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Ecoles d’infirmiers : la fin des "frais illégaux"

Les ministres de la Santé et de l’Enseignement Supérieur ont décrété comme illégaux les frais complémentaires imposés par les instituts de formation. Elles rappellent également que tous les stages doivent être indemnisés.

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Ecoles d’infirmiers : la fin des
Crédits Photo : Creative Commons / Pxhere

Frais indus, stages et trajets mal voire pas indemnisés : les "pratiques non conformes" des instituts de formation en soins infirmiers (Ifsi) ont été recadrées par une instruction des ministres de la Santé et de l'Enseignement supérieur. C’est la Fédération Nationale des Etudiant.e.s en Soins Infirmiers (FNESI) qui avait chiffré et dénoncé ces pratiques en juillet dernier dans un dossier intitulé Frais complémentaires illégaux : quand les Ifsi explosent la tirelire des étudiant.e.s. Elle rapportait que des frais "illégaux" était imposés aux 40.000 élèves des 124 Ifsi, "contraints de débourser jusqu'à 335 euros supplémentaires par an".

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"Aucun frais pédagogique complémentaire"

C’est dans un communiqué publié le 13 novembre par la FNESI sur son site internet que ce syndicat annonce que "le ministère des Solidarités et de la Santé et le ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ont tranché : les frais complémentaires imposés par les Ifsi publics sont illégaux".

La FNESI s'est félicitée dans son communiqué d'une "grande victoire". Concrètement, "aucun frais pédagogique complémentaire ne doit être demandé lors de l'inscription", ont rappelé Agnès Buzyn et Frédérique Vidal dans une instruction interministérielle adressée aux directeurs d'Ifsi.

Plus question, donc, de facturer des "prestations facultatives" comme les "frais de reprographie" ou des dépenses "déjà prises en charge" comme "l'accès à la bibliothèque universitaire".

Indemnités de stage et de trajet

Les ministres soulignent également que "les indemnités de stage et les frais de déplacement" ne peuvent faire l'objet d'"aucune contrainte ou restriction" pour les élèves en rattrapage ou en redoublement. De même, un "plafond d'indemnisation" ou un "quota minimum" pour les indemnités kilométriques "ne sont pas conformes à la réglementation en vigueur", insistent-elles.

Précarité étudiante

Des règles dont Mme Buzyn et Vidal ont demandé "la stricte application" aux directeurs d'Ifsi, "compte tenu des conséquences financières (...) pour les étudiants".

Cette décision survient en effet dans un contexte d’alerte sur la précarité étudiante. Alors que le 8 novembre, un étudiant de 22 ans s’est immolé à Lyon, désespéré par ses conditions de vie difficiles, plusieurs rassemblement et protestations étudiantes ont suivi ce drame. Leur objectif : dénoncer les situations précaires que subissent de nombreux étudiants. Selon l’Unef, en 2017, un étudiant sur cinq vivait sous le seuil de pauvreté.  

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