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Claustrophobie : guérir grâce à la réalité virtuelle

Dans le cadre des thérapies comportementales et cognitives (TCC), la réalité virtuelle est de plus en plus utilisée pour traiter la claustrophobie.

Rédigé le , mis à jour le

Julie souffre de claustrophobie, c'est-à-dire la peur des espaces clos

La claustrophobie correspond à la peur des espaces clos (parkings souterrains, ascenseurs...). Elle se manifeste notamment par augmentation de la fréquence cardiaque, une forte anxiété, des bouffées de chaleur ou encore une difficulté à respirer...

Pour vaincre cette peur des espaces clos, les psychiatres ont de plus en plus souvent recours à la réalité virtuelle. C'est un peu comme un jeu vidéo où le patient est exposé progressivement à des situations qu'il redoute. La thérapie virtuelle est une technique sans danger qui permet de tromper nos sens et d'exposer régulièrement les patients à leurs phobies.

Efficace chez plus de deux tiers des patients

Au travers de la réalité virtuelle, le psychiatre encourage le patient à s'exposer à l'objet de sa phobie, à mesurer son anxiété et grâce à des exercices de respiration à calmer son angoisse. "Les exercices de réalité virtuelle consistent notamment à se confronter de manière progressive à l'objet de sa peur, jusqu'à ne plus avoir peur. C'est ce qu'on appelle le phénomène d'habituation ou d'extinction de la réponse de peur (...) Et la littérature scientifique montre que la réalité virtuelle est aussi efficace qu'une confrontation en vrai", explique le Dr Fanny Levy, psychiatre.

Après plusieurs séances de réalité virtuelle, le psychiatre peut proposer au patient de réaliser des exercices dans la vraie vie : "La progression des patients est assez variable d'un patient  à l'autre. Globalement, une dizaine de séances sont nécessaires pour venir à bout de la phobie. Et on constate une nette amélioration à partir de la quatrième, cinquième séance", souligne le Dr Levy.

La réalité virtuelle est un outil encore récent dans le traitement des phobies. Mais il s'agit d'un outil efficace qui fonctionnerait chez plus de deux tiers des patients.

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