1. / Blogs
  2. / 100% psycho-sexo

100% psycho-sexo

100% psycho-sexo

Nouvelle grippe mexicaine : autopsie d’une psychose

Rédigé le 30/04/2009 / 0

La grippe hivernale fait entre 250 000 et 500 000 morts chaque année (chiffres à vérifier), le paludisme tue 2 millions de personnes dans le monde... Alors pourquoi la grippe porcine suscite-t-elle tant d'inquiétude et d'angoisses ?

 

Un virus "inconnu"

Le responsable de la nouvelle épidémie ? Le virus H1N1, un virus de la famille des influenza A.  Il provoque une grippe chez les porcs, d’où son nom.

 

Son réservoir initial ?

Les porcs mais la transmission à l’homme est connue depuis 1930 chez les personnes en contact avec les porcs. Avec quelques épidémies, avec une transmission d’homme à homme, dont la fameuse grippe espagnole en 1918. Mais le virus n’a pour l’instant pas été retrouvé chez un porc… Ne l’appelez donc plus "grippe porcine", cette nouvelle grippe nord-américaine ou mexicaine touche les hommes et se transmet d’homme à homme !

 

Sa particularité ? Le virus actuel combine 2 souches porcines, 1 souche aviaire et 1 souche humaine. Et ça, c’est la nouveauté qui effraie. Car le virus peut se propager dans le monde entier via les hommes contaminés. D'où la crainte d'une pandémie...

 

Des malades jeunes et en bonne santé

Les symptômes de la nouvelle grippe sont classiques : fièvre, maux de tête, éternuements, courbatures, perte d’appétit, fatigue, parfois associés à des diarrhées et des  vomissements.

 

Mais ses victimes surprennent : de jeunes urbains, a contrario des personnes âgées ou des nourrissons, cibles classiques de la grippe saisonnière.

 

D’autres éléments aggravants

Ce qui inquiète vraiment les scientifiques ? La survenue de la nouvelle grippe à Mexico, megalopôle par excellence. Sa grande densité humaine facilite la contamination. Mexico est de plus doté d’un aéroport de grande envergure, aux destinations multiples. Et alors ? Cela favorise la diffusion des germes dans le monde entier. Les malades commencent à émerger dans 4 continents : Amériques, Europe, Asie, Océanie. Les symptômes des cas mortels sont brutaux et mal définis. Ce qui n’aide pas à une prise en charge rapide.

 

Les installations sanitaires ne seraient pas forcément aptes à gérer ce type de crise. C’est l’hypothèse initialement avancé pour expliquer le décès de personnes jeunes. Hypothèse mise à mal par le premier décès observé aux Etats-Unis ce matin...

 

Plus d'infos en images avec une interview d'Antoine Flahault, épidémiologiste, directeur de l'EHESP

 

Et lisez la suite le 1er mai ! Avec la prévention, les traitements, le niveau 5 de l'alerte !