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Aidants familiaux : comment soulager son quotidien ?

A l'occasion de la Journée nationale des aidants, Claudie Kulak revient sur les aides dont peut bénéficier les personnes en charge d'un malade à la maison.  

Rédigé le , mis à jour le

Aidants familiaux : comment soulager son quotidien ?
Aidants familiaux : comment soulager son quotidien ?

"En se protégeant, l'aidant protège son proche" tient à préciser Claudie Kulak, présidente de l'association La Journée nationale des aidants. "Il faut déculpabiliser les aidants, insiste-t-elle, leur permettre de prendre des décisions parfois difficiles mais bénéfiques pour soi-même et pour la suite de l'accompagnement." Mais une fois la décision prise de se faire aider, une nouvelle question se pose : comment et où trouver les personnes idoines? 

Vers qui se tourner pour trouver une aide à domicile ?

  • Le Centre Communal d'Action Sociale (CCAS) de la mairie : il vous permettra de contacter une assistance sociale qui connaît les ressources de son territoire. "C'est un vrai lieu d'information, ils connaissent les aides qu'elles soient techniques, financières ou logistiques", explique Claudie Kulak.
  • Les Centres locaux d'information et de coordination (CLIC) : lorsque le malade est une personne âgée, ils sont susceptibles de renseigner précisément sur les aides. "Il n'y en a pas dans toutes les villes mais ils renseignent sur tous les dispositifs du territoire."
  • La Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) : l'interlocutrice de choix pour les personnes handicapées, de 0 à 60 ans. De plus, si le proche revient à domicile après une hospitalisation, il est intéressant de se rapprocher de l'assistance sociale de l'hôpital. "Elle peut renseigner sur les CCAS et les CLIC du territoire", reprend la présidente de l'association.
  • Appeler son assureur. Dans le contrat d'assurance santé du proche, il y a un numéro de téléphone au bout duquel des équipes d'assistantes sociales et de médecins répondent aux questions. Ils renseignent sur les démarches médicales, administratives et sociales ; certains contrats comprennent quelques heures de ménage, repassage et préparation des repas.
  • Contacter son groupe de protection sociale (du type Agir-Arrco, Apicil,...). Il propose des aides et des services adaptés au personnes fragilisées.
  • Les réseaux d'entraide : ils permettent d'avoir des infos par le bouche-à-oreille. https://lacompagniedesaidants.org/ . Plusieurs sites apportent ainsi des informations pratiques pour faciliter la vie quotidienne, des conseils sur les aides et du soutien pour moins souffrir de la solitude : l'association Je t'aide, avec notamment son kit des aidants http://lekitdesaidants.fr/ ou encore l'association française des aidants http://www.aidants.fr/

De quelles aides bénéficier ?

Différentes aides existent pour être soulagées des différentes tâches. La toilette peut être effectuée par une infirmière ou un aide-soignant (dans le cadre d'une hospitalisation à domicile, elle peut être prise en charge par l'assurance-maladie si le proche est totalement dépendant). Si le patient est incapable de rester seul, une aide peut aussi être présente quelques heures dans la journée, pour permettre à l'aidant de sortir faire ses courses ou prendre un peu de temps pour lui, tout en étant rassuré sur son proche ; c'est à sa charge financièrement.

Sur le plan logistique, une aide-ménagère permet de soulager de l'entretien de l'appartement ou de la maison. Elle peut également effectuer quelques courses au supermarché. Des sociétés assurent la préparation des repas et leur portage à domicile. Ces services ont un coût considérable ; des aides financières existent mais elles sont souvent fonction du niveau de ressources, de handicap ou de dépendance (évaluée par la Maison départementale des personnes handicapées pour les moins de 60 ans, et avec la grille AGGIR chez les plus de 60 ans).

Un congé proche aidant indemnisé est également possible depuis le 1er octobre 2020, sous réserve d'un lien familial ou étroit avec la personne aidée qui doit vivre en France. Sa durée est limitée en fonction de l'accord collectif de l'entreprise, ou en son absence à 3 mois, renouvelable (sans dépasser une durée maximale totale d'1 an). Le congé n'est pas rémunéré mais l'aidant peut eprcevoir une allocation proche aidant si la personne aidée perçoit l'allocation personnalisée d'autonomie ou la prestation de compensation du handicap. 

En savoir plus : Service public, Congé proche aidant

Que faire si on a besoin de souffler 24h ou plusieurs semaines?

  • "Il y a le 1er niveau, l'accueil de jour pour les maladies neurodégénératives, recommande Claudie Kulak. Il y a aussi les séjours de répit, qui peuvent se dérouler dans des maisons de retraite, soit juste pour la personne malade, soit en binôme avec son proche." Dans ces structures de répit http://www.lamaisondesaidants.com/le-repit-de-laidant/, des équipes prennent en charge le proche fragilisé, ce qui laisse le temps à l'aidant de se reposer ou de se changer les idées. La durée s'étale de 24 h à 3 mois. Le kit des aidants propose davantage de renseignements sur ces centres. http://lekitdesaidants.fr/#besoin_de_repit
  • Hébergement temporaire : le site du ministère de la santé offre des informations complémentaires et renseigne sur les aides financières possibles. http://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/vivre-ailleurs-temporairement/lhebergement-temporaire
  • Le baluchonnage ou relayge en France. L'aidant est remplacé à domicile par une personne formée durant un ou plusieurs jours. Elle se cale ainsi sur les habitudes de vie de l'aidé. Ce concept est originaire du Québec, et une expérimentation va débuter en France, avec des structures de service à la personne.