Peut-on prendre de l'ibuprofène en cas de grippe ?

La prise d'ibuprofène pour soigner une grippe peut entraîner une surinfection bactérienne. C'est pourquoi il est recommandé de privilégier le paracétamol pour soulager les symptômes grippaux.

Muriel Kaiser
Muriel Kaiser
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Le paracétamol doit être privilégié en cas de grippe
Le paracétamol doit être privilégié en cas de grippe  —  Shutterstock

Cloué au lit pour une grippe, vous hésitez quant au traitement préconisé ? En plus du repos et d'une bonne hydratation, vous pouvez effectivement prendre des médicaments. 

Si vous avez de la fièvre, ce sont les antipyrétiques qui sont préconisés. "Le paracétamol est privilégié", indique l'Assurance maladie. En cas de contre-indication au paracétamol (comme dans le cas d'une allergie, d'une maladie grave du foie, ou encore de phénylcétonurie), les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) comme l'ibuprofène ou l'aspirine sont prescrits, détaille Ameli.

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Un seul type de médicament à la fois

Surtout, ne mélangez pas les médicaments. "Utilisez de préférence un seul type de médicament. Il ne faut jamais associer les anti-inflammatoires non stéroïdiens entre eux, ni en prendre en même temps que l'aspirine", explique Ameli.

En effet, la prise d'ibuprofène peut entraîner des complications. Sur Twitter, une médecin témoigne de sa récente expérience avec un jeune patient qui a souffert d'une surinfection bronchique, liée à la prise de l'anti-inflammatoire contre des symptômes grippaux.

Un risque de surinfections dangereuses

L'Assurance maladie corrobore ces propos : "des complications infectieuses graves cutanées, pulmonaires, ORL neurologiques... ont été constatées après des traitements par l'ibuprofène et le kétoprofène. En effet, la prise de ces médicaments masque des symptômes comme la fièvre ou la douleur, conduisant à un retard de diagnostic avec pour conséquence un risque de complications de l’infection."

Pour empêcher ces risques, ne prenez des anti-inflammatoires que si c'est nécessaire. Leur utilisation doit être la plus courte possible (moins de trois jours en cas de fièvre) et à dose minimale. En cas de doute, demandez toujours l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien.

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Anti-inflammatoires et infections respiratoires augmenteraient de concert le risque d'infarctus  —  Le Mag de la Santé - France 5

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