rajoutent des substances sur la liste des produits chimiques faisant potentiellement partis des perturbateurs endocriniens. L'année dernière, l'Organisation Mondiale de la Santé et le Programme des Nations-Unies pour l'Environnement ont même désigné la perturbation endocrinienne comme étant une « menace mondiale » pour la santé humaine et l'environnement. Listant ainsi 800 substances (1500 pour les associations) et sommant les Etats de réagir.

En menaçant de poursuivre la Commission Européenne en justice pour non respect de ces engagements, la ministre suédoise Lena Ek espère forcer Bruxelles à réagir. Dommage que pour l’heure elle ne soit pas soutenue. En juillet 2010, la France avait pris ses responsabilités en interdisant le bisphénol A dans les biberons, et tous les contenants alimentaires à compter du 1er janvier 2015. Cette fois, La France reste étonnement silencieuse. 

 

Laetitia Fouque