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Santé en prison : les détenus en danger ?

Le 31 mars 2013, à la maison d'arrêt de Metz-Queuleu, en Lorraine, un homme est mort dans sa cellule alors que son codétenu appelait en vain le surveillant de garde pour demander de l'aide. Une information judiciaire a été ouverte.

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Santé en prison : les détenus en danger ?

Dans la nuit du 31 décembre 2013, à la maison d'arrêt de Metz-Queuleu, en Lorraine, un homme de 57 ans fait un malaise dans sa cellule. Son codétenu tente alors d'alerter le surveillant de garde, il appuie sur l'interphone, crie au secours mais l'appel reste sans réponse.

Face à l'absence de réaction des surveillants, un autre détenu alerte les pompiers avec un téléphone portable. Jugeant l'information suffisamment crédible, le centre de traitement décide d'envoyer une équipe de sauveteurs.

En voyant arriver les pompiers, les gardiens de la prison tombent des nues ne sachant pas ce qui se passe au troisième étage de la maison d'arrêt. Mais il est déjà trop tard, l'homme est décédé.

Ouverture d'une information judiciaire

Une information judiciaire a été ouverte à Metz pour déterminer les causes de la mort de ce détenu et surtout faire la lumière "sur ses circonstances", indique le procureur de la République de Metz, Pierre-Yves Couilleau.

Elle devra notamment déterminer si le personnel pénitentiaire a tardé à intervenir.

Des droits bafoués

Ce drame soulève de nombreuses questions sur les conditions de détention en France. Depuis la loi de 1994, les plus de 65.000 personnes emprisonnées dans l'Hexagone reçoivent théoriquement les examens et les soins dont ils ont besoin, et sont transférés à l'hôpital si nécessaire. Mais l'Observatoire international des prisons (OIP), ne cesse de dénoncer une réalité pénitentiaire qui va à l'encontre de ce droit.

Ces derniers mois, l'OIP a recensé des décès dont les conditions semblent montrer des défaillances de prise en charge de la part du personnel médical présent dans les prisons. Parmi eux, l'arrêt cardiaque d'une femme qui s'était plainte de douleurs typiques et le décès d'un homme qui a succombé à un hématome cérébral après une chute en cours de promenade malgré un examen médical. L'Observatoire demande une enquête à l'Inspection générale des affaires sociales.

Depuis 2000, le Comité de prévention de la torture qui dépend du Conseil de l'Europe demande la présence d'une infirmière 24 heures sur 24 dans les établissements pénitentiaires. Une mesure toujours refusée pour des raisons financières.

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