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Semaine de l'endométriose

Rédigé le 04/03/2013 / 2

C’est la semaine de l’endométriose, une maladie qui concerne 1 femme sur 20 à 1 sur 10 d'après Endofrance L’occasion de mettre en lumière le retentissement sur la sexualité de cette maladie qui touche des femmes jeunes.

 

L’endométriose est une maladie dont l’origine est inconnue et dont le symptôme phare est la douleur, souvent durant les rapports sexuels. Son appréhension entraîne une absence de lubrification qui majore la souffrance. Une douleur qui entache la sexualité, dénuée de spontanéité et de plaisir, et qui perturbe l’intimité du couple.

Corolaire de la sexualité, la conception est elle aussi souvent perturbée par la maladie. On estime que 30 à 40% des femmes pourraient ne pas pouvoir avoir d’enfant, donnant à la procréation médicale assistée une place de choix. Une donnée qui complique également la sexualité, comme si la douleur ne suffisait pas…

Anxiété, baisse de l’estime de soi, relation de couple parasitée, qualité de vie fortement bouleversée sont les conséquences logiques de cette sexualité mise à mal.

Communiquer envers et contre tout

Comment avoir envie d’aller vers son amoureux en sachant que la douleur sera au bout de cette caresse ou de ce baiser ? Comment faire comprendre à l’autre ce que l’on vit, ce que l’on ressent ?

La communication est essentielle au sein du couple, d’autant plus que la douleur ne se voit pas. Le partenaire ne peut comprendre ce que l’autre traverse qu’à condition de lui parler. Qu’il soit présent lors de consultation auprès du gynécologue offre aussi la possibilité de réaliser qu’il s’agit bien d’une maladie, que la douleur est réelle. C’est aussi l’occasion pour lui de soutenir celle qu’il aime.

Des traitements à double tranchant

Les traitements donnés contre l’endométriose peuvent avoir un impact négatif sur la libido et sur la lubrification. C’est le serpent qui se mord la queue…

Le traitement chirurgical semble efficace sur les douleurs durant les rapports mais la composante psychologique qui résulte des douleurs est également à prendre en charge par un psychologue ou un sexologue.

Ne pas faire de croix sur l’amour

Consulter un sexologue est une alternative pour améliorer sa sexualité et instaurer un dialogue constructif.

Inventer une sexualité qui ne se résume pas à la pénétration crée un autre moyen de se donner du plaisir et de se réconcilier avec la sexualité. S’embrasser, se masser, se masturber mutuellement ou encore faire une fellation ou un cunnilingus sont d’autres moyens d’accéder au plaisir.

De plus, certaines positions, notamment celles qui n’entraînent pas de pénétration profonde, ne provoquent pas de douleur. Cela vaut le coup de varier les positions pour en trouver une moins douloureuse. Le soutien du sexologue ou psycho-sexologue sera parfois nécessaire pour accepter cette nouvelle donne.

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